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11/06/2013

Recette médicinale de l’Eau de Dalibour

L’eau ou la pommade de Dalibour sont des préparations dermatologiques hydratantes et antiseptiques employées toujours de nos jours en traitement d’appoint lors d’infections cutanées bénignes.

Cette solution tient son nom de Jacques Dalibour, reçu maître chirurgien à Paris en 1677. L’homme, qui deviendra major de la Compagnie des Gens d’Armes de la Garde Royale, a été formé auprès de la Confrérie de Saint-Cosme et de Saint-Damien, première association professionnelle de chirurgiens en France mise en place par Saint-Louis (1214-1270).

Jacques Dalibour.jpg

 Jacques Dalibour, décédé en 1735.

 

Auparavant, à la différence de la profession de médecin qui requérait une formation, celle de chirurgien, comme celle de barbier, était considérée comme un simple métier manuel  s’apprenant « sur le tas ».

Grâce à l’initiative de Saint-Louis, on distingue désormais les chirurgiens dits « de robe longue » qui, formés avant d’exercer, doivent se soumettre à un examen devant leurs pairs et les chirurgiens dits « de robe courte », les barbiers, à qui on ne confie plus que des interventions minimes.  

COME ET DAMIEN.jpg

 Saint Côme et Saint Damien

 

Ce n’est qu’en 1741, soit 6 ans après la mort de Jacques Dalibour, que le vétérinaire François Alexandre de Garsault (1693-1778) dévoilera la première formule connue de ce qu’il nomme « Eau d’Alibour ou Eau de merveille ». La voici, telle que découverte dans les fonds privés des Archives de l’Eure. 

ALIBOUR.JPG

 « Eau d’Alibourg pour toutes sortes de playes excepté celles de la teste, c'est-à-dire qu’il ne faut point absolument en metre aux playes de la teste. Alun, Salermoniac, Tutie, Vitriol bleu, Verd de gris, de chacun un gros. Il faut faire pulvériser le tout et le metre dans deux ports d’eau de fontaine.

Nota qu’il faut séparément bien délayer le verd de gris en le metant dans l’eau parce quj’il est très dificile à fondre.

Par-dessus ce que dessus il faut metre une coquille d’œuf que vous aurés auparavant broyé dans la main.

Usage. On en lave la playe et ensuite on y met une compresse bien imbibée dans lad. Eau dessus la playe. On en peut mettre 3 ou 4 fois par jour plus ou moins.

Pour la bruslure, prenés une once d’alun de Rome que vous ferés dissoudre dans une pinte d’eau et en lavés la playe souvent en metant une compresse imbibée dessus la playe ; cette eau empêche la cloche de venir et s’il y en a une de venue elle la dissipe mais il ne faut pas crever la vessie. »

 

Biblio. « L’Eure et son passé. Recettes médicinales du XVIe au XIXe siècles » Académie Paléographique de l’Eure – Evreux 1986 »

Merci au site : adessertenne.pagesperso-orange.fr/alibour_ou_l_eau_de_merveille.

Commentaires

Bonjour,
Suite à notre rencontre généalogique du 15 juin au château de Miromesnil ,j'ai consulté votre site.
Bravo pour vos recherches!
Grâce à vos informations,j'ai beaucoup appris concernant certains personnages ou noms connus dont j'ignorais l'origine normande.
De plus votre blog est agrémenté de gravures ,ce qui complète bien vos articles.
J'ai mis votre site en "marque- page" afin de le visiter régulièrement.
Longue vie à "Passion généalogie"!
Bien cordialement.
Christine

Écrit par : Christine | 21/06/2013

Merci Christine, merci pour votre visite et vos encouragements.
Bonne lecture et au plaisir de se revoir lors d'une prochaine rencontre généalogique.
Cordialement,
Cathy

Écrit par : Cathy | 22/06/2013

Bonjour, bonsoir chère Madame,
Captivé par ce document sur l'eau de Dalibour, je l'ai également été par son auteur. De Garsault s'est intéressé à des sujets extrêmement variés, et ses nombreuses publications en témoignent : son Notionnaire est une véritable encyclopédie en un volume. Vous indiquez que le manuscrit reproduit provient des Archives de l'Eure. Pourriez-vous m'indiquer précisément comment examiner l'ensemble des documents conservés ? Avec mes remerciements et mes salutations cordiales et sincères. Roger Bour

Écrit par : Roger Bour | 11/10/2013

Bonjour !
J'ai déniché l'ouvrage cité sur un marché aux livres. Il s'agit du volume 2. Je ne suis malheureusement pas en possession du volume 1. Je pense qu'ils sont tous les deux consultables aux Archives Départementales de l'Eure à Evreux.
Cordialement,
Cathy

Écrit par : Cathy | 13/10/2013

Bonsoir Cathy,
Merci pour votre réponse. Vous parlez d'un ouvrage imprimé, ou de manuscrits ? Je ne connaissais que la "recette" de l'eau de Dalibour donnée par Garsault dans "Le nouveau Parfait Maréchal" (1741 p. 506), qui est différente. Quelle est vous l'origine du manuscrit présenté ?
Avec mes encouragements pour ce site passionnant et mes cordiales salutations,
Roger

Écrit par : Roger Bour | 17/10/2013

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