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07/06/2020

Médard : un prénom défiant le temps !

« S'il pleut à la Saint-Médard, il pleut quarante jours plus tard,

à moins que Saint-Barnabé (fêté le 11 juin) ne lui coupe l'herbe sous le pied. »

 

Parmi les prénoms "originaux" rencontrés dans ma généalogie, celui de Médard ! Un nom "vieux-francique", qui a été latinisé en "Medardus". Si la finale "ard" («dur, solide») est claire, le radical peut-être soit les germaniques "meht" («pouvoir») ou "maed" («honneur») ou le celtique "mat" («bon»). Peu voire plus du tout populaire, ce prénom a donné les Med, Médie et Meddy d'aujourd'hui.

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Célébré le 8 juin, Saint-Médard est la plupart du temps représenté en évêque, avec la crosse épiscopale. Souvent aussi, il a la bouche entrouverte et montre ses dents, tout simplement parce qu'il était notamment invoqué contre les névralgies dentaires. Médard de Noyon, devenu Saint Médard, ou Saint Mard (456-545), ce qui est une évolution phonétique normale en français, fut évêque de Noyon (Oise). Né à Salency (Picardie), il est le fils de Nectar (ou Nectardus), un noble franc de la cour de Childéric Ier, et de Protagie (ou Protagia c'est-à-dire «première sainte» selon l'étymologie grecque), une noble gallo-romaine qui convertit son futur époux au christianisme en échange de son renoncement à la virginité. Le "martyrologe romain", c'est-à-dire la liste détaillée mais non exhaustive des saints, bienheureux et martyrs reconnus comme tels par l'Église, nous apprend que Godard, archevêque de Rouen et Médard, archevêque de Noyon, seraient en réalité frères jumeaux. Si l'on en croit "les tables" de l'église de Rouen, tous deux assistèrent Remi de Reims, Saint Remi ( 437-533) lors du baptême en 496 du roi Mérovingien Clovis (466-511).

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Baptême de Clovis par saint Rémi - Dernier quart du IXe siècle - Amiens, musée de Picardie -

Saint-Médard est le patron des personnes emprisonnées, des malades mentaux, des migraineux, des agriculteurs et des viticulteurs. "Saint-Pluvieux", il est invoqué contre le mauvais temps, pour ou contre la pluie et pour le bon déroulement de la moisson. C'est à lui qu'on doit l'institution de "la Rosière", la remise d'une couronne de roses à la jeune fille du village reconnue pour sa conduite irréprochable, sa vertu, sa piété et sa modestie.

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Un de mes ancêtres portait ce prénom assez rare : Médard Roquigny. Il était né le 20 juin 1657 à Saint-Mards, un petit village normand de Seine-Maritime, situé à une vingtaine de kilomètres de Dieppe, qui possède une église datant du XIe siècle, grandement remaniée au XVIème siècle, dédiée, devinez à qui... à Saint-Médard bien sûr !

 

Commentaires

Cet article m'a beaucoup intéressée. Mon ancêtre n° 32 (et aussi 38) a été baptisé François Médard Douce, né le 8 juin 1806 à Châtillon-lès-Sons (02). Il s'est marié deux fois, a eu de nombreux enfants et est mort le 14 mai 1880 à Laon (02).
Merci pour cette publication.

Écrit par : France Douce | 08/06/2020

Merci à vous et bel été !

Écrit par : Cathy | 08/07/2020

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