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01/09/2013

Coco, compagnon d'infortune du Dauphin de France

Dans les jardins de l’Hôtel de Seignelay, au 80 de la rue de Lille à Paris, longeant le Quai Anatole France, une petite pierre tombale carrée posée sur pelouse rappelle que le dernier chien de l’infortunée reine Marie-Antoinette (1755-1793), baptisé Coco, est enterré à cet endroit.  

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On sait que la souveraine aimait beaucoup les chiens au point de faire sculpter leurs têtes sur les accoudoirs de son fauteuil afin que sa main puisse les caresser à loisir.

Ce petit animal, qu’elle avait baptisé affectueusement "Coco", fut le seul et le dernier compagnon de cellule de son fils, le jeune Dauphin Louis XVII (1785-1795) durant son emprisonnement au Temple. 

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C’était un épagneul nain, genre "Papillon" de couleur blanc et roux, taché de noir, qui d'après le témoignage du gardien de prison, n'était pas très beau mais d'une grande douceur. Le jeune dauphin eut très vite beaucoup d’amitié pour lui.

Après sa disparition, le 8 juin 1795, le petit Coco fut remis à sa soeur Marie-Thérèse dite Madame Royale (1778-1851),  seule rescapée de la famille Royale. Quand, le jour de ses dix-sept ans, le 19 décembre 1795,  la princesse, échangée contre des Français capturés par l’armée autrichienne, quitte sa prison pour se rendre à Vienne en Autriche à la cour de son cousin germain l'Empereur Fançois II, elle emmène avec elle le fidèle compagnon de son frère.

En 1814, à l’abdication de Napoléon (1769-1821), devenue par son mariage avec son cousin Louis, Duchesse d’Angoulême, elle est de retour à Paris, toujours accompagnée de Coco, déjà bien vieux, puis qu’il serait né en 1792 et très affaibli.

Eprouvé par ce long voyage, Coco meurt à son arrivée ! Il est alors enterré par la Princesse de Béarn, ancienne gouvernante des enfants de France dans le jardin de l’Hôtel de Seignelay. 

 

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l’Hôtel de Seignelay,80 de la rue de Lille à Paris 

 

Sous la Restauration, est mis en vente le portrait du chien « Coco » sous lequel on peut lire la légende suivante : « Le dernier compagnon du jeune roi Louis XVII et de son auguste sœur dans la Tour du Temple. »

 

  

Merci au site http://maria-antonia.justgoo.com

Biblio. "Brèves de l'Histoire de France" de M. et H. Deveaux - Tallandier 2012. 

14/08/2013

Le roi Henri IV et le chiffre 7

« Vive Henri IV ! Vive ce roi vaillant !

Ce diable à quatre a le triple talent

 de boire, de battre et d’être un vert galant ! »

 

 

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En raison d'un nombre de coïncidences historiques, physiques, ésotériques et mathématiques, le chiffre 7 est parfois considéré comme un « chiffre magique ».   

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Mention du mariage d’Henri IV et de Marie de Médicis, 17 décembre 1600, dans le registre des mariages et sépultures de la paroisse Sainte-Croix.

Ainsi, le jour de son mariage à la Cathédrale Saint-Jean de Lyon avec Marie de Médicis (1575-1642), le 17 décembre 1600, les jésuites éditent l’étude suivante : le roi a 7 fois 7 ans (49 ans) ; il est  le neuf fois 7e roi de France depuis Pharamond (ancêtre de Clovis plus ou moins mythique) ; il a vaincu à Arques en septembre (Septembre était à l'origine le 7e mois de l'année romaine et apparaît parfois abrégé en 7bre ) 1589, le 21, trois fois 7e jour, à Ivry, en mars, au jour deux fois 7 (14 mars 1590), et son armée était divisée en  7 escadrons…

Après sa mort, un autre numérologue pythagoricien constate qu’Henri IV est né (à Pau) le 14 (2 fois 7) de décembre (1553), et qu’il est mort le 14 de mai (1610) ; qu’il a vécu 4 fois 14 ans, 14 semaines et 14 jours… 

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On peut ajouter que sa première épouse, Margueritte de Valois, « La Reine Margot » était née le 14 mai 1553 et que son fils le roi Louis XIII est mort le 14 mai 1643.

Et que la Paix de Bergerac, mettant fin à la sixième guerre de religion, a été signée le 14 septembre 1577.

 

Biblio. « 500 histoires de l’Histoire de France »  - Collectif sous la direction de G. Lechevallier – Ed. De Vecchi – 2010.

 

04/08/2013

La théorie des quatre pommes

« Fondateur de l’Ecole-sociétaire », le philosophe Charles Fourier (1772-1837) est l’auteur de la « théorie des quatre pommes ».  Mais savez-vous ce que cette théorie doit à notre bonne ville de Rouen ? 

 

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 Charles Fourier (1772-1837)

 

Critique acerbe de la société commerçante et de la société industrielle dans laquelle il vit, qu’il n’hésite pas à qualifier d’anarchie industrielle, c’est parce que cette figure du « socialisme critico-utopiste » fut le témoin d’une anecdote qu’il va développer une théorie sur le progrès de l’humanité, jalonnée par quatre pommes « fameuses ».

L’histoire se passe un soir dans un restaurant parisien. Fourier, qui rentre le matin même d’un séjour à Rouen, entend qu’on réclame à un client (que la légende désignera plus tard comme le célèbre gastronome Brillat-Savarin), la somme de 14 sous pour la consommation d’une pomme, alors que le matin même à Rouen, ville qu’il connaît bien pour y avoir étudié, il en payé une pour le centième de cette somme !

Considérant qu’une telle distorsion dans les prix est  totalement injustifiée, condamnant dès lors et sans appel toute société fondée sur l’échange tarifé et la concurrence, il écrit « je fus si frappé de cette différence de prix entre pays de même température, que je commence à soupçonner un désordre fondamental dans le mécanisme industriel ».

C’est ainsi qu’il fonde sa « théorie des 4 pommes », sur le principe de l’attraction des passions humaines que lient les messages de la pomme.   

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 Adam et Eve - L. Cranach - 1513

 

Les trois premières sont déjà  célèbres : le fruit défendu qu’Eve offre à Adam,  « la pomme de discorde » que Pâris offre à Aphrodite et celle que Newton prit sur la tête en dormant et grâce à laquelle il va concevoir la théorie de la gravitation.  

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 Le jugement de Pâris -.Rubens

 

Il les complète d’une quatrième, symbole du désordre capitalistique, révélant la malfaisance des intermédiaires, la féodalité mercantile, l’ampleur de l’imposture commerciale.

 

Biblio. Merci aux pages Wikipédia sur le sujet