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14/09/2016

15 septembre 1916 : entrée en scène des premiers chars d'assaut

15 septembre 1916. En Picardie, à Flers, cité de la Somme entre Albert et Bapaume. Le britannique Douglas Haig (1861-1928), commandant en chef des forces britanniques en France, vient de positionner les tout premiers chars d'assaut de l'histoire.

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L'objectif des alliés est clair : en finir avec cette guerre de positions qui dure depuis la fin de l'année 1914. Ces monstres d'acier sont destinés à "détruire les barbelés, traverser les tranchées et résister au feu ennemi tout en progressant". Pour cela, l'armée de sa majesté dispose de 49 tanks à chenille, des "Mark-1 - réservoir". Ces nouveaux engins de guerre pèsent près de 30 tonnes chacun. Longs de 8 mètres et larges de 4, ils sont dotés d'un armement puissant composé de 2 canons et 4 mitrailleuses Hotchkiss situées sur le côté de la caisse. Grâce à leur forme rhomboïde, ils peuvent franchir une tranchée de près de 4 m de largeur et un obstacle de plus de 1 m de haut. Une fois la tranchée franchie, ils obliquent et la longent en mitraillant.

char d'assaut mark 1.jpg

Un britannique Mark I "mâle" réservoir près de Thiepval le 25 Septembre 1916, équipé d' un treillis métallique pour dévier des grenades et la queue de pilotage initial, montré soulevé.


Ces machines sont conçues sur le modèle des voitures blindées de l'époque. Pour garder le secret de leur construction, le gouvernement britannique décide de  faire croire qu'elles ne sont destinés qu'au ravitaillement en eau des armées. Pour cela, elles vont être baptisées « tank », c'est-à-dire en français « réservoir », par l' une des forces motrices de leur création et de leur adoption, le Major-General Sir Ernest Dunlop Swinton, (1868-1951).

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Major-General Sir Ernest Dunlop Swinton, (1868-1951).

Sur le champ de bataille, l'engin surprend et son utilisation permet effectivement de reprendre du terrain. Mais à l'usage, ces chars vont se révéler décevants. Au soir de cette journée du 15 septembre 1916, sur le champ de bataille de Flers-Courcelette, 14 des 21 chars engagés sont tombés en panne ou se sont embourbés. Un tiers d'entre-eux seulement ont réussi à percer. D'une part, leur vitesse de pointe est à peine supérieure à celle d’un homme au pas, et d'autre part ils ne disposent que d'une faible autonomie de 40  km. Surtout, ils nécessitent un équipage de huit hommes, dont deux chargés de manœuvrer chaque chenille, des chenilles par ailleurs très fragiles qui doivent être remplacées tous les 80 km.




Biblio. "histoire des provinces de France" d' Antoine Auger et Dimitri Casali - TF1  entreprises -2010.

Merci aux pages Wikipédia sur le sujet.

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