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04/08/2013

La théorie des quatre pommes

« Fondateur de l’Ecole-sociétaire », le philosophe Charles Fourier (1772-1837) est l’auteur de la « théorie des quatre pommes ».  Mais savez-vous ce que cette théorie doit à notre bonne ville de Rouen ? 

 

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 Charles Fourier (1772-1837)

 

Critique acerbe de la société commerçante et de la société industrielle dans laquelle il vit, qu’il n’hésite pas à qualifier d’anarchie industrielle, c’est parce que cette figure du « socialisme critico-utopiste » fut le témoin d’une anecdote qu’il va développer une théorie sur le progrès de l’humanité, jalonnée par quatre pommes « fameuses ».

L’histoire se passe un soir dans un restaurant parisien. Fourier, qui rentre le matin même d’un séjour à Rouen, entend qu’on réclame à un client (que la légende désignera plus tard comme le célèbre gastronome Brillat-Savarin), la somme de 14 sous pour la consommation d’une pomme, alors que le matin même à Rouen, ville qu’il connaît bien pour y avoir étudié, il en payé une pour le centième de cette somme !

Considérant qu’une telle distorsion dans les prix est  totalement injustifiée, condamnant dès lors et sans appel toute société fondée sur l’échange tarifé et la concurrence, il écrit « je fus si frappé de cette différence de prix entre pays de même température, que je commence à soupçonner un désordre fondamental dans le mécanisme industriel ».

C’est ainsi qu’il fonde sa « théorie des 4 pommes », sur le principe de l’attraction des passions humaines que lient les messages de la pomme.   

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 Adam et Eve - L. Cranach - 1513

 

Les trois premières sont déjà  célèbres : le fruit défendu qu’Eve offre à Adam,  « la pomme de discorde » que Pâris offre à Aphrodite et celle que Newton prit sur la tête en dormant et grâce à laquelle il va concevoir la théorie de la gravitation.  

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 Le jugement de Pâris -.Rubens

 

Il les complète d’une quatrième, symbole du désordre capitalistique, révélant la malfaisance des intermédiaires, la féodalité mercantile, l’ampleur de l’imposture commerciale.

 

Biblio. Merci aux pages Wikipédia sur le sujet

 

14/07/2013

La veine de l'amour

Sans doute avez-vous déjà remarqué que, sur les portraits de mariage, d’hier comme d’aujourd’hui,  les mariées se tiennent à gauche de leur époux.  

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Ce n’est pas un hasard mais une coutume qui remonte à l’époque où les hommes portaient encore l’épée ! Le marié pouvait ainsi donner son bras gauche à la femme de son coeur et avoir sa main droite libre pour le cas échéant saisir son épée et défendre sa belle contre toute personne hostile.

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De même, l’anneau nuptial, signe d’harmonie, d’éternité et de sincérité de la parole donnée, symbolisant l’union d’un couple, se porte à l’annulaire gauche. 

L’échange d’alliances, le mot provient du verbe latin « alligare », qui signifie « attacher à », remonte à la nuit des temps. On doit aux Egyptiens la tradition de « la bague au doigt », qu’ils placèrent semble t’il les premiers à l’annulaire gauche. Tout comme plus tard les grecs qui pensaient quant à eux qu’une veine partant de l’annulaire gauche rejoignait le cœur, « la veine de l’amour » !

En France, le mariage ne commence à prendre un sens qu’au début du IXe siècle quand la monogamie s’installe dans les mœurs et que l’on se marie par consentement mutuel. Dans les deux derniers siècles du Moyen-âge, l’Eglise catholique transforme le mariage en un Saint Sacrement et introduit symboliquement l’échange d’alliance pour les mariés. 

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Progressivement, le simple anneau d’or offert le jour des fiançailles en guise de promesse d’amour et de fidélité, va laisser place à une bague fédé ou bague de foi : deux ou trois anneaux distincts rattachés par une charnière, chaque anneau étant décoré d’une main. Quand on les rassemble, les mains se croisent et symbolisent l’union. La plus célèbre est celle que le roi Louis IX (1214-1270) porta pour son union en 1234 avec Marguerite de Provence dont il était follement épris. A l’intérieur, trois mots étaient gravés : « Dieu – France – Marguerite ». 

La mode passa par là. Ainsi au XVIIe siècle, seuls les messieurs portent une alliance, et quelquefois au pouce. Ce n’est qu’au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, que les textes vont généraliser le port d’un anneau conjugal, à gauche, pour les deux sexes.

Agnès de Sorel (1422-1450), maîtresse du roi Charles VII (1403-1461), sera quant à elle la première femme à porter une bague de mariage en diamant. Cette pierre, extrêmement résistante, devient dès lors le symbole de la fidélité conjugale.

 

Biblio : « La symbolique de l’alliance » par E. Di Vincenzo – Revue Généalogique –

Et « Votre Généalogie »  n°53 – Fev-Mars 2013. 

23/06/2013

Centième édition du tour de France !

Le Tour de France 2013, centième édition de la « grande boucle », prendra samedi prochain, 29 juin, son départ de Porto-Vecchio en Corse.  

Cette compétition cycliste par étapes, créée en 1903 par Henri Desgrange et le journal L'Auto est considérée comme la plus prestigieuse épreuve cycliste du monde voire, d'après son actuel organisateur, Christian Prudhomme,  la plus grande compétition sportive mondiale annuelle.

Comment à cette occasion ne pas évoquer la première édition de ce tour ?  Celle de 1903.  

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  Carte de la course de 1903

 

Tout a commencé par une belle journée d’été. Un 1er juillet. A 15h16, à Montgeron, petite commune située à 17 km au sud de la capitale, devant le café « Le réveil matin », 60 des 79 coureurs initialement engagés, sont alignés, attendant fébrilement le signal de départ. C'est qu'ils vont devoir parcourir 2 428 km en 6 longues étapes avec seulement deux à quatre jours de repos entre chaque étape ! Car l’arrivée est prévue à Paris le 19 juillet.

A  l’abaissement du drapeau, chacun s’élance sur son engin. Cette première étape doit les amener à Lyon, soit 467 km de routes peu carrossables et très poussiéreuses. Seuls les « cracks » sont habillés d’un collant noir et d’un veston blanc. Les autres sont vêtus de ce qu’ils ont, c'est à dire un peu n'importe comment... Et que dire des machines rudimentaires qu’ils ont enfourchées ? Non seulement, elles ne sont pas équipées de changements de vitesses, ça n’existe pas encore, mais elles pèsent jusqu’à 15 kilos pour certaines ! Au fil des kilomètres, des heures de courses, de la fatigue, des chutes,… les abandons vont se succéder. Seuls 21 concurrents franchiront au final  la ligne d’arrivée, c’est dire ! 

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Le tour de France de 1903

 

Mais revenons à notre première étape ! C’est Maurice Garin (1871-1957), porteur du brassard n°1, courant pour la marque de cycles « La Française-Diamant », qui la remporte en franchissant la ligne d’arrivée au bout de 17 heures 45 minutes et 44 secondes d’efforts.  

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                                                         Maurice Garin, vainqueur du tour 1903

 

Si l’homme est de petite taille, 1m62 pour 61 kilos, il a la réputation d’être à la fois courageux et des plus hargneux. Pouvant rouler deux cent kilomètres sans boire ni manger, surnommé « le bouledogue blanc », il est le grand favori de ce tour. Et c’est d'ailleurs lui qui remportera la victoire en arrivant à Paris, sur le vélodrome du Parc des Princes,  le 19  juillet,  avec 2h49 d’avance sur son second, Lucien Pothier, un record non égalé encore aujourd’hui !

 

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Et la Normandie dans tout cela me direz-vous ? La route du tour n'y passera qu’à partir de 1905. Et pendant 5 ans, jusqu’en 1910, la ville de Caen sera systématiquement la dernière ville étape avant Paris. Quant à la participation de coureurs normands, il faudra attendre le tour de 1906 ! Mais nous aurons un peu plus tard le plus grand des champions, Jacques Anquetil !

 

Biblio. Merci aux nombreux articles publiés sur ce thème et notamment sur Wikipédia.