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29/03/2020

Une homonymie patronymique...

... Ou quand un Guy Marchand en cache un autre... "Marchand", c'est un patronyme français parmi les plus fréquents. Il est issu du latin "mercatus" (marché) qui a sans doute donné le verbe "mercatare", dont le participe présent "mercatantem" est devenu "marcheant", puis "marchand". Si vous y ajoutez Guy, un prénom revenu "à la mode" entre 1930 et 1950, vous obtenez à coup sûr nombre d'homonymies patronymique.

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L'acteur-Chanteur Guy Marchand

Ainsi, parmi les porteurs de ce nom, bien sûr l'artiste aux multiples facettes, acteur, chanteur, musicien et écrivain, Guy Marchand. Si, celui qui incarna à la télévision avec tant de talent "Nestor-Burma", est né à Paris, son plus lointain ancêtre connu, Pierre Marchand, vivait, au milieu du XVIIe siècle, à Reulle-Vergy, une petite paroisse de l'actuel département de la Côte d'Or, département qui, comme celui voisin de la Saône et Loire, fait aujourd'hui partie de la région Bourgogne-Franche-Comté.

Curiosité généalogique, c'est justement en Saône et Loire, dans la région de Macon, que serait né un autre Guy Marchant.

Ce Guy Marchant là fut un maître imprimeur du XVIe siècle. L'homme, après avoir été ordonné prêtre, se serait installé à Paris à la fin du XVe siècle. Associé à son oncle, Jean Des Granches, prêtre et imprimeur lui-aussi, les deux hommes confectionnent dans un premier temps des livres manuscrits, travaillant notamment pour le collège parisien de Navarre, fondé en 1304 rue de la Fontaine-Ste-Geneviève. Les premières impressions à son nom datent de 1485 à 1506. On lui attribue cependant des impressions anonymes antérieures et postérieures à cette période.

En 1493, Guy Marchant quitte son échoppe du Champ Gaillart, situé derrière le Collège de Navarre, pour s'installer rue Saint-Jacques à l'enseigne du Lilas, "ad intersignium floris lilii". Six ans plus tard, il déménage une nouvelle fois et ouvre, derrière le Collège de Boncourt, l'enseigne du Beauregard, "in Bellovisu" où son neveu, Jean Marchant, lui succèdera.

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Marque employée par Marchant

 

Guy Marchant utilisa différentes marques typographiques d'imprimeurs, l'une d'entre elles était un marteau de cordonnier accompagné de la devise" Sola fides sufficit ", "C'est la foi seule qui suffit".

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La Danse Macabre, incunable publié en 1486 à Paris par Guy Marchant

On lui attribue près de 190 incunables. La plupart de ses productions sont de moyen format et portent sur des textes à caractère religieux. On lui doit notamment une édition en flamand de "La Nef des fous", cinq éditions de "La Danse macabre", sept éditions du "Compost et kalendrier des bergers" et une édition du Calendrier des bergères.

 

Biblio. Merci aux sites www.geneastar.org, data.bnf.fr/fr et Wikipédia.

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