Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

16/03/2014

Le Roussin de la Hague : un fameux normand !

Il est originaire de Normandie, de la Manche, et plus précisément du nord-ouest du Cotentin dans la région de La Hague. Il doit son nom à la couleur brune aux reflets roux de sa tête et de ses pattes. Cette race d’herbage s’est particulièrement bien adaptée au climat océanique de son environnement local, très exposé à la pluie et au vent.  

Roussin de la Hague 2.jpg

Le Roussin de la Hague est une race ovine française présente sur le sol normand depuis le XVIIIe siècle.

Comme toutes les races de l’Ouest de la France, elle est née d’une population traditionnelle locale croisée avec des races anglaises comme la Dishley et la Southdown, dans le courant du XIXe siècle.   

ROUSSIN DE LA HAGUE.jpg

Au XXe siècle, de nouveaux croisements eurent lieu notamment avec des béliers Suffolk, dans le seul but de développer sa taille et ses formes bouchères.  

 

LA HAGUE.jpg

 

En 1982, le ministère de l’Agriculture reconnaissait officiellement la race qui est célébrée chaque année en août lors d’une foire annuelle à Jobourg situe à l'extrême nord-ouest de la péninsule du Cotentin.

Et comme toujours, pour tous les gourmands aux babines alléchées, voici la recette du Gigot à la Normande*. 

 

GIGOT .jpg

Pour 8 personnes, il vous faut 1 gigot raccourci de 1,5 kg à 1,8 kg, 3 gousses d’ail, 100 g de beurre, 25 cl de cidre brut, 1 cuillerée à soupe de farine, 5 cl de calvados vieux, 20 cl de crème fraîche épaisse, sel fin,poivre du moulin.

Piquer le gigot avec les gousses d’ail. L’enduire avec les ¾ du beurre et le faire dorer de tous les côtés dans une grande cocotte, sans laisser noircir le beurre ;

Quand il est uniformément doré, saler et poivrer, mouiller avec 15 cl de cidre, couvrir et laisser cuire 10 mn par livre, en retournant le gigot à la mi-cuisson.

Pendant ce temps, malaxer le reste du beurre et la farine et réserver ce beurre manié.

Quand le gigot est cuit, ôter le couvercle, verser le Calvados chaud et flamber. Retirer le gigot et le tenir au chaud.

Déglacer la sauce avec le reste de cidre, bien gratter à la spatule pour décoller tous les sucs, faire bouillir 2 à 3 mn, puis ajouter la crème et le beurre manié divisé en petites noisettes. Laisser alors mijoter sur feu très doux jusqu’à consistance veloutée, sans cesser de mélanger à la spatule.

Pour servir, découper le gigot et disposer les tranches sur un plat de service très chaud. Présenter la sauce dans une saucière chaude.

Bon appétit !

 

* Recette extraite de « Normandie, Produits du terroir et recettes traditionnelles »  - Inventaire du Patrimoine Culinaire de la France – Albin-Michel 2003.

 

Biblio. « Les races normandes » de F. Callu et N. Vermeulen – Ed. Ch. Corlet – 2004.

Merci aux pages Wikipédia sur le sujet.

19/02/2014

Le navet, un légume d'hiver

Triste, fade, pâle, parfois filandreux, « dur et mal cuisant jusqu’à ce qu’il ait été au froid et à la gelée », peut-on lire dans « Le Ménagier de Paris », célèbre manuscrit d'économie domestique et culinaire du XIVe siècle,  le navet n’a certes pas bonne réputation. Et pourtant…

Navet_100304_art.jpg

Du latin "napus", qui donne en vieux français "nef" puis "naviet", originaire d’Europe ou d’Asie centrale, consommé depuis la très haute antiquité, appartenant à la grande famille des choux, ce légume a donné naissance à de nombreuses variétés, plus ou moins colorées, plus ou moins allongées, cultivées sur tout le territoire français. L’une d’entre-elles est bien normande : le « Blanc-Rond de Jersey » a la peau lisse et une chair tendre à la fois juteuse et sucrée.

« Si le navet et la châtaigne venaient à manquer, disait Rabelais (1494-1553), le pays serait ruiné ! » Au Moyen-âge, il sert à nourrir les animaux mais il fait aussi partie des légumes courants sur la table des plus pauvres. A cette époque, on le pochait d’abord «  à l’eau chaude de char », c’est-à-dire au bouillon de viande, porc, bœuf ou mouton, pour le faire frire ensuite à la poêle.  

navet 2.JPG

C’est à cause de la pomme de terre qu’il va progressivement être délaissé et durant longtemps, il ne va plus guère servir qu’à aromatiser le pot-au-feu dominical. Mais les temps changent... Et, pour l'apprécier comme il se doit, la recette normande que je vous propose aujourd'hui , à vous tous amis gourmands aux babines alléchées, est à la fois simple, rapide et délicieuse. C'est celle de la purée de navets*.

Prévoyez 750 g de navets tendres et 60 g de beurre de Normandie ;

Épluchez les navets, coupez-les en morceaux ; mettez les navets dans une casserole avec très peu d’eau car ils en rendent beaucoup.

Salez un peu, couvrez et faites bouillir. Découvrez. Laissez cuire jusqu’à ce qu’il n’y ait presque plus d’eau. Passez au tamis, remettez en casserole et ajoutez le beurre. C’est tout !...

Bon appétit !

 

* Recette extraite de « Recettes Normandes de nos Grands-Mères » de L. Gildas –Ed CPE 2005

Biblio. « L’histoire à table » d’ A. Castelot –Tallandier 1972 et « Mon dictionnaire de cuisine » d’A. Dumas – Omnia 2009.

19/01/2014

Barbue à la mode havraise

Voici un poisson que l’on consomme volontiers en Normandie ! Proche du turbot auquel elle est toutefois préférée, la Barbue est un poisson plat réputé pour la finesse de sa chair délicate. Elle vit près des côtes, sur les fonds sableux et vaseux et doit son nom à la particularité de sa nageoire dorsale dont l’origine se trouve très en avant de l’œil et dont les premiers rayons, les barbillons, sont libres et ramifiés.

Barbue.jpeg

On la prépare communément sur tout le littoral normand, Pays de Caux notamment, et aux alentours de Dieppe plus précisément. Elle se plait dans la crème fraîche comme dans le cidre !

barbue 2.jpeg

La recette que je vous propose aujourd’hui séduira tous les gourmands aux babines alléchées. Il s’agit de la Barbue à la mode havraise*.

Il vous faut une belle Barbue, 100 g de crevettes grises, 250 g de moules décortiquées avec leur fumet de cuisson. 100 g de beurre, 20 g de farine, 25 cl de crème liquide entière, sel, poivre et une petite botte de persil plat.

barbue3.jpeg

Rincez la barbue préalablement vidée et séchez-la sur du papier absorbant. Déposez le poisson, face blanche en dessous, dans un large plat graissé avec 30 g de beurre. Assaisonnez de sel et de poivre avant de parsemer de 30 g de noisettes de beurre. Enfournez une quinzaine de minutes à 200°C. Pendant ce temps, dans une casserole, faites dorer la farine avec le reste du beurre. Incorporez le fumet de moules puis la crème liquide. Assaisonnez, laissez réduire quelques instants et incorporez les crevettes et les moules ; Faites-les réchauffer à feu très doux. Servez la barbue, retirez la peau, levez les filets et  nappez-les de sauce havraise. Parsemez de persil plat ciselé au dernier moment. En accompagnement, optez pour des pommes de terre vapeur ou des pâtes fraîches.

Bon appétit !

 

* Recette issue de « Cuisine des Ports de Dunkerque à Cherbourg » - Carnet n°1 – S. Ezgulian – Ed. S. Bachès 2011