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17/09/2014

Nicolas Poussin, « Peintre des gens d'esprit »

Sur son célèbre tableau peint en 1650, intitulé « Portrait de l'artiste », on peut voir sur la droite, une inscription solennelle qui rappelle les origines de celui dont la richesse des compositions et la beauté des expressions lui vaudront le surnom flatteur de « Peintre des gens d'esprit ». Car, c'est bien en Normandie que naquit Nicolas Poussin, le 15 juin 1594, dans une petite ferme du hameau de Villers, sur les hauteurs des Andelys (Eure). Son père Jean venait de Soissons. Soldat ayant pris part aux dernières campagnes militaires, c'est à la suite du siège de Vernon auquel il assistait qu'il épousa la veuve du procureur du lieu, Mairie de Laisement.

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 Nicolas Poussin (1594-1665) – Autoportrait 1650

Le jeune Nicolas découvre la peinture en 1612 quand un artiste d'Amiens, Quentin Varin, arrive dans sa ville chargé de réaliser une série de retables pour la collégiale Notre-Dame du Grand-Andelys. Le peintre l'encourage et lui donne ses premières leçons.

En désaccord avec ses parents qui lui refusent une carrière d'artiste, à 18 ans, il part pour Paris. Sans un sou en poche, il est pris en charge par un gentilhomme qui le loge et l'aide à faire ses premiers pas dans ce monde.

Alors qu'il commence à se faire un nom, il quitte la capitale pour Rome où il arrive en 1624 et où il épouse en 1630 la fille d'un cuisinier français. En quelques années, il devient le peintre le plus recherché de la ville éternelle! Il y réalise plusieurs de ses œuvres comme le « Massacre des innocents » qui marque un tournant dans sa carrière fulgurante et surtout « Le martyre de Saint-Erasme » qui prendra place à St-Pierre de Rome. Ordre, clarté, simplicité, Nicolas Poussin incarne le classicisme dans cette peinture du XVIIe siècle.

 

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 Le martyre de Saint-Erasme

Rappelé en France à la fin de l'année 1640, il est promu premier peintre du roi dès l'année suivante. Mais il souffre de l'absence de sa femme demeurée à Rome. En septembre 1642, il choisit de rompre avec la cour de Louis XIII qui le glorifie sans l'inspirer et regagne Rome où il arrive le 5 novembre suivant. Dès lors, il n'en bougera plus ! Il peint des œuvres méditatives et spirituelles, des épisodes bibliques, de beaux paysages aussi comme ce tableau intitulé les « Quatre Saisons » qu'il considère comme son « testament artistique et spirituel ».

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 Nicolas Poussin, L'Eté (c. 1660), Musée du Louvre, Paris. D.R.

A sa mort, le 19 novembre 1665, il laisse une œuvre monumentale : plus de deux cents peinture dont un quart conservé en France et près de quatre cent cinquante dessins.

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