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14/08/2013

Le roi Henri IV et le chiffre 7

« Vive Henri IV ! Vive ce roi vaillant !

Ce diable à quatre a le triple talent

 de boire, de battre et d’être un vert galant ! »

 

 

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En raison d'un nombre de coïncidences historiques, physiques, ésotériques et mathématiques, le chiffre 7 est parfois considéré comme un « chiffre magique ».   

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Mention du mariage d’Henri IV et de Marie de Médicis, 17 décembre 1600, dans le registre des mariages et sépultures de la paroisse Sainte-Croix.

Ainsi, le jour de son mariage à la Cathédrale Saint-Jean de Lyon avec Marie de Médicis (1575-1642), le 17 décembre 1600, les jésuites éditent l’étude suivante : le roi a 7 fois 7 ans (49 ans) ; il est  le neuf fois 7e roi de France depuis Pharamond (ancêtre de Clovis plus ou moins mythique) ; il a vaincu à Arques en septembre (Septembre était à l'origine le 7e mois de l'année romaine et apparaît parfois abrégé en 7bre ) 1589, le 21, trois fois 7e jour, à Ivry, en mars, au jour deux fois 7 (14 mars 1590), et son armée était divisée en  7 escadrons…

Après sa mort, un autre numérologue pythagoricien constate qu’Henri IV est né (à Pau) le 14 (2 fois 7) de décembre (1553), et qu’il est mort le 14 de mai (1610) ; qu’il a vécu 4 fois 14 ans, 14 semaines et 14 jours… 

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On peut ajouter que sa première épouse, Margueritte de Valois, « La Reine Margot » était née le 14 mai 1553 et que son fils le roi Louis XIII est mort le 14 mai 1643.

Et que la Paix de Bergerac, mettant fin à la sixième guerre de religion, a été signée le 14 septembre 1577.

 

Biblio. « 500 histoires de l’Histoire de France »  - Collectif sous la direction de G. Lechevallier – Ed. De Vecchi – 2010.

 

04/08/2013

La théorie des quatre pommes

« Fondateur de l’Ecole-sociétaire », le philosophe Charles Fourier (1772-1837) est l’auteur de la « théorie des quatre pommes ».  Mais savez-vous ce que cette théorie doit à notre bonne ville de Rouen ? 

 

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 Charles Fourier (1772-1837)

 

Critique acerbe de la société commerçante et de la société industrielle dans laquelle il vit, qu’il n’hésite pas à qualifier d’anarchie industrielle, c’est parce que cette figure du « socialisme critico-utopiste » fut le témoin d’une anecdote qu’il va développer une théorie sur le progrès de l’humanité, jalonnée par quatre pommes « fameuses ».

L’histoire se passe un soir dans un restaurant parisien. Fourier, qui rentre le matin même d’un séjour à Rouen, entend qu’on réclame à un client (que la légende désignera plus tard comme le célèbre gastronome Brillat-Savarin), la somme de 14 sous pour la consommation d’une pomme, alors que le matin même à Rouen, ville qu’il connaît bien pour y avoir étudié, il en payé une pour le centième de cette somme !

Considérant qu’une telle distorsion dans les prix est  totalement injustifiée, condamnant dès lors et sans appel toute société fondée sur l’échange tarifé et la concurrence, il écrit « je fus si frappé de cette différence de prix entre pays de même température, que je commence à soupçonner un désordre fondamental dans le mécanisme industriel ».

C’est ainsi qu’il fonde sa « théorie des 4 pommes », sur le principe de l’attraction des passions humaines que lient les messages de la pomme.   

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 Adam et Eve - L. Cranach - 1513

 

Les trois premières sont déjà  célèbres : le fruit défendu qu’Eve offre à Adam,  « la pomme de discorde » que Pâris offre à Aphrodite et celle que Newton prit sur la tête en dormant et grâce à laquelle il va concevoir la théorie de la gravitation.  

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 Le jugement de Pâris -.Rubens

 

Il les complète d’une quatrième, symbole du désordre capitalistique, révélant la malfaisance des intermédiaires, la féodalité mercantile, l’ampleur de l’imposture commerciale.

 

Biblio. Merci aux pages Wikipédia sur le sujet

 

14/07/2013

La veine de l'amour

Sans doute avez-vous déjà remarqué que, sur les portraits de mariage, d’hier comme d’aujourd’hui,  les mariées se tiennent à gauche de leur époux.  

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Ce n’est pas un hasard mais une coutume qui remonte à l’époque où les hommes portaient encore l’épée ! Le marié pouvait ainsi donner son bras gauche à la femme de son coeur et avoir sa main droite libre pour le cas échéant saisir son épée et défendre sa belle contre toute personne hostile.

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De même, l’anneau nuptial, signe d’harmonie, d’éternité et de sincérité de la parole donnée, symbolisant l’union d’un couple, se porte à l’annulaire gauche. 

L’échange d’alliances, le mot provient du verbe latin « alligare », qui signifie « attacher à », remonte à la nuit des temps. On doit aux Egyptiens la tradition de « la bague au doigt », qu’ils placèrent semble t’il les premiers à l’annulaire gauche. Tout comme plus tard les grecs qui pensaient quant à eux qu’une veine partant de l’annulaire gauche rejoignait le cœur, « la veine de l’amour » !

En France, le mariage ne commence à prendre un sens qu’au début du IXe siècle quand la monogamie s’installe dans les mœurs et que l’on se marie par consentement mutuel. Dans les deux derniers siècles du Moyen-âge, l’Eglise catholique transforme le mariage en un Saint Sacrement et introduit symboliquement l’échange d’alliance pour les mariés. 

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Progressivement, le simple anneau d’or offert le jour des fiançailles en guise de promesse d’amour et de fidélité, va laisser place à une bague fédé ou bague de foi : deux ou trois anneaux distincts rattachés par une charnière, chaque anneau étant décoré d’une main. Quand on les rassemble, les mains se croisent et symbolisent l’union. La plus célèbre est celle que le roi Louis IX (1214-1270) porta pour son union en 1234 avec Marguerite de Provence dont il était follement épris. A l’intérieur, trois mots étaient gravés : « Dieu – France – Marguerite ». 

La mode passa par là. Ainsi au XVIIe siècle, seuls les messieurs portent une alliance, et quelquefois au pouce. Ce n’est qu’au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, que les textes vont généraliser le port d’un anneau conjugal, à gauche, pour les deux sexes.

Agnès de Sorel (1422-1450), maîtresse du roi Charles VII (1403-1461), sera quant à elle la première femme à porter une bague de mariage en diamant. Cette pierre, extrêmement résistante, devient dès lors le symbole de la fidélité conjugale.

 

Biblio : « La symbolique de l’alliance » par E. Di Vincenzo – Revue Généalogique –

Et « Votre Généalogie »  n°53 – Fev-Mars 2013.