Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

31/12/2009

MILLE VOEUX POUR TOUS !!!

BONNEE ANNEE.JPG

24/12/2009

JOYEUX NOEL A TOUS !!!

JOYEUX NOEL.JPG

07/12/2009

L'arrivée de la famille Boulangé dans la paroisse de Mesnil-Esnard

Quittant Bois-d’Ennebourg, commune située à 12 km de Rouen, notre arrière-arrière-arrière grand-père Nicolas Boulangé (sosa 32 ) s’installe en 1803, après son mariage avec Flore HUBERT, dans la commune de Mesnil-Esnard, située sur le plateau Est de ROUEN, à 5 km de la capitale normande.

X BOULANGE HUBERT.JPG

 

X BOULANGE HUBERT 2.JPG

 

Laurens HUBERT, le grand-père de Flore, originaire de la localité voisine de La Neuville Chant d'Oisel (Seine-Maritime), beaugeur de son état, est arrivé dans cette paroisse en 1744. Son fils Antoine, né en 1752, exerçant la profession de Charpentier, épousera en 1773 une fille du pays, Magdeleine SERGEANT. De leur union  naîtront 7 enfants dont 5 décèderont en bas âge. Grégoire, le seul fils survivant, périra Soldat en Belgique en 1813. Sa sœur aînée, Flore, née en 1779, sera la femme de mon aïeul Nicolas Boulangé.

° FLORE BOULANGE.JPG

La première mention du nom de ce village de « Mesnil-Esnard » remonte à 1055 sous la forme latine de « Einardi Mansionali ». Elle allait connaître bien des transformations liées à l’influence des parlers ou de la prononciation comme en témoignent les écritures médiévales de « Maisnilli Enardi » en 1212 ou du « Mesnil Lyenard » en 1451, avant sa forme actuelle, attestée pour la première fois en 1456.

Ces orthographes successives font ressortir un nom composé dont le premier élément est un dérivé du latin « mansio », signifiant l’habitation ou la demeure.  Pour le second,  il pourrait, selon certains  provenir du nom germanique « Einardus » quand pour d’autres, prenant en considération l’orthographe médiévale de « Lyenard », il serait la déformation de Léonard, second patron de la commune.

Saint Léonard vécut au VIème siècle. Ermite du Limousin, partout où il passait, les fers des prisonniers se brisaient, les serrures s’ouvraient et les geôliers s’endormaient. La légende veut que lorsqu’il vivait dans la forêt de Pacevin, il entendit une femme gémir de douleur. Il s’approcha et découvrit la reine, épouse de Théodebert 1er, qui était en train d’enfanter dans les plus grandes souffrances. Le saint s’agenouilla et se mit à prier. L’enfant naquit aussitôt. En récompense, le roi lui offrit la forêt qu’il appela Noblet.

ST LEONARD.JPG

Statue de Saint-Léonard - Hamars (Calvados)

Invoqué depuis par tous ceux qui attendent une délivrance, il devint un saint très populaire et son culte se répandit durant les croisades au cours desquelles plusieurs libérations miraculeuses lui furent attribuées. Est-ce en souvenir de l’une d’entre elles que se développa dans la paroisse un pèlerinage qui, le 6 novembre de chaque année, attirait les fidèles des villages environnants ?  Ils s’y rendaient en foule et cette dévotion survécut à la tourmente révolutionnaire avant de s’étioler puis de renaître en 1873 sous l’influence de l’abbé Bouvier.

Lors de l’arrivée à Mesnil-Esnard de mon aïeul Nicolas Boulangé, Couvreur en Paille, le village commence a être aspiré par le développement de l’agglomération rouennaise. Au fil des ans, de plus en plus de Mesnillais abandonnent le travail de la terre pour se consacrer à celui de l’industrie cotonnière.  Ils travaillent à leur domicile en effectuant des ouvrages ou en filant le coton pour le compte de différents marchands. C’est le cas de Flore. Cette activité engendre non seulement un dynamisme démographique,  puisque la population passe de 108  feux (soit environ 500 habitants) en 1707 à 250 feux (soit près de mille personnes) en 1788, mais oblige l’administration Royale à améliorer la desserte routière entre Paris et Rouen en ouvrant un nouvel axe de communication à la fois plus large et plus direct. Débutés vers 1750, les travaux vont durer 3 ans. Ils sont effectués par les plus pauvres des habitants des différentes paroisses afin de leur procurer un travail et de les  « soulager de la disette ». 

Cette route royale (aujourd'hui route de Paris, allée principale et centrale de la commune) transforma progressivement la physionomie du village en attirant quelques rouennais soucieux de faire élever d’élégantes demeures à la campagne et en créant de l’ouvrage.

MESNIL ESNARD.JPG

 La Route de Paris, au début du XXe siècle