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21/02/2016

Il y a cent ans : l'enfer de Verdun

Aucune bataille n'a autant marqué la mémoire des Français ! Tout a commencé un matin d'hiver, froid et sec, à Verdun, en Lorraine. Ce 21 février 1916, l'armée allemande, déterminée à en finir avec cette guerre de positions qui s'enlise, a décidé de prendre les forces alliées de vitesse et de lancer une vaste offensive sur ce secteur calme du front. Elle espère y attirer la majeure partie des forces françaises... L'objectif du commandant en chef des opérations, Erich von Falkenhayn (1861-1922), est de « saigner l'armée française » par des bombardements intensifs. Grâce à 1 225 pièces d’artillerie, l'ennemi va faire pleuvoir à Verdun un véritable déluge de feu et de fer. En deux jours, notre armée va subir  une pluie de plus de 2 millions d’obus, soit un obus toutes les 3 secondes !

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Quand les 60 000 soldats ennemis s’avancent ensuite vers les positions françaises, ils pensent leur adversaire anéanti. Mais ils se trompent car, contre toute attente, ils vont devoir faire face à une résistance héroïque. Surgis de nulle part, enlisés dans la boue d’un terrain aux allures lunaires, la plupart du temps sans officiers et sans commandement, nos poilus résistent vaillamment au prix de leur vie. Il faut stopper l’offensive allemande ! Alors, ils s'organisent tant bien que mal. Hélas, ces efforts n'éviteront pas que le 25 février, ils doivent abandonner aux mains ennemies le fort de Douaumont.

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Les attaques vont se poursuivre ainsi sans répit durant dix mois ! Des parcelles de terrain qui, à peine reconquises aux prix d'efforts surhumains, de luttes infernales contre les lance-flammes et les terrifiantes bombes allemandes au phosgène, un gaz mortel en quelques secondes, retombent inexorablement aux mains des assaillants, avant d'être reprises à nouveau, et ainsi de suite...

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On est au paroxysme d'une horreur qui ne prendra fin qu'au bout de trois cents jours et trois cents nuits, le 15 décembre 1916. Et, ce jour-là, la situation à Verdun sera alors presque celle du... 21 février 1916. Tout ça pour ça ! Tout ça au prix d'une terrible hécatombe : 714 231 morts, disparus ou blessés, 362 000 soldats français et 337 000 allemands, soit une moyenne de 70 000 victimes pour chacun des dix mois de la bataille. Avec la rotation importante des unités françaises, la « noria », deux tiers des poilus auront connu l'enfer de Verdun, la bataille la plus meurtrière des batailles de la Grande Guerre de 1914-1918, après l'offensive de la Somme.

 

Biblio. "Les poilus, leur vie quotidienne" de J-P. Soudagne - France-Loisirs, 2004.

Merci au site http://www.herodote.net et aux pages wikipédia sur le sujet.

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