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27/10/2013

L’aviron : un sport aux racines normandes

Saviez-vous que l’aviron doit beaucoup à la Normandie ? Bien sûr, se déplacer sur l’eau a été l’un des premiers soucis de l’homme et sous l’Antiquité déjà, Egyptiens, Grecs et Romains  avançaient en se servant de rames.   

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La flotte normande, tapisserie de la Reine Mathilde, Bayeux – XIe siècle

 

Ce sont encore elles que l’on retrouve plus près de nous, équipant des navires de guerre, comme bien sûr les drakkars normands mais aussi les dromons byzantins, et bien sûr plus tard les galères qui avanceront souvent de façon mixte, avec des rames mais aussi à l’aide de voiles. D’autres corporations rameront « professionnellement » comme les passeurs de rivière, mais aussi les pêcheurs dont les Terre-Neuvas et tous les autres mariniers.

Mais l’aviron, en tant que sport de loisir, va apparaître en Europe, dès le début du XVIIIe siècle, d’abord à Venise puis en Grande-Bretagne.

En France, c’est à partir de 1823 que les charpentiers de la marine marchande française vont  construire en bois de chêne les premiers canots, ces petites embarcations de plaisance qui vont décorer la Seine entre Le Havre et Paris.

Dix ans plus tard, le canotage est devenu l’un des premiers loisirs populaires mais aussi un des premiers sports mécaniques et athlétiques. Inspiré du rowing, l’aviron anglais, la discipline va se structurer rapidement et les premières courses nautiques en canots à rame vont se dérouler à Paris dès 1834.  

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Et la Normandie dans tout cela me direz-vous ? Et bien, c’est seulement quatre ans plus tard, en 1838, qu’un groupe d’amateurs passionnés crée la « Société des Régates du Havre », doyenne des sociétés françaises de sport nautique ! Celle de Rouen suivra rapidement alors qu’il faudra atteindre 1853 pour celle de Paris.

Ces sociétés mettent en place des fêtes nautiques comme les courses à virages qui se pratiquent en mer ou en rivière et qui sont des spectacles extrêmement populaires. Nos peintres impressionnistes comme Monet, Sisley, Renoir ou Caillebotte vont immortaliser avec le talent qu’on leur connaît ce nouveau fait de société. 

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Pierre-Auguste Renoir, La Seine à Asnières dit La yole, vers 1879

 

Désormais les embarcations, canots, yoles, skiffs, … sont fabriquées avec  toutes espèces de bois ou de matière.

En 1896, porté par la Fédération Internationale des Société d’Aviron (FISA), l’aviron fait son entrée officielle aux Premiers Jeux Olympiques d’Athènes de 1896. Hélas, en raison de conditions climatiques désastreuses, l’épreuve est annulée. Mais la partie n’est que remise : quatre ans plus tard, en 1900, à Paris, la France sera la plus médaillée de ce sport : 6 médailles sur les 15 attribuées dont 2 en or ! Quand à l’aviron féminin, il n’entrera dans les Jeux qu’en 1976 !

 

Biblio. Merci au site wwwavironfrance.asso.fr  

29/09/2013

La belle histoire des oies du Château de Pirou

Chaque printemps, depuis des siècles, inlassablement, de belles oies cendrées volent au-dessus de l’austère et étrange Château Fort de Pirou, l’un des plus anciens de Normandie et de France.  

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Cette forteresse, discrète mais imposante, en partie dissimulée par de hauts platanes, est située sur les bords de la Manche, entre Coutances et Lessay, à deux kilomètres en retrait de la côte.  

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Au milieu des marécages, loin de tout promontoire, l’édifice actuel a été construit en pierre au XIIe siècle, sur les restes d’une forteresse encore plus ancienne bâtie en bois au milieu des « mielles », les dunes, en bordure d’un havre beaucoup plus profond et plus étendu que l’actuel havre de Lessay. C’était alors une véritable lagune, un mouillage naturel idéal pour les embarcations légères du Moyen-âge. Du château, l’on pouvait surveiller étroitement la côte basse et sablonneuse de tout l’ouest du Cotentin.  

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D’après la légende, sans doute la plus ancienne de ce pays, le Château du Pirou doit sa force et sa puissance aux fées qui l‘ont bâti et qui l’ont doté de hauts remparts, de douves et de pont-levis, de quoi protéger des invasions marines le Seigneur des lieux, sa famille et ses serviteurs. Car la mer est toute proche et l’on peut débarquer comme embarquer aisément du port… C’est d’ailleurs ce que remarquent les envahisseurs normands, les Vikings, lesquels, sur leurs Drakkars, arrivent sans difficulté de leur Scandinavie natale jusqu’aux pieds du château. Pour s’en emparer, les Normands appliquent une de leurs ruses, celle qui consiste à affamer les occupants. Ils encerclent la bâtisse et attendent. Quand plus aucun bruit ne filtre, que plus rien ne bouge à l’intérieur, ils escaladent les hauts murs et pénètrent sans difficulté dans les lieux… totalement vides d’occupants à l’exception toutefois d’un vieil homme malade et alité.  

 

 

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Pour avoir la vie sauve, celui-ci leur raconte que, grâce à une recette magique contenue dans un vieux livre appartenant depuis toujours à la famille du seigneur, tous les habitants du lieu se sont changés en oies sauvages et se sont envolés la nuit passée. D’ailleurs, n’ont-ils pas eux-mêmes remarqué ces oies passer au-dessus de leurs têtes ? Les Vikings décident de partir après avoir mis le feu au château.

Après leur départ, les oies de retour découvrent qu'il ne reste plus rien de la forteresse de Pirou et que  la formule magique, seule capable de leur rendre leur apparence humaine, a péri dans les flammes avec elle !

Et c’est ainsi que depuis, chaque année, en mars, un vol d’oies revient survoler le château à la recherche du fameux grimoire de la recette magique...

 

Biblio. « Pays de Normandie » n°42 – Automne 2003

04/09/2013

Le jeu de Kubb, un héritage des Vikings

Voici un  jeu de plein air, millénaire, dont l’origine, bien que non prouvée, remonterait aux vikings, nos ancêtres envahisseurs venus de Scandinavie. Le kubb est né sur l’Ile de Gotland, la plus grande île suédoise de la Mer Baltique et terre de légendes, au temps où il y avait une pile de bois de chauffage dans chaque foyer. Au Moyen-âge, le Kubb se jouait avec des « Vedkubbar », des bois coupés, dont est issu son nom. En effet, Kubb signifie « bloc de bois » en dialecte du Gotland. 

kubb,jeu de kubb,jeu viking

C’est à la fois une combinaison du jeu de quilles, du lancer de fer à cheval et des échecs. Non dépourvu de stratégie, il est d’ailleurs parfois surnommé le «jeu d’échecs viking» tant il demande habileté et tactique.  

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Le jeu représente un champ de bataille où deux rangées de cinq soldats, deux équipes, se battent pour ou contre un roi. Chacune d’elles possède six bâtons pour faire tomber les briques (les soldats) du camp adverse. Le vainqueur est celui qui parvient le premier, et au final seulement, à faucher le roi une fois que tous ses soldats sont tombés. Simple, collectif, surprenant, il peut se jouer sur tous les terrains. 

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Un temps oublié, le Kubb est réapparu en Suède où des championnats du monde sont organisés chaque année dans le village de Rone situé sur l’île de Gotland. On joue maintenant au Kubb en Australie, au Japon et bien entendu aussi chez nous en Normandie.

 Biblio. Jouez au Kubb – Pays de Normandie – n°54 – Automne 2006.