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Le signe de Musset

Alfred de Musset (1810-1857), ce grand poète et dramaturge considéré comme un des plus grands écrivains romantiques français, auteur entre autres des «Caprices de Marianne » (1833), «On ne badine pas avec l'amour»(1834) et de «Lorenzaccio» (1834), a, le saviez-vous, laissé son nom à un symptôme de la maladie cardiaque qui, le 2 mai 1857, allait l'emporter.

 

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 Portrait de Musset par Charles Landelle

  

En effet, on appelle « Signe de Musset » un hochement de la tête au rythme du pouls, un des signes périphériques de l'insuffisance aortique, à savoir l'hyperpulsatilité artérielle. Alfred de Musset a lui-même noté ce signe sur lui-même dans son poème « La Nuit de mai » :   

 

Pourquoi mon cœur bat-il si vite ?

Qu'ai-je donc en moi qui s'agite

Dont je me sens épouvanté ?

Ne frappe-t-on pas à ma porte ?

 

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Musset – La nuit de Mai - Illustration d'Eugène Lami (1800-1890)

 

Amateur de morphine, de chloroforme et bien sûr d'absinthe, le soir du 1er mai 1857, après un de ces malaises dont il était coutumier, le poète aurait murmuré « Dormir, je vais enfin dormir »... avant de rendre son dernier souffle.

 

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A noter que la description de l'Insuffisance Aortique a permis à de nombreux médecins de faire passer leur nom à la postérité : le signe de Hill, le pouls bondissant de Corrigan, le signe de Muller, le pouls capillaire de Quincke, le souffle d'Austin-Flint et le double souffle intermittent de Duroziez.

 

Commentaires

  • Je réponds avec retard.

    Je suis scotché.

    Où va tu chercher tout ça ?

  • Je suis une incorrigible curieuse, voilà tout !
    Merci pour cette visite et bel été à toi !
    Cathy

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