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18/08/2013

Quand le ciel tombe sur la tête des normands !

Rien ne va plus en ce jour de printemps du 6 floréal de l’an XI (26 avril 1803) en Normandie, près de l’Aigle, autour de Saint-Nicolas-de-Sommaire, au cœur du département de l’Orne. Alors que, comme d’habitude, chacun vaque à ses occupations, vers 13h30, un roulement de tambour, faisant penser à un énorme coup de tonnerre, surprend les villageois ! 

 

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Carte ancienne situant géographiquement le phénomène

 

Qu’elle n’est pas leur stupéfaction et leur effroi de voir subitement, alors qu’il fait beau et que le temps est clair, environ 3 000 pierres tomber du ciel ! « Des pierres noires extérieurement et grisâtres intérieurement, très grosses et en grandes quantité (…), de dix, onze et jusqu’à dix-sept livres (…) ! Les plus grosses (…)  sont d’ailleurs entrées dans la terre au moins à un pied de profondeur* ». 

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Jean-Baptiste Biot (1774-1862)

 

Jean-Baptiste Biot, un jeune astronome physicien, est chargé par l’homme de science qu’est le ministre de l’Intérieur de cette époque,  Jean-Antoine Chaptal (1756-1832), d’enquêter sur cet évènement à la fois spectaculaire et mystérieux et d’établir « les preuves morales et physiques de la chute de pierres du 6 floréal ». 

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Fragments de la météorite de l’Aigle

 

Après plusieurs semaines de recherches approfondies et d’études minutieuses menées dans une vingtaine de villages près du point d’impact, Biot rédige un rapport d’une grande rigueur scientifique. Il le présente le 18 juillet 1803 à l’Académie des Sciences de Paris. Il s’agit là du premier écrit qui atteste de la réalité extra-terrestre des chutes de météores. Par son travail d’investigation, le chercheur démontre, preuves à l’appui, que les pierres de l’Aigle sont bel et bien tombées du ciel !

 

C’est ainsi que cet évènement, survenu chez nous, en Normandie, va jouer un rôle capital dans la reconnaissance définitive de l’origine extra-terrestre des météorites ! 

 

La majorité des fragments de la météorite de l’Aigle sont conservées aujourd’hui au Muséum national d’histoire naturelle de Paris.

 

* Extrait de la lettre du citoyen Marais publiée dans le numéro du 19 prairial an 11 (9 mai 1803) du « Journal de sciences mathématiques et physiques de l'Institut National ».

Merci aux pages Wikipédia sur le sujet.

17/07/2013

Le plus beau kilomètre de France

Dans la série, « notre Normandie est unique », savez-vous que « le plus beau kilomètre de France » se trouve au coeur de notre belle province ? On doit l’expression, laquelle aurait été reprise un peu plus tard par le Général Eisenhower (1890-1969), au président Edouard Herriot (1872-1957).

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Voyageant en Normandie, dans la région de Granville, parti de Carolles, petite cité située au sud de la presqu’île du Cotentin dans la Manche, en direction d’Avranches, ayant emprunté la route de la Côte, c’est arrivé en haut des falaises de Champeaux qu’il se serait exclamé « N’est-ce pas là le plus beau kilomètre de France ! » émerveillé par le point de vue exceptionnel sur la baie du Mont-Saint-Michel et sa merveille de granit jailli de l’eau et des sables.  

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Il faut dire que la grande fierté des Champelais, c’est assurément leur rivage ! Formé par une falaise surplombant de plus de 80 mètres l’illustre baie, il est d’une beauté à couper le souffle ! Ce micropaysage escarpé et sauvage cache à la fois des trésors géologiques, botaniques, ornithologiques et historiques. En effet, si l’on y trouve des silex taillés à la préhistoire, on y piétine aussi les ruines de Litus saxonicum, cette antique ligne de fortifications datant de l’an 390, allant de la Flandre au Cotentin, bâtie pour empêcher les invasions des Saxons et des Scots 

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C’est aussi l’un des rares endroits du littoral normand encore fréquenté par le grand corbeau, le plus gros des oiseaux de la famille des corvidés et probablement aussi le plus lourd.

Biblio et photos : merci aux pages Wikipédia sur le sujet. 

10/07/2013

Le signal d'Ecouves, point culminant de la Normandie

Bien qu’elle ne soit pas sans relief, je n’irais pas jusqu’à dire que notre province est une terre d’altitude ! Pourtant le point culminant de l’ensemble du Grand Ouest se situe bien chez nous, en Normandie ! Il s’agit du signal d’Ecouves qui pointe tout de même à 413 mètres ! Et même si ce n’est pas le sommet de l’Everest, on peut en être fier !   

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 Le signal d'Écouves

 

Car situé dans le département de l’Orne, au nord d’Alençon, dans la forêt du même nom, le signal d’Ecouves domine de quelques mètres les hauteurs voisines façonnées comme lui dans le grès armoricain, et entièrement recouvert par la forêt.  

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L’étymologie nous indique que le vieux français « escouve » signifie « balai ». Il aurait d’ailleurs donné « l’écouvillon », autre nom du goupillon. « Escouve » est issu du latin médiéval « scopa » signifiant « tige » ou « fût » en parlant d’un arbre, voire « bouleau ».   

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La forêt d’Ecouves, forêt royale depuis 1220 qui fait aujourd’hui partie du Parc Naturel Régional Normandie-Maine,  s’étend sur 15 000 hectares aux confins du bassin parisien et du massif armoricain. A son origine, elle est exploitée par les verriers, les fours à chaux mais aussi les forges.

En 1667, Colbert charge Bernard de Marle, commissaire général des Eaux et Forêts, de réformer toutes les forêts royales. Il s'agit de les délimiter et, pour ce faire, commence un important travail de bornage et de cartographie. Selon les ordres du roi Louis XIV (1638-1715) , les carrefours devaient être pourvus de "panneaux indicateurs" "en croix, poteaux ou pyramides". Ecouves est donc aménagée, règlementée et délimitée par 325 bornes en granit de Hertré. Chaque borne comporte les noms des carrefours voisins et donne leurs directions. Cette signalisation, unique dans la région, a fait l’objet, pour les 79 bornes encore existantes aujourd'hui, d'un classement aux Monuments Historiques.

 

Biblio. "Normandie - 500 coups de coeur" de M. Le goaziou et M-C. Colignon - Ed; Ouest-France 2011.

Photo. merci au site http://unamourdediablotin.over-blog.com