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01/05/2009

Ce brin de muguet...

Brin de muguet.JPG

 

... pour du bonheur toute l’année !

 

C’est le roi Charles IX, encore lui*, qui lança la tradition le 1er mai 1561 en décidant d’offrir chaque année à toutes les dames de la cour un brin de muguet en guise de porte bonheur.

Le muguet est originaire d’Asie, du Japon précisément. Cette plante s’est acclimatée en Europe dès le Moyen-âge. Elle doit son nom au parfum de muscade, en ancien français, on écrivait « musgue ». « Mugueter », c’était conter fleurette, flirter… Symbole du renouveau et du printemps, ce sont les Celtes qui lui ont accordé des vertus porte-bonheur.

La date du 1er mai comme jour de revendication des travailleurs fut adoptée en 1889  par le Congrès International Socialiste de Paris. Cette date fut choisie en mémoire des morts de la manifestation du 1er mai 1886 à Chicago pour l’instauration de la journée de 8 heures.

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En France, le 12 avril 1941, la loi consacre le 1er mai comme fête du Travail et de la Concorde sociale. 6 ans plus tard, en 1947, il est déclaré jour chômé et payé.

 

* V. ma note "Poisson d'Avril" publiée le 31 mars dernier.

01:15 Publié dans HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (0)

22/04/2009

La "Taxe sur les vélocipèdes"

« Le vélocipède est une sorte de machine sur laquelle on se place à califourchon, et que l’on fait mouvoir à l ‘aide de ses pieds, en appuyant alternativement sur les pédales. Or, ces pédales communiquent leur mouvement à un engrenage qui fait tourner les roues au moyen d’une chaîne. Et il suffit que les roues reposent au sol pour que la rotation fasse avancer ou reculer la machine, selon les règles de la dynamique… C’est infiniment curieux. Cet appareil déambulatoire, d’une ingéniosité qui n’échappera à personne, se distingue du cheval de selle par la douceur moelleuse de son allure. Sobre et silencieux, le vélocipède ne rue pas, ne coûte rien comme nourriture, n’a peur ni du chemin de fer, ni des tas de cailloux et ne s’emballe qu’à l’instigation formelle de son cavalier… C’est le modèle des animaux : il est propre et inodore… Il a quand même quelques petites défectuosités, et notamment, s’il lui arrive un accident, on ne peut pas le vendre pour la boucherie… »*

 

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Léonard de Vinci y a déjà pensé dans son XVIe siècle, mais il faudra attendre encore deux siècles et plus exactement l’année 1861 pour que le vélocipède soit fabriqué !

L’Académie de médecine s’inquiète très tôt des progrès enregistrés par ce nouveau moyen de transport et plus particulièrement de ses dangers pour les femmes, des perturbations qu’il peut entraîner sur « les organes sur lesquels le code civil a édifié le mariage » et brandit la menace d’une stérilité incurable…

Mais on n’arrête pas le progrès et le vélocipède continue de faire son chemin… Il va même devenir très vite « le véhicule à la mode ». La découverte de la France « pittoresque » commence par le tourisme vélocipédique. Les jeunes filles « modernes », afin de pouvoir enfourcher leurs montures, jettent leurs longues jupes aux orties et choisissent délibérément un vêtement qui fait scandale : la « jupe-culotte ». C’est l’une des premières victoires du féminisme.

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Et l’Etat, toujours à court d’argent mais pas toujours d’idées, crée en 1893 la « Taxe sur les vélocipèdes** » en vertu de quoi les propriétaires doivent déclarer leur vélocipède en mairie et s’acquitter de ladite taxe d’un montant de 10 francs par an, ce qui, à l’époque, pénalise fortement les travailleurs, principaux utilisateurs de cet engin. Le paiement de la redevance est attesté par une plaque métallique fixée sur le tube de direction.

 

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A partir de 1942, avec la raréfaction des métaux (période de guerre oblige), une carte, véritable « laissez-passer », sur laquelle chaque année un timbre d’acquittement est collé, se substitue à la plaque.

 

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Mon père, Albert-Camille Boulangé (sosa 2) se conforme à cette obligation le 31 mai 1941 et verse l'impôt correspondant jusqu'en 1948.

 

*Article publié dans les années 1860 dans le bihebdomadaire « Le temps » et figurant sur la revue « Nos Ancêtres – Hors-série Génium n°1 – Dec. 2004/Janv.2005

**  On peut trouver les registres de déclaration aux archives communales, série G ou L.

 

La « taxe sur les vélocipèdes » laissera  définitivement sa place en 1958… à la vignette automobile !

 

 

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31/03/2009

Poisson d'Avril !

C’est au roi Charles IX (celui du massacre de la Saint-Barthélemy) que nous devons les plaisanteries du 1er avril* ! Pourquoi ? Parce que, c’est lui qui décida de déplacer au 1er janvier le début de l’année qui commençait alors au 1er avril !

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Né en 1550, second fils d’Henri II et de Catherine de Médicis, il n’a que 10 ans lorsqu’il monte sur le trône en 1560 à la suite de la mort de son frère François II.  Déclaré officiellement majeur à Rouen le 17 août 1563, il part, accompagné de sa mère,  sur les chemins de France, à la rencontre de ses sujets, du 24 janvier 1564 au 1er mai 1566. Henri de Navarre, futur Henri IV, fils d’Antoine de Bourbon est d'ailleurs du voyage !

Et c’est au cours de son séjour au château de Roussillon que ce jeune roi va prendre une ordonnance qui fera « date » en vertu de laquelle l’année, qui commençait à cette époque le 1er avril,  débuterait désormais le 1er janvier !

 

Les étrennes furent donc reportées au nouveau jour de l’an, mais comme chez nous il est difficile de changer les habitudes, on continua, le 1er avril,  à s’offrir des cadeaux, mais des cadeaux « pour rire », des cadeaux sans valeur, des cadeaux burlesques, de "faux cadeaux" en quelque sorte.

Le mois d’avril étant placé sous le signe des poissons, la pèche interdite à cette époque pour cause de frai, le 1er avril devint le jour du « poisson d’avril » et cette expression prit un sens plus large de blague, farce, et autre facétie.

 

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Bien sûr, ce jour-là, on peut se contenter d’accrocher un poisson en papier plus ou moins grand dans le dos de sa victime, mais le "fin du fin" consiste à envoyer les plus naïfs chercher quelque chose qui n’existe pas comme la clef pour ouvrir la comprenette, de l’huile de coude, du lait de génisse, le fusil cintré à tirer dans les coins ou le moule à boudin.

 

Bon, je vous l’accorde, on se rapproche franchement de l’humour troupier : tout cela n’est pas très recherché me direz-vous !

Mais, essayez ! Non seulement ça marche encore, mais ça fait toujours autant rire !

 

 * Ceci reste cependant un point d'histoire contesté !

18:14 Publié dans HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (0)