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16/10/2011

Ferdinand Cheval ou "La vie sans but est une chimère".

C’est au cœur du département de la Drôme que celui qui sera connu plus tard sous le nom de Facteur Cheval, Ferdinand Cheval voit le jour le 19 avril 1836 à Charmes-sur-l’Herbasse, petit village situé à environ 25 km au Nord de Valence. 

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Acte de naissance de Ferdinand Cheval

 

Ses parents, François et Françoise auront deux garçons, Ferdinand, l’aîné, suivi un an plus tard de son frère Victor.

Après l’obtention de son Certificat d’Etudes Primaires, Ferdinand devient apprenti boulanger, mais il abandonne vite ce métier qui ne lui convient pas. 

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Le Facteur Cheval (1836-1924)

 

Le 12 juillet 1867, à 31 ans, il est nommé officiellement « facteur des postes » de la commune de Hauterives, petite localité située à une douzaine de kilomètres de son village natal, entre deux collines formant la vallée de la Galaure.

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Hauterives, il connaît bien ! Il y a épousé en 1858 une fille du pays, Rosalie Revol dont il a eu deux garçons. 

La tournée du facteur Cheval est celle de "Tersanne ", c’est-à-dire une marche quotidienne de 33 km ! Et pendant ses longues heures de marche, notre facteur s’abandonne à la rêverie, imagine, imagine…

Et voilà comment il va trouver un sens à sa vie ! « Un jour du mois d’avril 1879, racontera t’il plus tard, en faisant ma tournée de facteur rural (…) mon pied accrocha quelque chose qui m’envoya rouler quelques mètres plus loin (…) Je fus très surpris de voir que j’avais fait sortir de terre une espèce de pierre à la forme si bizarre, à la fois si pittoresque que je regardais autour de moi. Je vis qu’elle n’était pas seule. Je la pris (…) et je l’apportais soigneusement avec moi. A partir de ce moment, je n’eus plus de repos matin et soir. Je partais en chercher ; quelquefois je faisais 5 à 6 kilomètres et quand ma charge était faite je la portais sur mon dos. »

Avec ces pierres accumulées jour après jour, il va bâtir le palais féerique échafaudé dans ses rêves pendant ses longues marches. Et durant 33 ans, sans relâche, il transporte les cailloux choisis puis les travaille sans relâche. Il assemble chacun d’eux avec de la chaux, du mortier ou du ciment, la nuit à la lueur d’une lampe à pétrole. Il s’improvise tour à tour architecte, maître d’œuvre, ouvrier ou sculpteur en fonction du besoin du moment.

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Le Palais Idéal du Facteur Cheval

 

Le résultat, qu’il ne baptisera que plus tard, en 1904, le « Palais Idéal », mélange de naïf et de baroque, est considéré de tous aujourd’hui comme un prodigieux hymne à la nature.

Les huit années suivantes, il va les passer à bâtir au sein du cimetière de son village son propre monument funéraire, le « Tombeau du silence et du repos sans fin ». 

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Tombeau du silence et du repos sans fin

 

L’ensemble de l’œuvre du Facteur Cheval a été classé au titre des Monuments historiques. Le facteur a quant à lui tiré sa révérence le 19 août 1924 après une longue vie de labeur.

 

« Fils de paysan, je vieux vivre et mourir

Pour prouver que dans ma catégorie

Il y a aussi des hommes de génie

Et d’énergie. Vingt-neuf ans je suis resté

Facteur rural. Le travail fait ma gloire

Et l’honneur mon seul bonheur ;

A présent voici mon étrange histoire.

Où le songe est devenu,

Quarante ans après, une réalité. »

Ferdinand Cheval, le 15 mars 1905

 

Biblio. merci au site http://jacquesmottier.online.fr  et aux pages Wikipédia sur le sujet

21/09/2011

La véritable Madame Sans Gêne !

Il y a quelques semaines, sur la scène du Théâtre Antoine de Paris, retransmis en direct sur France 2, Clémentine Célarié a exprimé avec tout le talent qu’on lui connaît le personnage de Madame Sans Gène né de l’imagination de Victorien Sardou (1831-1908) et d’Emile Moreau (1868-1950) en octobre 1893.

 

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De l’imagination ? Pas vraiment ! Les auteurs n’auraient fait que reprendre le sobriquet que Napoléon lui-même aurait attribué à l’épouse du Maréchal d’Empire François-Joseph Lefebvre (1755-1820), Catherine Hubscher (1753-1835), cette blanchisseuse au caractère bien trempé et aux manières peu protocolaires. Si cette femme, la seule paraît-il à avoir tenu tête à l’Empereur, a bien existé, elle n’était pas la véritable Madame Sans Gêne. Celle-ci s’appelait en réalité Marie Thérèse Figueur et était une femme soldat.  

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 Acte de baptême de Marie Thérèse Figueur le 17 janvier 1774 à Talmay (Côte d’Or)

 

Marie-Thérèse Figueur est née à Talmay dans le département de la Côte d’Or où elle a été baptisée le 17 janvier 1774. Son père est le meunier du village. Orpheline dès l’âge de 9 ans, confiée à un oncle militaire, elle s’engage à 19 ans, le 9 juillet 1793, sous le nom de « Sans Gêne » dans la Légion des Allobroges, unité militaire créée l’année précédente à Grenoble (Isère) et commandée par le Colonel Pinon. Au sein de ce Régiment de Dragons, elle prend part active à tous les combats de la république et de l’Empire : le siège de Toulon en 1793 et les campagnes des Pyrénées-Orientales, d’Allemagne, du Rhin, de Suisse, d’Italie et d’Espagne, d’Egypte…  

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 Miniature de l’époque attribuée à Madame la générale Carteaux

 

Blessée à deux reprises, sa carrière militaire se termine en Juillet 1812 en Espagne quant elle tombe aux mains de l’ennemi. Après avoir été conduite à Lisbonne puis en Angleterre, elle y est internée comme prisonnier de Guerre à Bolderwood dans le Comté de Hampshire.

Rentrée en France en 1814, elle épouse en Juillet 1818 un ancien soldat du nom de Clément Joseph Melchior Sutter. 

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Marie-Thérèse Figueur (1774-1861)

 

Elle décède le 4 janvier 1861 à Paris à l’Hospice des Petits-Ménages. Ses mémoires ont été publiées en 1842 sous le titre « Les campagnes de Mademoiselle Thérèse Figueur, aujourd’hui Madame veuve Sutter, ex-dragon aux 15e et 9e régiments, de 1793 à 1815, écrites sous la dictée par Saint-Germain Leduc ».

 

 

Biblio. et photos : Merci au site http://sutter2b.canalblog.com et aux pages wikipedia sur le sujet.

24/08/2011

Un arbre généalogique surprenant !

Walt Disney, le père de Mickey, avait des ancêtres français*. Il descendait à la 23ème génération du roi de France Louis VI le gros et donc à la 38ème de Charlemagne !  

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 Walt Disney (1901-1966)

Mieux encore ! La famille était arrivée aux Etats-Unis avec l’arrière grand-père de Walt, Arundel Elias Disney, lequel débarqua vers 1834 avec un de ses frères et se fixa dans l’Ontario. Mais tous deux étaient irlandais et tous deux natifs de Kikenny où l’arrière arrière arrière grand-père de Walt, Robert Disney, né vers 1746 et décédé en 1808, s’était installé. Mais à l’origine, la famille venait d’Angleterre et auparavant encore de France et de Normandie ! Voyez plutôt : Robert Suhard, fils du seigneur d’Isigny (Calvados) avait accompagné en 1066 Guillaume le Conquérant (1027-1087) dans sa conquête de l’Angleterre. Hugues d’Isigny avait 34 ans. Après la victoire, son fils Robert et lui s’installèrent définitivement en terre anglaise et ne revinrent jamais en France. Leur nom de famille fut anglicisé d’abord en Disny puis en Disney. Ce sont leurs descendants qui partiront s’installer en Irlande. 

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 Généalogie des héros de Disney parue dans Picsou Magazine

Quant à Mickey, il est né en 1928 de l’imagination de son père qui racontait comment il avait  été inspiré par une petite souris qui venait la nuit dans son bureau. « Elles (les souris) avaient l'habitude de se battre pour des miettes dans ma poubelle lorsque je travaillais seul tard dans la nuit. Je les prenais, les plaçais et les gardais dans des cages sur mon bureau. Je fus particulièrement attendri par une souris domestique brune. C'était un petit gars assez timide. En le tapotant sur le nez avec mon crayon, j'ai réussi à lui apprendre à aller dans un cercle noir que je traçais sur ma planche à dessin. Quand j'ai quitté le Kansas pour tenter ma chance à Hollywood, j'ai souffert de le laisser derrière moi. Alors je l'ai précautionneusement emmené dans un jardin, m'assurant que les alentours étaient agréables et laissé mon petit ami apprivoisé gambader vers la liberté. »

Et souvent d'ajouter : « Tout ce que j'espère, c'est que l'on ne perde pas de vue une chose : tout a commencé avec une souris. »

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* voir ma note « Quand Isigny faisait son beurre » du 20.10.2009

Biblio. Article de J-L beaucarnot dans la RFG n° 168.

Merci aux sites http://www.geneastar.org, http://www.isigny-sur-mer.fr et aux pages Wikipedia sur le sujet.