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03/02/2019

Monnaie de nos aïeux : le denier

"Ordonnons qu'il ne soit fabriqué à l'avenir de monnaies que dans notre palais..."

Charlemagne (768-814)

 

Jusqu'à la fin du XIIIe siècle, on compte, dans le royaume de France en "denier", 12 "deniers" valant 1 "sou",  une "obole", la moitié d'un "denier".

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Le denier de Charlemagne

Du latin "denarius", le "denier" est une monnaie de base du système monétaire français héritée de l'Empire romain et qui va perdurer jusqu'à la Révolution française. Son nom tiré du latin "denarius" donnera en 1212 le "dinar" serbe, terme repris lors de la décolonisation au XXe siècle par certains pays comme l'Algérie avec le dinar algérien et la Tunisie avec le dinar tunisien.

À l'origine, le denier est petite pièce de billon, cet alliage d'argent et de cuivre, d'environ 1 g. Les monnaies du Moyen-âge ne portent que très exceptionnellement une valeur faciale. La valeur ou cours de chaque pièce est officiellement et arbitrairement fixée par l'autorité émettrice.

Charlemagne consolida l’œuvre de son père, par la revalorisation du denier d'argent, dont il centralisa la fabrication dans son palais d'Aix-la-Chapelle, afin d'endiguer la fausse monnaie. A l'inverse, ses successeurs vont autoriser l'ouverture de manufactures monétaires dans tout le royaume. L’Église, qui a déjà obtenu un certain nombre de privilèges monétaires au cours des temps, va s'octroyer de nouvelles et larges prérogatives comme le droit de modifier le titre et le poids des pièces. Pour couronner le tout, les comtes et barons chargés de surveiller les officines monétaires vont finir par occulter la titulature souveraine sur les monnaies pour ne marquer que le lieu de frappe, en inscrivant au passage leur propre nom sur les pièces.

Difficile de s'y retrouver dans cette anarchie monétaire ! C'est pourquoi, à partir du Xe siècle, les textes de transaction vont devoir préciser le nom géographique de l'atelier ou de l'autorité ayant émis les deniers utilisés : denier de Paris, ou parisis, denier de Tours ou tournois, denier de Cahors, ou cahorsin, etc.

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Pour vous, amis généalogistes, proposée par Marie Groult, animatrice de l'atelier de Paléographie des Archives Départementales de Seine, cette grille d'orthographe et de calligraphie du mot "denier" tel qu'on peut le trouver sur les actes officiels entre 1450 et 1662.

A suivre...

Biblio. "Du sesterce à l'euro, histoire de la monnaie à travers les siècles" de G. Desquesses, F. Clifford et J-M. Darnis - - G.D. Éditions St-Malo, 1999.

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