Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

12/04/2015

Le macaron, péché mignon de gourmandise

On doit à Catherine de Médicis (1519-1589) de l'avoir fait connaître aux français à l'occasion de son mariage avec le Duc d’Orléans, futur roi Henri II (1519-1559). Dès son arrivée, accompagnée d'une armée de cuisiniers et de pâtissiers, elle va faire découvrir à la cour nombre de produits et de préparations italiens dont le « macaron », cette « « petite pâtisserie ronde aux amandes » décrite par Rabelais (1494-1553) dans son « Quart Livre » paru en 1552. D'ailleurs, le "Macarone" qui, en vénitien, veut dire "pâte fine", serait en fait le cousin de macaroni... Par la suite, et notamment grâce aux religieuses qui les fabriqueront dans leurs monastères, ces macarons vont se décliner en autant de variétés qu'il y a de villes dans notre pays ou presque : macarons d'Amiens, de Chartres, de Niort ou bien encore de Nancy...

 

macarons,macarons de nancy,histoire du macaron,les soeurs macarons

 

C'est dans l'abbaye Notre-Dame de la Consolation, fondée en 1625 par la très pieuse abbesse de Remiremont, Catherine de Vaudémont (1573-1648), qu'est né le macaron de Nancy. Catherine de Vaudémont est la petite fille de Catherine de Médicis et la fille du Duc de Charles III (1543-1608) et de son épouse Claude de France. Comme dans son établissement, et la plupart des communautés de cette époque, la consommation de viande est totalement interdite, les religieuses agrémentent leur quotidien en confectionnant des pâtisseries. Et parmi celles-ci, il y a les macarons ! Ces petites pâtisseries, à croûte dure, à intérieur fondant et à la belle forme craquelée, délicat mélange de blanc d’œuf, de sucre de canne et d'amandes de Provence finement broyées, auraient d'ailleurs sauvé la vie de la noble abbesse, laquelle, en raison de la « faiblesse de son estomac» s'en nourrissait exclusivement...

macarons,macarons de nancy,histoire du macaron,les soeurs macarons

A la fin du XVIIIe siècle, deux sœurs converses, Marguerite Suzanne Gaillot et Marie-Elisabeth Morlot, sont chargées de l'intendance au sein de ce couvent qui a pris le nom de l'adoration perpétuelle du Saint-Sacrement. Quand, le 5 Avril 1792, un décret supprime les congrégations religieuses, les deux sœurs trouvent refuge chez le docteur Gormand, médecin de la communauté, résidant au 10 de la rue de la Hache. Afin de subvenir à leurs besoins, elles reprennent la fabrication des macarons et les commercialisent pour la plus grande joie des Nancéens qui les surnomment rapidement « Les Sœurs Macarons ». A la mort de Marguerite, Marie-Elisabeth appelle à ses côtés sa nièce Elisabeth Muller et lui transmet le secret de fabrication du macaron. L'établissement fonctionne toujours de nos jours, au 10, rue de la Hache, rebaptisée en 1952, rue des Soeurs-Macarons.

 

macarons,macarons de nancy,histoire du macaron,les soeurs macarons

Enrichi de confitures, d’épices, de liqueurs, les coques de macaron vont être accolées deux à deux dans les années 1830. Puis, à la fin du XIXe siècle, naît le macaron parisien. Un cœur de crème au beurre ou de confiture ou compote est ajouté entre les deux coques. On le trouve dès 1880 dans le quartier de Belleville à Paris. Il est popularisé dans le Quartier latin par le salon de thé Pons, aujourd'hui disparu, et par la maison Ladurée qui les teinte en tons pastel indiquant leur parfum.

 

Biblio. «Les macarons de Nancy » - Historia Mai 2014 et "Le grand almanach de la France" 2015 - Métive 2014.

Merci aux pages Wikipédia et, notamment pour les images, aux sites macaron-de-nancy.com et en-lorraine.com

Les commentaires sont fermés.