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28/09/2014

C'est la Saint-Michel : bonne fête à eux et à tous les Normands !

Demain, 29 septembre, c'est la Saint-Michel ! Mais, le saviez-vous, c'est dès aujourd'hui qu'il faut les fêter  ! En effet, dans la liturgie chrétienne, les fêtes importantes, les « solennités », comme Noël, Pâques, les fêtes de la Vierge ou celles des grands saints, commencent par les ''premières vêpres'', office liturgique chanté la veille au soir notamment dans les monastères. Et bien que la liturgie ne commence pas la veille pour les saints dits « ordinaires'', la pratique s'est répandue de souhaiter la ''bonne fête'' dès la veille...

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Saint Michel, c'est le Saint Patron des normands ! Et c'est pourquoi la date du 29 septembre a été adoptée comme fête du peuple normand et de la Normandie !

Jadis en France, le jour de la Saint-Michel marquait la date du terme, la date à laquelle les fermiers et métayers devaient s’acquitter de leurs fermages. De la qualité de la récolte de l’année dépendaient les cours des céréales. Les montants des fermages, exprimés en général en quantité de denrées, pouvaient alors être valorisés. La saint-Michel était donc la date traditionnelle d'expiration des baux ruraux et des changements d’exploitation. De là est née l'expression « à la Saint-Michel tout le monde déménage », et l'existence de multiples foires Saint-Michel héritières des braderies associées à ces déménagements.

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Saint Michel combattant le dragon

L'archange Saint Michel, dont le nom signifierait "Qui est comme Dieu ?" (étymologiquement à la forme interrogative, de MI KA EL : qui est comme Elohim ?), est un personnage de la Bible très populaire dans la religion chrétienne. Prince de tous les bons anges, Michel, appelé "l'archange" ou ange en chef est celui qui pèsera les âmes lors du Jugement dernier et qui emmènera celles des élus au Paradis.

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Dès le IVe siècle, le culte de saint Michel est largement répandu en Orient. Il fait son apparition en Occident à la fin du Ve siècle avec l'élévation d'un premier sanctuaire à Monte Sant Angelo dans le massif du Gargano en Italie en 492. Vers l'an mil, de nombreuses chapelles et édifices lui ont été dédiés. Ils sont généralement édifiés dans des lieux élevés pour rappeler que saint Michel est le « chef » des anges. Un des plus célèbres et sûrement, foi de normande, le plus beau, est notre Mont-Saint-Michel normand.

Merci au site http://fetedesnormands.com

24/09/2014

Notre plus lointain ancêtre ressemblait-il à un gorille, un orang-outang ou un chimpanzé ?

C'est une question que ne se posent pas seulement les généalogistes ! Descendons-nous en droite ligne d'un singe ? Voici la réponse que proposait le journaliste Olivier Tosseri* dans un article publié récemment dans la revue Historia :

 

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« On sait aujourd'hui que le singe n'est pas notre grand-père mais notre cousin. Le terme « singe » comme celui de « primate » ou d'« animal », inclut l'homme.

L'image selon laquelle l'être humain descend du singe nous vient de la théorie de l'évolution de Darwin. Il publie « L'Origine des espèces par le moyen de la sélection naturelle, ou la préservation des races favorisées dans la lutte pour la vie » en 1859. On y lit que comme il naît beaucoup plus d'individus de chaque espèce qu'il n'en peut survivre et que, par conséquent, il se produit souvent une lutte pour la vie, il s'ensuit que tout être, s'il varie, même légèrement, d'une manière qui lui est profitable, dans les conditions complexes et quelquefois variables de la vie, aura une meilleure chance pour survivre et ainsi se retrouvera choisi d'une façon naturelle. En raison du principe dominant de l'hérédité, toute variété ainsi choisie aura tendance à se multiplier sous sa forme nouvelle et modifiée.

 

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Vulgarisée, cette thèse a imposé une conception gradualiste, qui voudrait que les animaux s'élèvent progressivement vers l'espèce humaine au cours de l'évolution. Il existerait ainsi des êtres intermédiaires, un chaînon manquant, entre les chimpanzés et nous. Si ce raisonnement a suscité de vifs débats, il a pourtant fini par s'imposer. À tel point qu'en 1912 un faussaire réussit à faire croire l'existence d'un tel ancêtre en assemblant des morceaux de squelettes d'homme et d'orang-outang. L'Homme de Piltdown, du nom du village anglais où il a été découvert, dupe une communauté scientifique crédule, d'autant plus naïve qu'elle y voit une source de fierté nationale : l'Empire britannique est alors à son apogée et persuadé de sa supériorité.

Cependant, si l'homme de Néandertal et l'homme de Cro-Magnon ont été découverts en Allemagne et en France, rien n'a encore été mis au jour en Grande Bretagne. Les Anglais tiennent là une formidable revanche. Mais au fil du temps, plusieurs autres ossements humains sont trouvés, et un « arbre généalogique » de l'homme se constitue. L'Homme de Piltdown, lui, ne colla pas avec cette chronologie, et son origine devient de plus en plus difficile à expliquer, avant que la supercherie ne soit définitivement prouvée dans les années 1950 grâce à la datation au carbone 14.

Mais si l'homme et le singe partagent 95% de leurs caractères génétiques et 60% de leur anatomie, les scientifiques ont renoncé à chercher un chaînon manquant. Ils privilégient désormais un ancêtre commun d'une espèce qui aurait vécu il y a 13 millions d'années. L'évolution humaine s'est donc faire de manière plus « buissonnante » que linéaire. Nous somme de la même famille que les singes, mais on s'était juste trompé de lien de parenté ».

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 *« Nous descendons en droite ligne du singe » de O. Tosseri publié dans la revue Historia.

 

21/09/2014

Mon cousin Saint-Michel, pionnier de la Nouvelle-France

XVIIe siècle au royaume de France : Les mauvaises récoltes accentuent la crise économique et la misère des sujets de sa majesté. Laissons Jean de La Bruyère (1645-1696) nous peindre le tableau des paysans français de cette époque : « L'on voit des animaux farouches répandus par la campagne, attachés à la terre qu'ils fouillent. Quand ils se lèvent sur leurs pieds, ils montrent une face humaine et en effet ils sont des hommes ! » A la vie très dure, à la peste et à la famine, s'ajoute l'accentuation de la pression fiscale. Dans tous les provinces, le mécontentement s'accentue et le peuple gronde en vain. Alors, les plus audacieux, les plus courageux aussi, n'hésitent pas, dans des conditions souvent inhumaines, à effectuer une périlleuse traversée de Atlantique pour rejoindre ce nouvel eldorado, la Nouvelle-France, où ils espèrent trouver un avenir meilleur.

Parmi ces aventuriers, il y a mon cousin, Michel Messier. Il est né vers 1641 à Vascœuil (Eure). Il est le troisième enfant d'une fratrie qui en comptera huit. La famille est très pauvre. David, son père, est homme de journée. En 1687, sur son acte de sépulture, le curé de la paroisse mentionnera « mendiant »...

 

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 Chomedey de Maisonneuve (1612-1676)

C'est sûrement en 1653, avec la grande recrue de 120 colons de Chomedey de Maisonneuve (1612-1676), que son fils Michel, âgé de 13 ans, débarque à Montréal au Canada. Loin des siens, il y retrouve cependant son oncle paternel Jacques parti peu de temps avant lui. Aussitôt, à ses côtés et comme tous les autres colons, il travaille au défrichement de cette nouvelle terre. Mais, un an plus tard, il est capturé par les Iroquois.

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Libéré l'année suivante, il achète à Charles Le Moyne le 4 novembre 1657, alors qu'il n'a que 17 ans, sa première terre de 30 arpents dite « La Provençale ». Le 25 février 1658, dans la chapelle de l'Hôtel-Dieu, en présence des notables de la ville, il épouse Anne Le Moyne, la sœur de Charles. De leur union, vont naître 12 enfants.

En 1661, le voilà une nouvelle fois capturé par les Iroquois mais cette fois il parvient à s'évader au bout de deux ans. Il poursuit son ascension sociale et acquiert aux frères Sulpiciens, le 26 novembre 1665, une terre de 30 arpents située près de celle qu'il possède déjà. Dans l'acte, Michel Messier est dit le grand Saint-Michel ! Il a 21 ans !

Sept ans plus tard, le 14 mai 1668, avec son beau-frère Jacques Le Moyne de Sainte-Marie, ils reçoivent le fief du Cap-de-la-Trinité qu'ils vont se séparer. Michel Messier quitte Montréal pour vivre sur sa Seigneurie du Cap Saint-Michel à Varennes.

Le 4 octobre 1678, il agrandit une nouvelle fois son domaine en achetant le fief de La Guillaudière adjacent au sien.

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Joseph Antoine Le Febvre de La Barre (1622-1688)

En 1684, il participe à l’expédition du gouverneur Joseph Antoine Le Febvre de La Barre (1622-1688) menée contre les Iroquois. Le 14 août, lors de la revue de l’armée faite au fort Frontenac, il est inscrit comme commandant de la barque « la Générale ». À son retour, il reçoit du gouverneur un congé de traite des fourrures pour le pays des Outaouais. Ceux-ci vivent dans la région du lac Huron, au Michigan et en Ontario, leur territoire d'origine, et aussi en Oklahoma aux États-Unis Il s’y rend l’année suivante. Auparavant, le 25 mai, il a prit la peine de rédiger son testament...

En 1692, le nouveau gouverneur, Louis de Buade, Comte de Frontenac et de Palluau (1622-1698) lui accorde un nouveau congé. Cette fois, avant son départ le 2 mai, il donne procuration à sa femme. Au cours de ce voyage, il est fait prisonnier par des Onontagués dans la région du Long-Sault. On le déclare décédé le 6 octobre 1692 lors d'une réunion du Conseil Souverain. Mais, en juillet 1693, il s'évade une nouvelle fois et parvient à rentrer à Montréal.

Ce pionnier qui avait participé activement à la défense de la colonie, au défrichement de la terre et à la traite des fourrures, et qui s'éteignit à l'âge de 85 ans, le 3 novembre 1725, est mon cousin à la 10 génération. Nos ancêtres communs : David Messier dit Blondelet (1610-1687), homme de journée, mon sosa 3690 x (marié) vers 1640 à Marie Marguerite Bar (1615-1676) ont eu 8 enfants dont : 

> un fils, Michel Messier dit Sieur de Saint-Michel (1641-1725).

> une fille, Marie (mon sosa 1845), (1645-1698) qui a épousé vers 1674 Pierre Ravette (1645-1698) > Pierre Ravette (1678-1721) x à Boos (76) le 19 janvier 1703 à Marie Catherine Saint-Pierre (1664-1729) > Marie Ravette (1704-1756) x à Boos (76) le 10 février 1727 à Gabriel Delaplace (1702-1764) > Jacques Delaplace, toilier, (1730-1789) x à Boos (76) le 22 octobre 1765 à Marie Anne Angélique Tinel (1742-1818) > Marie Catherine Delaplace (1767-1852) x à Boos (76), le 8 janvier 1793 à Jean Baptiste Moriquet, boucher, (1760-1812) > Marie Elizabeth Antoinette Moriquet, toilière, (1802-1857) x à Boos (76) le 26 avril 1820 à Jacques Désiré Bénard, marchand boucher (1797-1820) > Jean Désiré Bénard , marchand boucher, (1820-1895) x à Boos (76), le 20 avril 1846 à Catherine Thérèse Victorine Desmare (1825-1879) > Paul Abert Bénard (1861-1951), mon arrière grand-père.

 

Biblio. Texte de Claude Perrault  (modifé par Jean-Jacques Messier) – Université de Toronto.