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05/09/2012

De sept à quatorze : les Merveilles du monde !

« J’ai contemplé le rempart de la superbe Babylone où peuvent courir les chars, le Zeus des bords de l’Alphée, les Jardins suspendus, le colosse d’Hélios, l’énorme travaille des hautes pyramides, l’opulent tombeau de Mausole ; mais quand je vis la maison d’Artémis qui s’élance jusqu’aux nues, tout le reste fut éclipsé, et je dis : « hormis le sublime Olympe, l’œil d’Hélios vit-il jamais une chose semblable ! » (Anthologie palatine, IX, 58)

Œuvres architecturales et artistiques les plus extraordinaires du monde antique, toutes situées autour du bassin méditerranéen, toutes comprises dans les territoires conquis par Alexandre le Grand (-356 av. J-C.- 323 av. J-C.), toutes construites entre environ 2650 av. J-C. et le début du IIIe siècle av. J-C., ce sont là les 7 merveilles du monde telles que décrites primitivement par Philon de Byzance, scientifique et ingénieur grec du IIIe siècle av. J-C. dans un manuscrit intitulé « De septem mundi miraculis » : la pyramide de Khéops, les jardins suspendus de Babylone, le temple d’Artémis, la statue de Zeus Olympien, le mausolée d’Halicarnasse, le colosse de Rhodes et le phare d’Alexandrie.

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Aujourd’hui, seule la pyramide de Kéops de Memphis en Egypte peut encore être admirée : tous ces autres merveilles ont disparu, victimes d’incendies, d’intempéries, de séismes ou tout simplement des mains de l’homme.

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 La pyramide de Kéops

Mais saviez-vous que, grâce à l’initiative d’un suisse, Bernard Weber, sept « nouvelles » merveilles du monde ont été désignées en 2007. Elles sont issues d’une liste de 21 sites situés dans 21 pays de tous les continents, qui comprenait pour la France, la Tour Eiffel de Paris. La Normande que je suis regrette que le Mont-Saint-Michel, fleuron de notre territoire, n’ai pas été retenu…  Les 7 nouvelles merveilles du monde sont donc le résultat d’un vote en ligne (assez contesté cependant) ouvert officiellement à l’occasion des Jeux Olympiques de Sydney.

Les élues ont été : la Grande Muraille de Chine, l’ancienne cité de Pétra en Jordanie, la Statue du Christ Rédempteur de Rio de Janeiro,  Machu Picchu, l'ancienne cité inca du Pérou,  Chichén Itza, l'ancienne ville maya du Mexique, le Colisée de Rome et le Taj Mahal en Inde.

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Les sept nouvelles merveilles du monde

L’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) a depuis fait savoir qu’elle n’avait aucun lien avec l’initiative de M. Weber, laquelle reste une démarche privée.

Merci aux pages Wikipédia sur le sujet et pour les images, aux sites http://lespapillons.centerblog.net/, http://www.les-7-merveilles.fr/et  http://www.1000merveilles.com/7-merveilles

19/08/2012

La mort du Roi de Navarre aux pieds de Château-Gaillard

Le cœur d’Antoine de Bourbon (1518-1562), le père de notre Roi Henri IV (1553-1610), a longtemps balancé entre Eglise Catholique et Eglise Réformée, sans réussir jamais à choisir son camp.

Faut dire que Jeanne d’Albret (1528-1572), qu’il a épousée en 1548 et qui règne sur le royaume de Navarre hérité de son père depuis l’an 1555, est une libérale qui a instauré sur ses terres une totale liberté de Culte…  

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 Antoine de Bourbon par François Clouet (1560)

 

Prince de sang, Antoine de Bourdon est un soldat qui aime les champs de bataille. Alors que les guerres de religion déchirent la France, il a choisi de rallier le Roi Charles IX (1550-1574) tout juste âgé de 10 ans et de servir la régente du royaume, la très catholique Catherine de Médicis (1519-1589).

Le voici donc en cette fin d’été 1562 en Normandie, à Rouen. La ville est aux mains des huguenots depuis déjà plusieurs mois et l’armée catholique qu’il commande aux côtés de Françoise de Guise (1520-1563)  est chargée de la reprendre à l’ennemi et aux soldats anglais venus en renfort, tous sous les ordres du Comte Gabriel de Montgomery (1530-1574).   

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 Plan de la Ville de Rouen assiégée en 1562

 

En qualité de Lieutenant Général du Royaume,  Antoine de Bourbon est en première ligne. L’homme n’a peur de rien. A son  habitude, il se montre audacieux. Bravant les dangers, il  n’hésite pas à s’exposer. Dans le courant de l’après-midi du 16 octobre 1562, alors qu’il visite les tranchées, il s’écarte du talus protecteur pour satisfaire un besoin naturel. Pris sous le feu d’une arquebuse ennemie, il est touché à l’épaule gauche. La balle se loge dans la tête de l’humérus. On ne parvient pas à l’extraire. L’infection s’installe. A cette époque, on ne connaissait pas les antibiotiques !  

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 Château Gaillard, surplombant la Seine

 

Le 15 novembre, le blessé est moribond lorsqu’il est embarqué à bord d’une galère pour remonter la Seine jusqu’à Paris. La gangrène a gravement progressé. Deux jours plus tard, à la hauteur des Andelys, c’est devant l’imposant Château Gaillard que le roi de Navarre expire. Il n’a que 44 ans. Dans la fièvre et le délire de l’agonie, il serait revenu au protestantisme. Pourtant, avant de s’embarquer, il s’est confessé et a reçu la communion d’un prêtre. Ses dernières pensées furent pour son fils, le futur Henri IV. En prenant par la barbe son valet italien, il lui aurait dit « Servez bien mon fils et qu’il serve bien le roi !».

On doit à Voltaire (1694-1778) d’avoir rapporté l’épitaphe sarcastique qu’on a brodée autour des circonstances triviales de sa blessure mortelle : « Ami français, le prince ici gisant, vécut sans gloire et mourut en pissant. »

 

 

Merci au site http://chrisagde.free.fr et aux pages wikipédia sur le sujet.

01/08/2012

Ça s’est passé un 1er août…

Le 1er août 1914 ! Ce jour-là, le Gouvernement Français proclame l’état de siège et fait afficher sur tous les murs de France l’ordre de mobilisation générale. 

 

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Cette mesure prévoit également la réquisition des animaux, voitures et harnais nécessaires au complément de ses armées.

A quatre heures de l’après-midi, ce samedi, sous un soleil éclatant, tous les clochers de l’hexagone sonnent le tocsin.

Tous les hommes valides des classes 1887 à 1910 doivent rejoindre au plus vite leur affectation. La mesure concerne 3,7 millions de réservistes. 

A la maison, chacun s’active car la mobilisation est pour le 2 août, c’est-à-dire demain. On ouvre le livret militaire, précieusement conservé dans la grande armoire de la chambre. A l’intérieur du document se trouve le fascicule de mobilisation. Grâce à lui et aux renseignements qu’il contient, chacun sait où il doit se rendre. Des transports spéciaux et gratuits sont prévus dans toutes les gares. On emballe à la hâte quelques vêtements, on prévoit aussi de bons casse-croûtes pour la route. Pas le temps de finir l’ouvrage en cours : les quelques heures qui restent sont pour la famille, les ultimes recommandations, les dernières embrassades. On se rassure « la guerre sera courte et victorieuse ! » D’ailleurs, le Président Raymond Poincaré l’a annoncé dans une allocation spéciale destinée à rassurer le peuple : « la mobilisation, ce n’est pas la guerre ». Et d’ajouter, « dans les circonstances présentes, elle apparaît, au contraire, comme le meilleur moyen d’assurer la paix dans l’honneur. » C’est néanmoins soucieux et inquiets que les appelés partent servir la patrie, « avec sérieux et détermination mais sans manifestation de joie incongrue ».    

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Le 3 août, l’Allemagne déclare la guerre à France. L’armée française, forte de sa cavalerie et de ses traditions, est à pied d’œuvre dès le 21 août aux côtés de ses alliés belges puis anglais. Au nord et à l’est, les combats se déroulent  « à l’ancienne », avec charges à la baïonnette. Nos soldats, lourdement charges, sont en uniformes de couleur, képis et pantalons garance d’un beau rouge vif. En face, l’ennemi utilise massivement des mitrailleuses… Rapidement, notre armée est en déroute. Les pertes sont massives : plus de 200 000 hommes tués, blessés ou capturés en seulement trois semaines de combat ! 

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Cette boucherie durera 4 ans et fera 8 millions de morts. Parmi eux, ces hommes « partis pour un été », qui reposent maintenant dans un coin de cette France qu’ils ont défendu au prix de leur vie.

 

 

Biblio. Merci aux nombreux sites sur le sujet et notamment à herodote.net et combattant.14-18.