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03/12/2017

Les veines de l'homme

Quand je vous dis qu’ les hommes ont toutes les veines
Eh oui, toutes les veines nous les avons !

 

Quand j'étais petite fille, les repas de fête ou de famille et les cérémonies se terminaient toujours en chanson. Après le Café et le "pousse-café" (comprenez "le petit verre de Calva"), chaque convive, à tour de rôle, était invité à distraire la tablée. Personne ne se faisait prier ! C'était toujours les mêmes refrains qui revenaient ! Mes grands-parents, mes grands oncles et tantes, avaient tous une chanson bien à eux.

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Mes grands-parents maternels, Blanche et Henri, le jour de leur mariage, le 19 novembre 1923

Si pour ma grand-mère Blanche, c'était "la Caissière du Grand Café", pour mon grand-père Henri, c'était "Les veines de l'homme" !

 

"J’ possède trois moutards,
Lucien, Paul, Édouard
Et ma femme aime la nature
L’ dimanche au bois j’ conduis ma progéniture
Su’ l’ dos j’ai le cadet
D’une main un filet
De l’autre j’ pousse la voiture
Ma femme me suit
En f’sant des tas de chichis
Et quand, éreinté, je lui dis :
V’là deux heures que j’ porte le p’tit
Elle répond : Je t’en prie, tais-toi
Moi, je l’ai bien porté neuf mois
Et je repars alors jusqu’au bois d’ Vincennes
Où j’ dis en déposant gosses et provisions
On peut dire que les hommes ont toutes les veines
Eh oui, toutes les veines nous les avons ! "

 

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Créée au début du siècle dernier par Louis Bousquet (1871-1941) sur une musique de Vincent Scotto (1874-1952), cette chanson "« Les veines (L'homme est un butor) » était interprétée par Victor Lejal (1863-1916), un goguettier qui, à l'âge de 20 ans, en 1894, lorsqu'il débute sa carrière, se fait appeler "Monsieur Bravo" ou "Bravo".

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Victor Lejal

Devenu chanteur professionnel de café-concert, il se produit au Ba-Ta-Clan et sur les planches des grandes salles parisiennes de l’Eldorado, des Ambassadeurs, de La Scala et du Caveau des Innocents. En 1901, il est à l'affiche des Folies-Bergère et en 1903 de celle du Moulin-Rouge. "Son style se serait apparenté à celui qui lui a donné sa première chance à Paris, Paulus (1845-1908). Fantaisiste, gambilleur, il se serait continuellement "donné" tout entier dans ses tours de chant, gesticulant et marchant d'un bout à l'autre de la scène".

Biblio. "Grand-mère chantait" de Jean-Michel Le Corfec, Ed. Sud-Ouest, 2013.

Merci au site http://www.dutempsdescerisesauxfeuillesmortes.net

 

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