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31/10/2012

Le portrait de Jean II le Bon

On connaît bien sûr ce portrait, celui de Jean le Bon (1319-1364), Duc de Normandie à l’âge de seulement 13 ans, en 1332, puis roi de France à la mort de son père, Philippe VI de Valois, soit de 1350 à sa mort.  Mais saviez-vous qu’il est le premier roi de France dont nous ayons un portrait peint d’après nature ?   

 

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On ne sait pas grand-chose de ce tableau. A commencer par le nom de son auteur. Certains cependant l’attribuent, sans toutefois le prouver, à Giottino (1324-1369), peinte italien de la Renaissance.

 

On ne connait pas non plus la date de sa réalisation. Le fait que le souverain soit sans couronne et sans aucun signe d’apparat laisse supposer qu’il a été peint soit avant son accession au trône, alors qu’il n’était que Dauphin de France, soit, ce qui semble plus vraisemblable, après 1356, alors qu’il était retenu prisonnier à la Tour de Londres. En effet, l’âge apparent du roi, une trentaine d’années, semble conforter cette datation. Quant à l’inscription « JEHAN REY DE FRANCE », elle est sans doute bien postérieure.

 

Le tableau fait aujourd’hui partie de la collection du Musée du Louvres et ce depuis 1925.

 

Jean II le Bon laissera un autre souvenir aux français : on lui doit la création du franc le 5 décembre 1360. 

 

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 Le Franc à cheval représente le roi Jean le Bon sur un destrier, armé d'un écu à fleur de lys et brandissant l'épée, avec le terme « Francorum Rex » (Roi des Francs).

 

 

Merci aux pages Wikipédia sur le sujet.

 

 

14/10/2012

14 octobre 1066 : ce jour-là à Hastings

En battant dans la région d’Hastings, dans le comté anglais du Sussex de l’Est, le roi Harold, le duc Guillaume de Normandie (1027-1087) remporte la victoire qui lui assure la conquête de l’Angleterre. Devenant dès lors Guillaume le Conquérant,  roi d’Angleterre, il donne à la Normandie une dimension nouvelle et crée, à cheval sur la Manche, un empire anglo-normand qui va perdurer pendant près d’un siècle et demi.  

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 La bataille d’Hastings – H. Debon – Musée des Beaux-Arts de Caen

 

La couronne d’Angleterre, elle lui a été promise en 1051 par le roi Edouard le Confesseur qui, sans héritier, l’a choisit comme successeur. Mais c’était sans compter sur Harold Godwinson (1022-1066), beau-frère d’Edouard. A la mort du roi, le 5 janvier 1066, il se fait immédiatement proclamer roi d’Angleterre, espérant ainsi ruiner définitivement les espoirs de son rival.

Dès qu’il en a connaissance, le guerrier normand décide d’aller par la force récupérer son dû. En fin stratège, il prend le temps de se préparer et ne laisse rien au hasard. Il constitue sa flotte. Quelques mois suffisent pour construire un millier d’esnèques, des bateaux très proches des drakkars des vikings. Pour les hommes, il fait appel à ce que le royaume de France compte d’aventuriers. Ils en arrivent beaucoup, de partout, et notamment de Flandre et de Bretagne. Il réclame et obtient l’agrément du pape Alexandre II et s’assure aussi de l’appui du ciel. Le 18 juin, il fait à l’abbatiale de la Trinité, l’abbaye aux Dames de Caen que son épouse Mathilde à fondée, de superbes cadeaux et fait don de sa jeune fille, Cécile, âgée seulement de 5 ans. Enfin,  le 29 septembre, le voici en Angleterre. Il débarque à Pevensey et déploie son armée dans la région. 

 

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Seulement deux semaines plus tard, le 14 octobre 1066, c’est la bataille décisive d’Hastings. Harold y perd la vie comme nombre de ses compatriotes.  

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Tapisserie de Bayeux, la victoire de Guillaume le Conquérant à Hastings

Guillaume devient le maître du royaume d’Angleterre. Le 25 décembre 1066, il est sacré roi à Wesminster.  S’il reste vassal du roi de France Philippe Ier (1052-1108) pour la Normandie, il devient son égal pour l’Angleterre !

 

Biblio. et photos : «  Histoire de la Normandie des origines à nos jours » - R. Jouet et C. Quétel – Orep Editions 2009.

« La Normandie, des origines à nos jours » - F. Neveux – Ed. Ouest-France 2010 

23/09/2012

Ça c’est passé un 22 septembre...

Le 22 septembre 1900, date anniversaire de la proclamation de la Première République, à l’occasion de l’Exposition Universelle, pour la première fois, 22 695 maires de France, d’Algérie et des Colonies sont conviés par le Président de la République à un banquet grandiose. La France connaît alors de sérieuses difficultés politiques et il semble utile de préparer le scrutin électoral à venir…

 

Aux Tuileries, sur toute la longueur du jardin, deux immenses tentes sont installées, l’une près de la rue de Rivoli, l’autre dans l’allée centrale, entre les deux bassins. Sous ces abris, 7 km de tables sur lesquelles sont déposés 126 000 verres, 125 000 assiettes, 15 000 plats, 55 000 fourchettes, 55 000 cuillères, 60 000 couteaux 3 500 salières et 700 pots de moutarde !

 

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A la table présidentielle d’Emile Loubet située à l’extrémité, du côté de la Place de la Concorde, prennent place le Président du Sénat, Armand Fallières, le Président de la Chambre des Député, Paul Deschanel, le Président du Conseil Waldeck-Rousseau et les ministres. Les autres convives, presque uniquement des hommes, sont répartis par département et par ordre alphabétique. 

 

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3 000 personnes assurent la cuisine et le service dont 11 chefs, 220 chefs de partie, 400 cuisiniers et  2 150 maîtres d’hôtel. Six bicyclettes et une De Dion-Bouton de 4 cv  permettent de circuler entre les tables et de transmettre rapidement les ordres de service.

 

Au menu notamment des darnes de saumon glacées, du filet de bœuf en Bellevue, des pains de canetons de Rouen, des poulardes de Bresse rôties et des ballottines de faisans Saint-Hubert, le tout arrosé de 39 000 bouteilles dont 1 500 de Fine Champagne et de 3 000 litres de café.

 

Le côté festif est assuré par l’Académie Nationale de Musique et de Danse et la Comédie Française.  

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Le déjeuner est une réussite. Tout s’est bien passé et il n’a pas dépassé les 90 minutes accordées par le Président et  a été servi en une heure vingt-cinq !  Et chaque convive a reçu en souvenir un diplôme commémoratif !

 

 

Biblio. Merci aux pages Wikipédia sur le sujet.