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06/06/2009

Bonne fête à toutes les mamans ...

... et à la mienne en particulier !

La « Fête des mères » est, depuis une loi du 24 mai 1950 signée par le Président de la République de l’époque, Vincent Auriol, célébrée dans notre pays soit le dernier dimanche de mai soit le premier de juin, afin d’éviter une confusion avec la Pentecôte.

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En réalité, depuis toujours ou presque, depuis l’antiquité, les mères sont honorées : ainsi, dans la Rome ancienne, le 1er mars a lieu les Matronalia, la fête des femmes et des matrones !

Mais cette fête là,  comme nombre de fêtes païennes,  disparut sous l’influence du christianisme.

Ce sont nos voisins anglais qui la ressuscitèrent d’une certaine manière au XVe siècle avec le Mothering Sunday du printemps.

Plus tard, en 1907, aux Etats-Unis, une institutrice donna l’impulsion du Mother’s day en souvenir de sa mère. Ce fut le vrai départ de la fête des mères tant là-bas que chez nous. Car nombre de pays anglo-saxons reprirent l’idée et avec la première guerre mondiale et la venue des jeunes soldats américains en Europe, cette célébration des mères essaima !

La première tentative française vise les mères de familles nombreuses. Elle a  lieu à Lyon en juin 1918. C’est un succès. Deux ans plus tard, la « Journée nationale des mères de famille nombreuses » est décrétée et décision est prise de la célébrer chaque année.

Cependant, jusqu’à la seconde guerre mondiale et malgré quelques initiatives locales comme celle de cet enseignant Alsacien,  Camille Schneider, qui incite, entre 1919 et 1926, ses élèves à réaliser des petits cadeaux, à écrire des petits poèmes, jouer des saynètes pour leur maman…, cette fête mobilise en réalité peu d’énergie.

Son véritable ancrage commence en 1941 sous le gouvernement de Vichy, lorsqu’elle devient fête nationale sous la dénomination de « Journée des mères ».  Le Maréchal Pétain incite alors les enfants des écoles à la prendre eux-mêmes en charge. Une lettre est adressée dans ce sens au corps enseignant : « l’enfant doit inventer et décider lui-même le geste qu’il accomplira. Il doit pouvoir l’entourer de tout le secret et de tout le mystère qu’il désire…» 

 

On connaît tous le succès du rituel de la préparation du cadeau et du message qui l’accompagne que les enseignants continuent encore aujourd’hui de perpétuer.

 

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01/05/2009

Ce brin de muguet...

Brin de muguet.JPG

 

... pour du bonheur toute l’année !

 

C’est le roi Charles IX, encore lui*, qui lança la tradition le 1er mai 1561 en décidant d’offrir chaque année à toutes les dames de la cour un brin de muguet en guise de porte bonheur.

Le muguet est originaire d’Asie, du Japon précisément. Cette plante s’est acclimatée en Europe dès le Moyen-âge. Elle doit son nom au parfum de muscade, en ancien français, on écrivait « musgue ». « Mugueter », c’était conter fleurette, flirter… Symbole du renouveau et du printemps, ce sont les Celtes qui lui ont accordé des vertus porte-bonheur.

La date du 1er mai comme jour de revendication des travailleurs fut adoptée en 1889  par le Congrès International Socialiste de Paris. Cette date fut choisie en mémoire des morts de la manifestation du 1er mai 1886 à Chicago pour l’instauration de la journée de 8 heures.

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En France, le 12 avril 1941, la loi consacre le 1er mai comme fête du Travail et de la Concorde sociale. 6 ans plus tard, en 1947, il est déclaré jour chômé et payé.

 

* V. ma note "Poisson d'Avril" publiée le 31 mars dernier.

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22/04/2009

La "Taxe sur les vélocipèdes"

« Le vélocipède est une sorte de machine sur laquelle on se place à califourchon, et que l’on fait mouvoir à l ‘aide de ses pieds, en appuyant alternativement sur les pédales. Or, ces pédales communiquent leur mouvement à un engrenage qui fait tourner les roues au moyen d’une chaîne. Et il suffit que les roues reposent au sol pour que la rotation fasse avancer ou reculer la machine, selon les règles de la dynamique… C’est infiniment curieux. Cet appareil déambulatoire, d’une ingéniosité qui n’échappera à personne, se distingue du cheval de selle par la douceur moelleuse de son allure. Sobre et silencieux, le vélocipède ne rue pas, ne coûte rien comme nourriture, n’a peur ni du chemin de fer, ni des tas de cailloux et ne s’emballe qu’à l’instigation formelle de son cavalier… C’est le modèle des animaux : il est propre et inodore… Il a quand même quelques petites défectuosités, et notamment, s’il lui arrive un accident, on ne peut pas le vendre pour la boucherie… »*

 

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Léonard de Vinci y a déjà pensé dans son XVIe siècle, mais il faudra attendre encore deux siècles et plus exactement l’année 1861 pour que le vélocipède soit fabriqué !

L’Académie de médecine s’inquiète très tôt des progrès enregistrés par ce nouveau moyen de transport et plus particulièrement de ses dangers pour les femmes, des perturbations qu’il peut entraîner sur « les organes sur lesquels le code civil a édifié le mariage » et brandit la menace d’une stérilité incurable…

Mais on n’arrête pas le progrès et le vélocipède continue de faire son chemin… Il va même devenir très vite « le véhicule à la mode ». La découverte de la France « pittoresque » commence par le tourisme vélocipédique. Les jeunes filles « modernes », afin de pouvoir enfourcher leurs montures, jettent leurs longues jupes aux orties et choisissent délibérément un vêtement qui fait scandale : la « jupe-culotte ». C’est l’une des premières victoires du féminisme.

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Et l’Etat, toujours à court d’argent mais pas toujours d’idées, crée en 1893 la « Taxe sur les vélocipèdes** » en vertu de quoi les propriétaires doivent déclarer leur vélocipède en mairie et s’acquitter de ladite taxe d’un montant de 10 francs par an, ce qui, à l’époque, pénalise fortement les travailleurs, principaux utilisateurs de cet engin. Le paiement de la redevance est attesté par une plaque métallique fixée sur le tube de direction.

 

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A partir de 1942, avec la raréfaction des métaux (période de guerre oblige), une carte, véritable « laissez-passer », sur laquelle chaque année un timbre d’acquittement est collé, se substitue à la plaque.

 

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Mon père, Albert-Camille Boulangé (sosa 2) se conforme à cette obligation le 31 mai 1941 et verse l'impôt correspondant jusqu'en 1948.

 

*Article publié dans les années 1860 dans le bihebdomadaire « Le temps » et figurant sur la revue « Nos Ancêtres – Hors-série Génium n°1 – Dec. 2004/Janv.2005

**  On peut trouver les registres de déclaration aux archives communales, série G ou L.

 

La « taxe sur les vélocipèdes » laissera  définitivement sa place en 1958… à la vignette automobile !

 

 

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