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29/05/2016

Un air de famille

2 juin 1953. Londres. Celle qui vient de fêter le 21 avril dernier ses 90 printemps, est couronnée reine à l'abbaye de Westminster. Elle est le 40e monarque d'une lignée royale qui remonte au normand Guillaume le Conquérant (1027-1087), né à Falaise, une petite ville située à une cinquantaine de kilomètres de Caen et devenu maître du pays après avoir défait l'anglo-saxon Harold II (1022-1066) lors de la bataille de Hastings, en 1066.

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La Reine Elizabeth II lors de son couronnement

Si 31 générations séparent les deux souverains il faut savoir que, de la date du couronnement à Westminster le 25 décembre 1066 de Guillaume 1er, duc de Normandie devenu Guillaume Ier d'Angleterre, à aujourd'hui, le pays a connu une constante dynastique. Elizabeth II, comme tous les souverains qui se sont succédé sur le trône avant elle, descend du chef normand qu'elle considère comme son ancêtre.

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Couronnement de Guillaume Ier d'Angleterre

Elizabeth n'était pas née pour régner. Mais, quinze mois après le décès de son père le George VI, à seulement 25 ans, elle devient la sixième femme à siéger sur le trône et la première depuis le décès de la reine Victoria (1819-1901). Le jour de son couronnement, sur sa toilette de satin blanc et à sa demande, tous les symboles du Commonwealth, qui regroupe les États associés à la couronne, sont évoqués : la rose pour l'Angleterre, le chardon pour l'Écosse, la feuille d'érable canadienne, les fleurs de lotus d'Inde et de Ceylan, etc. Mais en plus, sur un côté, très discrètement, les couturières ont également brodé un porte-bonheur : un minuscule trèfle à 4 feuilles...

La couronne d’or, ornée de 13 diamants et pierres précieuses du sacre de Guillaume était, aux dires d'un chroniqueur du temps, "semblable au firmament, qui, les nuages dissipés, étincelle du feu des étoiles". Elizabeth quant à elle en coiffera successivement trois. A son arrivée, elle porte le diadème d'apparat de George IV, puis elle est sacrée avec la couronne de Saint Edward, un joyau de deux kilos orné de plus de 400 pierres précieuses. Enfin, elle fera sa sortie solennelle avec la couronne impériale d'État, plus légère, brillant de mille éclats avec le saphir des Stuart, le rubis du prince Noir et le fabuleux Cullinan II, un diamant de 300 carats.

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Jacky Bouvier Kennedy (1929-1994)

Pour la petite histoire, Jacky Bouvier (1929-1994), pas encore Madame John Fitzgerald Kennedy, avait été est chargée par le Times Herald de Washington de couvrir l'évènement.

 

Merci aux sites http://www.lepoint.fr/monde/les-dix-secrets-du-couronnement-d-elizabeth-ii et aux nombreuses pages sur le sujet et http://genealogistes-associes.ca

25/05/2016

Le Mans, la plus ancienne et prestigieuse des courses d'endurance pour automobile

Samedi 26 mai 1923 à 16 heures : le départ du premier « Grand Prix de Vitesse et d’Endurance » est donné sur le circuit de la Sarthe situé au sud de la ville du Mans et sur la commune de Mulsanne. En piste, 33 voitures, dont 3 étrangères. Le circuit de 17,262 km emprunte la nationale 158.

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La course, qui portera plus tard le nom de "Vingt-Quatre Heures du Mans", a vu le jour, après seulement quelques mois de maturation, grâce au dynamisme de l’Automobile-Club de l’Ouest, à celle de son secrétaire général George Durand (1864-1941) et de Charles Faroux (1872-1957), ingénieur et journaliste de l’automobile, auteur du règlement de la course.

A la différence des grands prix où s'affichent des voitures de course, l'objectif est là d'éprouver durant 24 heures la solidité des véhicules de tourisme. Ils ont donc conservé une partie de leur équipement routier d’origine. Alors qu'une pluie battante les accompagne tout au long de la course, trois d'entre-eux seulement sont carrossés en conduite intérieure.

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La première voiture victorieuse des 24 Heures du Mans

 La Chenard & Walcker Sport n°9 d'André Lagache et René Léonard (le 27 mai 1923, Musée des 24 Heures).

 

A l'arrivée, 30 concurrents sont toujours en piste. Le véhicule gagnant est une Chenard et Walcker 3 litres, marque d'automobile française créée par Ernest Chenard et Henry Walcker en 1899. Conduite par André Lagache (1885-1938) et René Léonard, elle a parcouru les 128 tours du circuit, soit près de 2 200 kilomètres à une moyenne de 92 km/heure. Cette marque est la première à inscrire son nom sur le livre d’or des 24 Heures.

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La légende est dès lors en marche. Les 24 Heures constituent aujourd'hui le sommet du Championnat du Monde d’Endurance.

 

Merci aux sites http://www.sarthe.fr/la-legende-des-24-heures et http://chenardwalcker.free.fr

 

22/05/2016

Le Bœuf Mironton ou l'art d’accommoder les restes

 « Malbrough s'en va-t-en guerre

Mironton mironton mirontaine

Malbrough s'en va-t-en guerre

Ne sait quand reviendra »

 

On ignore en fait quel est le rapport entre le général anglais John Churchill, duc de Malborough (1650-1722), qui a consacré l'essentiel de sa carrière militaire à lutter contre la France, et la recette du bœuf Mironton (quelque fois orthographié miroton) ? Par contre, on sait que celle-ci est certainement l'une des plus vieilles préparations de bœuf à la française !

 

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De quand date-t'elle ? Si on trouve sa trace à partir de 1740, il est vraisemblable qu'elle soit née bien longtemps avant. En effet, il faut se rappeler que les possibilités de conservation des denrées alimentaires étaient très limitées chez nos ancêtres et qu'ils devaient en conséquence retravailler rapidement tous les restes de repas en les accommodant d’une façon ou d’une autre.

D'où vient-elle ? A l’origine, la recette du bœuf mironton ne contient pas d'oignons, mais seulement de la viande, coupée en tranches très fines, accompagnée d’une sauce au vinaigre, c'est-à-dire de la pure cuisine latine !...

 

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Comment est-elle arrivée jusqu'en Normandie ? Je ne saurais vous l'expliquer mais ce que je peux faire par contre, pour vous tous amis gourmands aux babines alléchées, c'est de vous donner la recette du bœuf Miroton façon « Pays de Caux »* : il vous faut 800 g de viande bœuf (macreuse gélatineuse ou gîte-gîte) cuite au pot-au-feu la veille, 6 gros oignons, 3 tomates ou 100 g de sauce tomate, 1 grosse noix de beurre, 2 louches de bouillon de pot-au-feu, 1 bouquet garni, sel, poivre, vinaigre de vin et cornichons.

 

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Couper la viande en tranches minces. Pour la sauce, hacher grossièrement les oignons, les mettre à roussir dans le beurre, mouiller avec ½ verre de vinaigre de vin, laisser cuire et fondre les oignons à petit feu, ajouter les tomates coupées, le bouillon, le bouquet garni. Laisser cuire et réduire ¼ d'heure. Ajouter les cornichons hachés, rectifier l'assaisonnement. Mettre la viande dans cette sauce, faire réchauffer à petit feu. Servir avec des pâtes ou des pommes de terre. Bon appétit !

 

* Recette extraite de « Bonnes recettes d'une famille cauchoise » de F. Auger – Ed. Bertout 2002.