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23/09/2012

Ça c’est passé un 22 septembre...

Le 22 septembre 1900, date anniversaire de la proclamation de la Première République, à l’occasion de l’Exposition Universelle, pour la première fois, 22 695 maires de France, d’Algérie et des Colonies sont conviés par le Président de la République à un banquet grandiose. La France connaît alors de sérieuses difficultés politiques et il semble utile de préparer le scrutin électoral à venir…

 

Aux Tuileries, sur toute la longueur du jardin, deux immenses tentes sont installées, l’une près de la rue de Rivoli, l’autre dans l’allée centrale, entre les deux bassins. Sous ces abris, 7 km de tables sur lesquelles sont déposés 126 000 verres, 125 000 assiettes, 15 000 plats, 55 000 fourchettes, 55 000 cuillères, 60 000 couteaux 3 500 salières et 700 pots de moutarde !

 

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A la table présidentielle d’Emile Loubet située à l’extrémité, du côté de la Place de la Concorde, prennent place le Président du Sénat, Armand Fallières, le Président de la Chambre des Député, Paul Deschanel, le Président du Conseil Waldeck-Rousseau et les ministres. Les autres convives, presque uniquement des hommes, sont répartis par département et par ordre alphabétique. 

 

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3 000 personnes assurent la cuisine et le service dont 11 chefs, 220 chefs de partie, 400 cuisiniers et  2 150 maîtres d’hôtel. Six bicyclettes et une De Dion-Bouton de 4 cv  permettent de circuler entre les tables et de transmettre rapidement les ordres de service.

 

Au menu notamment des darnes de saumon glacées, du filet de bœuf en Bellevue, des pains de canetons de Rouen, des poulardes de Bresse rôties et des ballottines de faisans Saint-Hubert, le tout arrosé de 39 000 bouteilles dont 1 500 de Fine Champagne et de 3 000 litres de café.

 

Le côté festif est assuré par l’Académie Nationale de Musique et de Danse et la Comédie Française.  

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Le déjeuner est une réussite. Tout s’est bien passé et il n’a pas dépassé les 90 minutes accordées par le Président et  a été servi en une heure vingt-cinq !  Et chaque convive a reçu en souvenir un diplôme commémoratif !

 

 

Biblio. Merci aux pages Wikipédia sur le sujet. 

 

05/09/2012

De sept à quatorze : les Merveilles du monde !

« J’ai contemplé le rempart de la superbe Babylone où peuvent courir les chars, le Zeus des bords de l’Alphée, les Jardins suspendus, le colosse d’Hélios, l’énorme travaille des hautes pyramides, l’opulent tombeau de Mausole ; mais quand je vis la maison d’Artémis qui s’élance jusqu’aux nues, tout le reste fut éclipsé, et je dis : « hormis le sublime Olympe, l’œil d’Hélios vit-il jamais une chose semblable ! » (Anthologie palatine, IX, 58)

Œuvres architecturales et artistiques les plus extraordinaires du monde antique, toutes situées autour du bassin méditerranéen, toutes comprises dans les territoires conquis par Alexandre le Grand (-356 av. J-C.- 323 av. J-C.), toutes construites entre environ 2650 av. J-C. et le début du IIIe siècle av. J-C., ce sont là les 7 merveilles du monde telles que décrites primitivement par Philon de Byzance, scientifique et ingénieur grec du IIIe siècle av. J-C. dans un manuscrit intitulé « De septem mundi miraculis » : la pyramide de Khéops, les jardins suspendus de Babylone, le temple d’Artémis, la statue de Zeus Olympien, le mausolée d’Halicarnasse, le colosse de Rhodes et le phare d’Alexandrie.

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Aujourd’hui, seule la pyramide de Kéops de Memphis en Egypte peut encore être admirée : tous ces autres merveilles ont disparu, victimes d’incendies, d’intempéries, de séismes ou tout simplement des mains de l’homme.

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 La pyramide de Kéops

Mais saviez-vous que, grâce à l’initiative d’un suisse, Bernard Weber, sept « nouvelles » merveilles du monde ont été désignées en 2007. Elles sont issues d’une liste de 21 sites situés dans 21 pays de tous les continents, qui comprenait pour la France, la Tour Eiffel de Paris. La Normande que je suis regrette que le Mont-Saint-Michel, fleuron de notre territoire, n’ai pas été retenu…  Les 7 nouvelles merveilles du monde sont donc le résultat d’un vote en ligne (assez contesté cependant) ouvert officiellement à l’occasion des Jeux Olympiques de Sydney.

Les élues ont été : la Grande Muraille de Chine, l’ancienne cité de Pétra en Jordanie, la Statue du Christ Rédempteur de Rio de Janeiro,  Machu Picchu, l'ancienne cité inca du Pérou,  Chichén Itza, l'ancienne ville maya du Mexique, le Colisée de Rome et le Taj Mahal en Inde.

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Les sept nouvelles merveilles du monde

L’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) a depuis fait savoir qu’elle n’avait aucun lien avec l’initiative de M. Weber, laquelle reste une démarche privée.

Merci aux pages Wikipédia sur le sujet et pour les images, aux sites http://lespapillons.centerblog.net/, http://www.les-7-merveilles.fr/et  http://www.1000merveilles.com/7-merveilles

19/08/2012

La mort du Roi de Navarre aux pieds de Château-Gaillard

Le cœur d’Antoine de Bourbon (1518-1562), le père de notre Roi Henri IV (1553-1610), a longtemps balancé entre Eglise Catholique et Eglise Réformée, sans réussir jamais à choisir son camp.

Faut dire que Jeanne d’Albret (1528-1572), qu’il a épousée en 1548 et qui règne sur le royaume de Navarre hérité de son père depuis l’an 1555, est une libérale qui a instauré sur ses terres une totale liberté de Culte…  

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 Antoine de Bourbon par François Clouet (1560)

 

Prince de sang, Antoine de Bourdon est un soldat qui aime les champs de bataille. Alors que les guerres de religion déchirent la France, il a choisi de rallier le Roi Charles IX (1550-1574) tout juste âgé de 10 ans et de servir la régente du royaume, la très catholique Catherine de Médicis (1519-1589).

Le voici donc en cette fin d’été 1562 en Normandie, à Rouen. La ville est aux mains des huguenots depuis déjà plusieurs mois et l’armée catholique qu’il commande aux côtés de Françoise de Guise (1520-1563)  est chargée de la reprendre à l’ennemi et aux soldats anglais venus en renfort, tous sous les ordres du Comte Gabriel de Montgomery (1530-1574).   

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 Plan de la Ville de Rouen assiégée en 1562

 

En qualité de Lieutenant Général du Royaume,  Antoine de Bourbon est en première ligne. L’homme n’a peur de rien. A son  habitude, il se montre audacieux. Bravant les dangers, il  n’hésite pas à s’exposer. Dans le courant de l’après-midi du 16 octobre 1562, alors qu’il visite les tranchées, il s’écarte du talus protecteur pour satisfaire un besoin naturel. Pris sous le feu d’une arquebuse ennemie, il est touché à l’épaule gauche. La balle se loge dans la tête de l’humérus. On ne parvient pas à l’extraire. L’infection s’installe. A cette époque, on ne connaissait pas les antibiotiques !  

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 Château Gaillard, surplombant la Seine

 

Le 15 novembre, le blessé est moribond lorsqu’il est embarqué à bord d’une galère pour remonter la Seine jusqu’à Paris. La gangrène a gravement progressé. Deux jours plus tard, à la hauteur des Andelys, c’est devant l’imposant Château Gaillard que le roi de Navarre expire. Il n’a que 44 ans. Dans la fièvre et le délire de l’agonie, il serait revenu au protestantisme. Pourtant, avant de s’embarquer, il s’est confessé et a reçu la communion d’un prêtre. Ses dernières pensées furent pour son fils, le futur Henri IV. En prenant par la barbe son valet italien, il lui aurait dit « Servez bien mon fils et qu’il serve bien le roi !».

On doit à Voltaire (1694-1778) d’avoir rapporté l’épitaphe sarcastique qu’on a brodée autour des circonstances triviales de sa blessure mortelle : « Ami français, le prince ici gisant, vécut sans gloire et mourut en pissant. »

 

 

Merci au site http://chrisagde.free.fr et aux pages wikipédia sur le sujet.