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27/04/2014

Tarte normande à la rhubarbe

C'est, semble t-il, Marco Polo (1254-1324), célèbre marchand vénitien, qui, le premier, introduisit en Europe la rhubarbe. Au service de l'empereur mongol Kubilaï Khan, il l'aurait ramenée de Chine. Elle serait née au nord de l'Asie, entre l'ouest de la Sibérie à la Mongolie. Au pays du soleil levant, on ne l'utilisait que pour ses vertus médicinales et notamment ses propriétés anti-inflammatoires. Et c'est d'abord pour celles-ci qu'elle fut cultivée chez nous. Ce n'est qu'à partir du XVIIIe siècle qu'on découvrit vraiment cette plante potagère qu'on va cependant considérer comme un fruit.

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De la famille des polygonacées, la rhubarbe tire son nom du latin « rhu » qui signifie tige. Appréciant les sols frais et humides, elle se plaît énormément en Normandie et apparaît sur nos marché dès les mois d'avril ou de mai.

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Elle fait merveille dans des recettes salées comme sucrées : compotes, tartes, confitures, coulis mais aussi en boissons rafraîchissantes, en sorbets et même en vin !

Et pour vous, aujourd'hui, amis gourmands aux babines alléchées, ce sera une tarte normande à la rhubarbe* : simple, facile et délicieuse !

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Il vous faut 300 g de pâte brisée, 1kg de rhubarbe, 200 g de sucre en poudre.

Éplucher la rhubarbe et la couper en petits morceaux. Mettre ces morceaux à macérer dans un bol avec le sucre pendant une heure pour que la rhubarbe rende son eau.

Au bout de ce temps, séparer le sirop des morceaux de rhubarbe. Réserver ce sirop. Foncer un rond à pâtisserie. Mettre les morceaux de rhubarbe sur la pâte et faire cuire à four chaud à 230° pendant 30 minutes environ. Pendant la cuisson faire réduire le sirop en chauffant dans une petite casserole jusqu'à cinq ou six cuillerées à soupe.

Après 20 minutes de cuisson, napper la tarte avec le sirop. Remettre au four pendant 10 minutes.

Bon appétit !

*Recette extraite de « Bonnes recettes d'une famille cauchoise » de F. Auger – Ed. Bertout 2002.

06/04/2014

Rôti de porc à la mode de Granville

Aujourd’hui, la recette que je vous propose, amis gourmands aux babines alléchées, est celle du rôti de porc à la mode de Granville*.

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Cette jolie station balnéaire du département de la Manche a été fondée par un vassal de Guillaume le Conquérant au XIe siècle. Elle est aujourd’hui le premier port coquillier de France. Bien que soumise à un climat océanique, son positionnement abrité sur la baie du Mont-Saint-Michel au fond du golfe formé par la Normandie et la Bretagne, lui confère un microclimat fort apprécié.

Et si la Normandie se situe au troisième rang des régions françaises productrices de porcs charcutiers, c’est bien grâce au département de la Manche qui en produit à lui seul plus de la moitié.

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Pour réaliser cette recette normande, il vous faut : 1 kg de viande sans os, de préférence, palette roulée, assaisonnée intérieurement et extérieurement (on ajoutera à l’intérieur un fin hachis de ciboulettes), 12 pommes évidées non épluchées, 1 bon verre de calvados, 1 tasse de crème fraîche normande, du beurre demi-sel, du sel et du poivre.

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Prévoir 50 à 60 minutes de cuisson.

Ficeler le rôti préparé comme il est dit plus haut. Mettre dans un plat à feu et placer à four moyen, légèrement beurré, pendant 20 à 25 minutes.

Ajouter les pommes dont on aura bourré le vide avec le beurre et remettre au four pour terminer la cuisson.

Dresser le tout sur un plat chaud et tenir dans le four chaud mais éteint.

Déglacer le plat de cuisson avec le calvados (si nécessaire ajouter un peu d’eau).

Lier avec la crème fraîche, laisser chauffer sans bouillir, travailler un peu pour que la sauce soit bien liée. Servir en saucière ou bien napper le rôti découpé.

Bon appétit !

 

* Recette extraite de « Gastronomie normande d’hier et d’aujourd’hui » de S. Morand- Ed. Flammarion 1970.

16/03/2014

Le Roussin de la Hague : un fameux normand !

Il est originaire de Normandie, de la Manche, et plus précisément du nord-ouest du Cotentin dans la région de La Hague. Il doit son nom à la couleur brune aux reflets roux de sa tête et de ses pattes. Cette race d’herbage s’est particulièrement bien adaptée au climat océanique de son environnement local, très exposé à la pluie et au vent.  

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Le Roussin de la Hague est une race ovine française présente sur le sol normand depuis le XVIIIe siècle.

Comme toutes les races de l’Ouest de la France, elle est née d’une population traditionnelle locale croisée avec des races anglaises comme la Dishley et la Southdown, dans le courant du XIXe siècle.   

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Au XXe siècle, de nouveaux croisements eurent lieu notamment avec des béliers Suffolk, dans le seul but de développer sa taille et ses formes bouchères.  

 

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En 1982, le ministère de l’Agriculture reconnaissait officiellement la race qui est célébrée chaque année en août lors d’une foire annuelle à Jobourg situe à l'extrême nord-ouest de la péninsule du Cotentin.

Et comme toujours, pour tous les gourmands aux babines alléchées, voici la recette du Gigot à la Normande*. 

 

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Pour 8 personnes, il vous faut 1 gigot raccourci de 1,5 kg à 1,8 kg, 3 gousses d’ail, 100 g de beurre, 25 cl de cidre brut, 1 cuillerée à soupe de farine, 5 cl de calvados vieux, 20 cl de crème fraîche épaisse, sel fin,poivre du moulin.

Piquer le gigot avec les gousses d’ail. L’enduire avec les ¾ du beurre et le faire dorer de tous les côtés dans une grande cocotte, sans laisser noircir le beurre ;

Quand il est uniformément doré, saler et poivrer, mouiller avec 15 cl de cidre, couvrir et laisser cuire 10 mn par livre, en retournant le gigot à la mi-cuisson.

Pendant ce temps, malaxer le reste du beurre et la farine et réserver ce beurre manié.

Quand le gigot est cuit, ôter le couvercle, verser le Calvados chaud et flamber. Retirer le gigot et le tenir au chaud.

Déglacer la sauce avec le reste de cidre, bien gratter à la spatule pour décoller tous les sucs, faire bouillir 2 à 3 mn, puis ajouter la crème et le beurre manié divisé en petites noisettes. Laisser alors mijoter sur feu très doux jusqu’à consistance veloutée, sans cesser de mélanger à la spatule.

Pour servir, découper le gigot et disposer les tranches sur un plat de service très chaud. Présenter la sauce dans une saucière chaude.

Bon appétit !

 

* Recette extraite de « Normandie, Produits du terroir et recettes traditionnelles »  - Inventaire du Patrimoine Culinaire de la France – Albin-Michel 2003.

 

Biblio. « Les races normandes » de F. Callu et N. Vermeulen – Ed. Ch. Corlet – 2004.

Merci aux pages Wikipédia sur le sujet.