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01/08/2012

Ça s’est passé un 1er août…

Le 1er août 1914 ! Ce jour-là, le Gouvernement Français proclame l’état de siège et fait afficher sur tous les murs de France l’ordre de mobilisation générale. 

 

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Cette mesure prévoit également la réquisition des animaux, voitures et harnais nécessaires au complément de ses armées.

A quatre heures de l’après-midi, ce samedi, sous un soleil éclatant, tous les clochers de l’hexagone sonnent le tocsin.

Tous les hommes valides des classes 1887 à 1910 doivent rejoindre au plus vite leur affectation. La mesure concerne 3,7 millions de réservistes. 

A la maison, chacun s’active car la mobilisation est pour le 2 août, c’est-à-dire demain. On ouvre le livret militaire, précieusement conservé dans la grande armoire de la chambre. A l’intérieur du document se trouve le fascicule de mobilisation. Grâce à lui et aux renseignements qu’il contient, chacun sait où il doit se rendre. Des transports spéciaux et gratuits sont prévus dans toutes les gares. On emballe à la hâte quelques vêtements, on prévoit aussi de bons casse-croûtes pour la route. Pas le temps de finir l’ouvrage en cours : les quelques heures qui restent sont pour la famille, les ultimes recommandations, les dernières embrassades. On se rassure « la guerre sera courte et victorieuse ! » D’ailleurs, le Président Raymond Poincaré l’a annoncé dans une allocation spéciale destinée à rassurer le peuple : « la mobilisation, ce n’est pas la guerre ». Et d’ajouter, « dans les circonstances présentes, elle apparaît, au contraire, comme le meilleur moyen d’assurer la paix dans l’honneur. » C’est néanmoins soucieux et inquiets que les appelés partent servir la patrie, « avec sérieux et détermination mais sans manifestation de joie incongrue ».    

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Le 3 août, l’Allemagne déclare la guerre à France. L’armée française, forte de sa cavalerie et de ses traditions, est à pied d’œuvre dès le 21 août aux côtés de ses alliés belges puis anglais. Au nord et à l’est, les combats se déroulent  « à l’ancienne », avec charges à la baïonnette. Nos soldats, lourdement charges, sont en uniformes de couleur, képis et pantalons garance d’un beau rouge vif. En face, l’ennemi utilise massivement des mitrailleuses… Rapidement, notre armée est en déroute. Les pertes sont massives : plus de 200 000 hommes tués, blessés ou capturés en seulement trois semaines de combat ! 

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Cette boucherie durera 4 ans et fera 8 millions de morts. Parmi eux, ces hommes « partis pour un été », qui reposent maintenant dans un coin de cette France qu’ils ont défendu au prix de leur vie.

 

 

Biblio. Merci aux nombreux sites sur le sujet et notamment à herodote.net et combattant.14-18. 

 

18/07/2012

Colleville-sur-Mer, haut lieu de mémoire

Savez-vous quel est le site normand aujourd’hui le plus visité ? Devançant la basilique de Lisieux (1 200 000 visiteurs) et l’abbaye du Mont-Saint-Michel (1 000 000 de visiteurs), il s’agit du cimetière militaire américain de Colleville qui, en 2011, a accueilli  1 300 000 visiteurs*.

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Ce cimetière, l’un des 14 cimetières américains de la seconde guerre construits en terre étrangère, est le plus important en terre normande. Il se situe sur la petite commune de Colleville-sur-Mer, dans le département du Calvados, et est installé au sommet de la falaise dominant la place d’Omaha Beach dite la Sanglante, l’une des plages du débarquement allié du 6 juin 1944 qui fut le théâtre de la plus grande opération amphibie de débarquement de troupes de l’histoire. Il s’étend sur 70 hectares et a nécessité 4 ans de travaux.

Inauguré le 18 juillet 1956, il abrite les corps de 9386 soldats américains morts pendant la bataille de Normandie lors de la Seconde Guerre mondiale, dont 307 inconnus et 4 femmes, ainsi qu’une liste de 1557 noms de soldats disparus. Tous sont tombés durant le débarquement ou lors des combats des semaines qui ont suivi, comme le Général Théodore Roosevelt Junior (1887-12 juillet 1944), fils aîné du Président des Etats-Unis.  Deux des quatre frères Niland, Preston et Robert y sont enterrés côte à côte. Leur histoire a inspiré au réalisateur Steven Spielberg son film « Il faut sauver le soldat Ryan » (1998). 

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A noter que les dépouilles d’environ 14 000 soldats initialement inhumés dans la région ont été rapatriées aux Etats-Unis à la demande de leurs familles.

Conçu de telle sorte que, de n’importe quel angle, le visiteur voit une rangée de croix, le cimetière de Colleville regroupe dix carrés de tombes dotées de stèles de marbre blanc. Au centre, le Mémorial se compose d’une colonnade formant un demi-cercle entourant une statue en bronze de 7 mètres de haut.  

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Parmi les nombreux visiteurs de ce lieu de mémoire, il faut citer les présidents américains en exercice dont le dernier, Barack Obama, venu se recueillir le 6 juin 2009 à l’occasion du 65ème anniversaire du débarquement.

 

* Miscellanées de Normandie – A. Gérard – C.L.C. Editions – 2011.

Merci au site www.lesfleursdelamemoire.com, http://normandie44 et aux pages Wikipédia sur le sujet.

23/06/2012

Ça s’est passé un 23 juin…

… le 23 juin 1894 : ce jour-là est fondé, dans l’amphithéâtre de la Sorbonne à Paris, le Comité International Olympique (CIO).  

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 Premier Comité Olympique réuni en 1894 (Coubertin est le deuxième en partant de la gauche)

 

Ce projet, c’est celui d’un jeune aristocrate, Pierre de Fredy, baron de Coubertin. Né à Paris le 1er janvier 1863, c’est chez nous, en Normandie, que Pierre de Coubertin a passé sa jeunesse, au château familial de Mirville, propriété appartenant à la famille de sa mère, Marie-Marcelle Gigault de Crisenoy, et située près de Bolbec dans la région havraise. Amateur de sport, le jeune homme pratique l’équitation, la natation, l’aviron, le tennis et le cyclisme. 

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Le Château de Mirville en Normandie

 

A 20 ans, fasciné par les jeux antiques, il part vérifier les écrits d’Hyppolyte Taine (1828-1893) sur la place privilégiée accordée à l’exercice physique dans le système éducatif d’Outre-Manche. A son retour, il décide de se consacrer au développement de l’enseignement de l’exercice physique dans les écoles françaises. En 1891, il prend la direction de l’Union des Sociétés Françaises des Sports Athlétiques (U.S.F.S.A.), l’ancêtre de nos fédérations sportives. 

 

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 Pierre de Coubertin (1863-1937)

 

Pour populariser le sport, il sait qu’il faut l’internationaliser et donc restaurer l’Olympisme. Quelques tentatives en ce sens ont bien déjà été menées mais ce qui va faire la différence cette fois, c’est l’esprit de modernité dans lequel le baron va inscrire son action. Il profite de la célébration du cinquième anniversaire de l’U.S.F.S.A., le 25 novembre 1892, pour dévoiler à l’assistance particulièrement nombreuse réunie dans l’amphithéâtre de la Sorbonne son souhait  «  que la renaissance de l’athlétisme dans le monde ait pour conclusion nécessaire le rétablissement des jeux Olympiques. »

 

Si une première pierre est bien posée ce jour-là, beaucoup de travail reste à faire. Le baron, qui est un homme obstiné, le sait bien. Deux ans plus tard, le 16 juin 1894, il organise au même endroit un Congrès International d’éducation physique qu’il baptise le jour de l’ouverture « Congrès pour le rétablissement des jeux Olympiques ». Clou du spectacle, dans l’amphithéâtre, une soliste de l’Opéra de Paris accompagnée de chœurs et de harpes,  entame « l’hymne à Apollon » dont on venait de retrouver le texte à Delphes. Cette fois, c’est gagné ! Le 23 juin, jour de la clôture du congrès, la proposition de Coubertin est adoptée à l’unanimité par les 2 000 représentants des 12 délégations française et étrangères.

 

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Jeux Olympiques d'Athènes de 1896

 

Un Comité International, qui deviendra plus tard le C.I.O., autorité suprême du mouvement olympique, est aussitôt constitué. Coubertin en assure le secrétariat général. Il n'en prendra la présidence qu'à partir de 1896 et jusqu’en 1925.

Les premiers Jeux Olympiques de l'ère moderne auront lieu à Athènes en 1896. Ils  rassembleront 241 athlètes de 14 nations différentes.

 

Biblio : « Jeux Olympiques – La flamme de l’exploit » de F. Hache – découverte Gallimard 1992 - Merci aux pages Wikipédia sur le sujet