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01/07/2012

Pour le plus grand bonheur des gourmands...

Cigaline, Elsanta, Charlotte, Ciflorette font partie des 600 variétés qui font aujourd'hui le bonheur de nos papilles gustatives. Si j’ajoute Gariguette, vous avez sûrement deviné qu’aujourd’hui, j’ai choisi de vous parler de fraises.

Ce premier fruit rouge de l’année était déjà apprécié de nos ancêtres les Romains, mais il s’agissait alors de fraises sauvages ou fraises des bois que les européens nommaient au XVe siècle caperon ou capron. 

Notre fraise à nous doit tout à un savoyard, Amédée François Frézier (1682-1773).  

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 Amédée François Frézier (1682-1773)

 

Notre homme est né à Chambéry, le 4 juillet 1682. Ingénieur militaire, explorateur, navigateur et cartographe, il est aussi curieux de tout et se passionne pour la physique, la minéralogie, le dessin et… la botanique ! Lors d’une expédition  en Amérique du Sud, il prélève dans la baie de Concepcion au Chili cinq plants d’une nouvelle espèce de fraisier à gros fruits blancs, la « Blanche du Chili ».  

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 Fragaria Chiloensis

 

Après 2 ans et 7 mois de voyage, il débarque à Marseille en août 1714 et fait don de ses plants dont il a pris un soin particulier en les arrosant quotidiennement d’eau douce, une denrée précieuse à bord ! L’un d’eux est offert à Antoine de Jussieu (1686-1758), professeur de botanique du Jardin du Roi. Les fraisiers vont transiter ensuite pat le jardin botanique de Brest. Au milieu du XVIIIe siècle, quelques plants sont cultivés, après croisement avec des espèces européennes, à Plougastel, qui deviendra ainsi la capitale de la fraise !

 

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Et comme toujours, pour tous les gourmands aux babines alléchées, voici la recette normande de la confiture de fraises*.

Il vous faut 1 kg de sucre,  1 kg de fraises et 1 verre d’eau.

Faire fondre le sucre dans l’eau et mettre cuire au perlé (le sirop doit retomber en gouttes épaisses). Ajouter les fraises lavées, équeutées et laisser cuire 20 minutes environ. Vérifier la cuisson et mettre en pots.

Bon appétit !

 

* Recette extraite de « Recettes normandes de nos grands-mères » de L. Gildas – Ed. Reflets de Terroir – Mai 2005.

Merci aux pages Wikipédia sur le sujet.

03/06/2012

Un produit normand d'excellence !

D’un bel orange profond, richement iodée, normande, on la fête au mois d’Août. La carotte de Créances peut être consommée en potage, sautée, braisée ou simplement râpée. Son goût est délicat et sa saveur incomparable. 

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C’est une variété cultivée à Créances (Manche), territoire maraîcher niché en bordure de mer, à l’ouest du Cotentin. Elle pousse dans des « mielles », terme normand qui désigne les plaines de sable à l’abri des dunes et côtoyant la mer.

Sur une cinquantaine de kilomètres de long pour seulement un kilomètre de large, les champs de carottes de Créances, entre mer et landes, sont sablonneux et composés d’alluvions. Ils jouissent de la douceur marine, du vent du large et des embruns que viennent enrichir les apports de varech. 

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Selon la légende, c’est un « cadet de Normandie », qui, n’ayant hérité d’aucune terre, tenta, en désespoir de cause, de cultiver les sables du bassin en se servant des algues marines comme engrais.

Dépourvue de cœur fibreux, notre carotte doit son goût particulier très apprécié des gastronomes à un mode de production  original. En effet, alors qu'elle pousse de fin août à octobre, elle ne se récolte que de janvier à mars. Pour ce faire, les parcelles sont paillées afin de maintenir les racines en terre tout en les protégeant du froid.

Chaque année, la saison s’ouvre par une grande fête de la Carotte organisée à Créances et à laquelle participe la confrérie des « Mouôgeous d’carottes ».

 

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Et comme d’habitude pour tous les gourmands aux babines alléchées, voici la recette traditionnelle des Carottes de Créance au lard*.

 

Pour 4 personnes, il vous faut 750g de carottes, 80 g de lard gras, 80 g de lard de poitrine fumée et 40 g de beurre.

Détailler en petits dés le lard poitriné et le lard gras ; faire revenir et fondre au beurre ; puis réserver les lardons. Détailler en rondelles les carottes ; les faire revenir dans la graisse ; mouiller avec un peu de bouillon sans saler ; ajouter les lardons et laisser cuire à feu moyen, casserole couverte 30 à 35 minutes.

 

Bon appétit !

 

* Recette extraite du « Grand livre de la cuisine normande » de R. Compas – Ed. Delarge, 1976.

Merci aux pages Wikipédia et Wikimanche sur le sujet ainsi qu’aux sites http://www.cuisine-plus.tv/ et http://www.ville-creances.fr/economie.php

12/05/2012

Avec des pommes normandes...

Il n’est pas de Normandie… mais du Limousin.

Il est issu de la « Fognarda », pâtisserie très ancienne de Limoges et de ses environs.

Il se prépare traditionnellement avec de grosses cerises noires.

Mais on peut remplacer celles-ci par de belles pommes normandes ! 

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Avez-vous trouvé le nom de cette pâtisserie que réussissait si bien mon grand père Henri Julien ?

Bien sûr, il s'agit du clafoutis !

Et pour ne pas faire attendre les gourmands aux babines alléchées, en voici la recette, façon tradition normande*.

Pour 6 à 8 personnes, il vous faut 500 g de pommes, 4 cuil. à soupe de farine, 2 cuil. à soupe de sucre, 3 œufs, 2 paquets de sucre vanillé, ½ paquet de levure chimique, 80 g de beurre, 1 pincée de sel.

Dans une terrine, mélanger farine, sucre, jaunes d’œufs, levure et sel, puis ajouter le beurre fondu.

Eplucher les pommes, les couper en tranches fines. Battre les blancs d’œuf en neige très ferme, les incorporer à la pâte ainsi que les pommes.

Verser le tout dans un moule à manqué bien beurré.

Saupoudrer la surface d’une bonne couche de sucre qui va faire une croûte appétissante à la cuisson.

Enfourner 20 minutes environ à four moyen. 

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A déguster tiède ou froid.

Bon appétit !

  

Recette extraite de « Mes recettes normandes » de A. Prével – C. Bonneton Ed. 2005

Photo : merci au site www.ilaca.org