Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

29/10/2017

Ce que nous apprend la généalogie...

... Et notamment celle de nos rois de France, est souvent source de réflexion ! Comment ne pas s'interroger en effet lorsqu'on découvre ainsi que sur les 64 quadrisaïeuls (arrières-arrières-arrières-grands-pères) du roi Louis XVI (1754-1793), dernier roi de France à avoir bénéficié des fastes du Château de Versailles et aussi le seul à avoir été décapité Place de la Concorde à Paris, on ne compte que 8 français contre 34 germaniques et 16 polonais ! Un réel européen en sorte !

aaaa2.jpg

"Et comme les mêmes malheurs proviennent souvent des mêmes incapacités", ce malheureux roi aurait dû être plus méfiant, lui qui descend deux fois de l'infortunée Marie Stuart, souveraine du royaume d’Écosse du 14 décembre 1542 au 24 juillet 1567, reine de France du 10 juillet 1559 au 5 décembre 1560, morte exécutée le 8 février 1587.

aaaa1.jpg

Le roi Louis XVI (1754-1793)

D'autant qu'il descend aussi une fois de Charles Ier, roi d'Angleterre, d'Écosse et d'Irlande, qui a fini lui aussi décapité le 30 janvier 1649. Et je ne vous parle pas de son ancêtre Christian II, roi de Danemark, Norvège et Suède, emprisonné durant 27 ans par son peuple dans une prison où il a fini ses misérables jours le 25 janvier 1559 !

aaaa3.jpg

Catherine II la Grande (1729-1796)

Et nous, amis généalogistes, pourquoi ne pas espérer trouver dans notre arbre un ascendant prestigieux ou mieux encore un bel aristocrate, quand on sait que le roi des Belges, comme l'ex-roi de Roumanie, sont tous les deux issus d' un modeste cultivateur et que la plupart des familles princières d'aujourd'hui descendent d'une simple servante balte...

 

Biblio. "La généalogie" par P. Durye - PUF, collection "Que sais-je", 1971.

15/10/2017

Un marchand de parapluies qui a plié le sien...

PAI ET SON PERE_0001.jpg

"Du treizième jour d'avril, l'an mil huit cent trente huit à huit heures du matin. Acte de décès de Pierre Beis trouvé hier à six heures du matin noyé dans une mare en cette commune où il est tombé par accident dans la nuit, profession de marchand de parapluies, âgé de soixante quatre ans huit mois, né à Saint-Julien aux Bois département de la Corrèze, demeurant en la commune d'Yébleron, canton de Fauville...*"

parapluies 2.jpg

Ypreville-Biville et Yèbleron sont deux petites communes du département de la Seine-Maritime, situées près de Fécamp. Notre brave marchand-colporteur, originaire de Corrèze, le village de Saint-Julien aux Bois, situé à près de 700 km de là, s'était installé à Yébleron avec sa femme. Le nom de ce village bien normand est issu du vieux norrois et signifie "verger de pommiers", preuve s'il en est besoin de l'ancienneté de la culture de ce fruit chez nous !

Il faisait le commerce des parapluies (souvent, il faut bien le reconnaître, les bienvenus en notre belle province). En France, c'est au XIXe siècle que l'usage du parapluie s'est développé. Si la plus ancienne référence d'un parapluie dans une source écrite remonte à la Chine et à l'empereur Wang Mang, fondateur de la dynastie Xin, lequel au Ier siècle aurait inauguré un parapluie-parasol démontable, avec des articulations lui permettant de s’agrandir et de se rétracter et fixé sur un chariot lors d’une cérémonie religieuse, le premier parapluie pliant a été créé quant à lui à Paris au début du XVIIIe siècle.

Nos voisins britanniques ont longtemps boudé cet ustensile pourtant bien utile, synonyme à leurs yeux, de condition sociale modeste. En effet, par temps de pluie, un anglais chic devait faire appel à une voiture. Seule, la personne qui ne pouvait pas s'en offrir une, s'abritait sous un parapluie...

parapluies 1.jpg

Mais revenons à notre cauchois d'adoption et à sa mésaventure fatale. Un malheureux accident qui lui a fait "plier son parapluie à jamais..."

 

 * Source : Archives Départementales 76 - NMD de la commune de Ypreville-Biville - Année 1838.

Biblio.  Revue Généalogique Normandie - N°131 - 2014.

12/06/2016

Ceci est un arbre généalogique !

Un vrai sac de nœuds cet objet ! Et pourtant, cette pelote en fibre de bourre de coco n'est autre... qu'un arbre généalogique !

ceci est un arbre genealogique 1.jpg

L'objet, actuellement présenté au musée parisien du quai Branly, exposition  "Mata Hoata. Art et société aux îles Marquises", raconte l'histoire des familles de ces îles, en marquisien "Fenua Enata" ou "Terre des Hommes" L'archipel océanique, qui abrite environ 9500 Marquisiens, est l'un des plus isolés au monde. Proche de l’Équateur, il est situé en Polynésie. Découvertes en 1595, devenues françaises en 1842, ces îles forment aujourd'hui l'une des collectivités d'outre-mer de notre République.

ceci est un arbre genealogique 0.jpg

Dans la société marquisienne stratifiée,  il faut savoir que la généalogie décide de la place qu'occupe  l'individu dans la société, sa position avec les ancêtres divinisés, les "etua", et avec le grand chef, le "harakiri". Chacun doit être capable d'énumérer sa généalogie et de la réciter. Cela se dit "mata têtau" soit "conter les yeux et les visages" de ses ancêtres.

ceci est un arbre genealogique 2.jpg


Dans les cérémonies protocolaires, deux femmes âgées scandent alternativement les noms des hommes et des femmes de chaque génération." Pour les y aider, cet aide mémoire, véritable objet mnémotechnique, datant du XIXe siècle, est constitué de cordelettes tressées. Sur chacune d'elles, se trouvent plusieurs nœuds. Chacun de ces nœuds correspond a une génération. La multitude de cordelettes et de nœuds renvoie à l’idée d'une généalogie profonde, remontant aux origines mythologiques de la Terre.



Biblio. Merci au site www.en-attendant-nadeau.fr/2016/05/30/exposition-marquises