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14/04/2013

Ça s'est passé en Avril 1770...

Le mercredi de la Semaine sainte. Le mercredi 11 avril. Mozart (1756-1791) n’a pas encore 14 ans. Pourtant, voila déjà plusieurs années qu’il se produit devant toutes les cours d’Europe. Il a joué devant le roi de France, celui d’Angleterre et l’empereur d’Autriche. Toujours avec le même talent, toujours avec la même bonne humeur. 

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Cette fois, le jeune prodige est à Rome où, avec son père, ils assistent au Miserere du compositeur italien Grégorio Allegri (1582-1652). L’œuvre musicale, chantée a capella, a été écrite en  1638 pour être jouée uniquement et exclusivement dans la chapelle Sixtine lors des matines du mercredi et vendredi de la Semaine sainte. Le pape Urbain VIII (1568-1644), qui l’entendit pour la première fois le 12 avril 1639, en était paraît-il tellement épris qu’il avait interdit à quiconque de jouer cette œuvre hors de la chapelle sous peine d’excommunication !

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Pourtant, à peine rentré chez lui, le jeune Wolfgang Amadeus s’empresse de retranscrire de mémoire les neuf voix de l’œuvre qu’il vient d’entendre. Le vendredi suivant, le 13 avril,  il revient s'imprégner une  nouvelle fois de l’œuvre sacrée. Il complète ensuite son travail d'écriture. L'année suivante, son Miserere est publié à Londres.

Bien sûr, il est accusé d’avoir volé la précieuse partition ! Comment pourrait-il en être autrement ? Comment imaginer qu’un jeune de son âge puisse, en si peu d'écoutes, réécrire ce chef d'oeuvre ? 

 

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Averti de la prouesse, le pape Clément XIV (1705-1774) se contente quant à lui d’exprimer son admiration et, loin de prononcer l’excommunication du jeune génie, le nomme Chevalier de l’Epéron d’Or.

 

 Biblio. "Etonnantes histoires de France et de Navarre" de D. Appriou - Larousse 2013.

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