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10/08/2009

La naissance de l'état civil en France

Il y a 470 ans, entre le 10 et le 15 août 1539, le roi François Ier, de son château de Villers-Cotterêts, l’un de ses favoris, situé près de ce charmant village au cœur de la forêt de Retz, à environ 80 km au nord-est de Paris (en région Picardie, département de l’Aisne), où il se rend pour chasser sans pour autant négliger les affaires de son royaume, va signer la célèbre ordonnance, tenue par beaucoup aujourd’hui encore, comme l’acte fondateur de l’état civil.

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 Le château de Villers-Cotterêts

L’Ordonnance de Villers-Cotterêts, qui porte le nom exacte de « Ordonnance générale sur le fait de la justice, police et finances » est l’œuvre du Chancelier Guillaume Poyet, avocat et membre du Conseil Privé du roi. Elle s’est d’ailleurs longtemps appelée Guillemine ou Guilelmine, en référence à son auteur.

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Introduction de l'ordonnance de Villers-Cotterêts

Elle comprend 192 articles, lesquels portent réforme de la juridiction ecclésiastique, réduisant certaines prérogatives des villes, organise l’état civil et impose l’usage du français, à la place du latin, dans la rédaction des jugements et des actes notariés.

 

Prémices de l’état civil dans notre pays, les articles 50 à 54 de cette ordonnance font obligation aux abbés et curés de tenir registres et d’y consigner les déclarations de décès et les baptêmes.

 

Art. 51 « Aussi sera faict registre en forme de preuve des baptesmes, qui contiendront le temps de l’heure de la nativite, et par l’extraict dud. registre se pourra prouver le temps de majorité ou minorité et fera plaine foy a ceste fin. »

(Aussi sera tenu registre pour preuve des baptêmes, lesquels contiendront le temps et l’heure de la naissance, et dont l’extrait servira à prouver le temps de la majorité ou de la minorité et fera pleine foi à cette fin.)

 

Mais, ce sont surtout les articles 110 et 111 qui ont fait la célébrité de cette ordonnance en imposant la rédaction des actes officiels et notariés en français et non plus en latin ou en langues régionales. Le français devient ainsi dans notre pays la langue officielle du droit et de l’administration.

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A ce sujet, il faut rappeler que si, dès le XIIIe siècle, les notaires royaux écrivaient en français, c’est entre le XIVe siècle et le XVIe siècle que notre langue s’est petit à petit imposée comme langue administrative dans les chartes royales, au détriment certes du latin mais aussi des autres langues dites « vulgaires », c’est-à-dire les langues régionales. En fait, l’ordonnance de Villers-Cotterêts n’a fait qu’appuyer un mouvement de centralisation linguistique déjà amorcé depuis plusieurs siècles.

 

Hors des Archives nationales, il n’existe que deux exemplaires originaux de cette ordonnance sur parchemin : l’un détenu par les Archives départementales des Bouches-du-Rhône à Aix-en-Provence, l’autre par celles de l’Isère.

 

 

 

15:48 Publié dans HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (1)

30/07/2009

On n'arrête pas le progrès !

Si notre ère est incontestablement celle des nouvelles technologies de l’information et de la communication, dont l’impact s’étend sur de multiples domaines et notamment sur notre mode de vie et notre économie, les progrès techniques acquis au Moyen Age, c'est-à-dire durant la période allant de l’Antiquité à la Renaissance, soit entre l’an 500 et l’an 1500, ont été ceux d’une véritable révolution technologique. Car, « entre le primate naturel que nous étions et l’homme que nous sommes devenus, s’intercale le progrès », et ce progrès a été de toutes les époques et notamment du Moyen Age.

Tenez, un exemple parmi d’autres : l’arbre à cames, ce dispositif mécanique permettant de transformer un mouvement rotatif en mouvement longitudinal et réciproquement, est une découverte du Moyen Age. Equipant les moulins, il a permis la mécanisation d’innombrables travaux : le moulin moud le blé, presse les olives, brasse la bière. Il aiguise les lames et écrase le tan. Il foule les draps et actionne pilons, martinets et soufflets pour le travail du fer.

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Moulin à eau - Braine le Château - XIIe siècle 

L’industrie textile à bénéficier quant à elle du perfectionnement des métiers à tisser, horizontaux, actionnés à pédales et par deux ouvriers. Des aiguilles métalliques suppléent les chardons pour le cardage de la laine.

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Métier à tisser - XVème siècle

Le travail du fer, réputé pour une qualité héritée des traditions germaniques, gagne en rendement par l’utilisation de l’énergie hydraulique.

Autre invention capitale : on coule la fonte. Le premier haut fourneau date de 1380. L’industrie exige du charbon de terre : l’exploitation des mines bénéficie des appareils de levage, des scies hydrauliques pour produire les états, des systèmes de drainage et de pompage.

La boussole, le gouvernail d’étambot, avant le XIIIe siècle, les premières véritables cartes au XIVe siècle, permettent de tels progrès dans la navigation que l’on construit des caravelles au début du XVe siècle. De même, les écluses à double porte développent la navigation fluviale.

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Bartolomeu Dias franchissant le Cap de Bonne-Espérance en 1488

Les domaines des Cisterciens au XIIe siècle sont des fermes modèles où l’on améliore les races de moutons par croisements, où l’on emploie l’assolement triennal pour accroître la productivité de l’agriculture. Chaque monastère est une véritable usine où la rivière fournit l’énergie.

Et puis, en France, le plus ancien moulin à papier, celui de Richard-de-Bas, près d’Ambert, fonctionne déjà en 1326. La gravure sur bois, puis l’invention des caractères mobiles aboutissent à la découverte de l’imprimerie. Et la liste ne s'arrête pas là, loin s'en faut !...

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Premier livre imprimé en Français : Recueil des histoires de Troyes de Raoul Le Fèvre - 1490

 

Pour clore ici mon propos, je laisse la parole à Alexis Carrel* pour qui «  La civilisation a pour but non pas le progrès de la science et des machines, mais celui de l’homme. »

 

* Chirurgien-Biologiste français, Prix Nobel de médecine en 1912 (1873-1944)

Biblio. « 2000 ans de vie quotidienne en France » - Sélection du Reader’s Digest - 1981

14:13 Publié dans HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (1)

20/06/2009

Bonne fête à tous les papas !

L’idée, une fois encore, nous vient d’Amérique, de l’Etat de Washington précisément. On la doit à Sonora Smart Dodd, en hommage à son père, Henry Jackson Smart, qui l’a élevée seul  après la mort de sa mère. C’est pour lui témoigner sa reconnaissance et son amour qu’elle décide d’organiser, le 19 juin 1910, dans sa ville de Spokane,  la première fête des pères.

 

Si quelques années plus tard, en 1924, le Président Calvin Coolidge soutient l’idée d’une journée nationale de fête des pères, il faut cependant attendre 1966 pour que le Président Lyndon Johnson signe la proclamation officielle d’un « Father’s Day ».

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En France, la première fête des pères est instaurée en 1952, deux ans après l’officialisation de la fête des mères. Et si elle n’a jamais été officiellement instituée, elle a cependant pris sa place dans nos calendriers et nous la célébrons chaque année le 3ème dimanche de Juin.

FETE DES PERES.JPG

 

13:18 Publié dans HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (0)