13/03/2013

La Micheline d'André en Normandie

Né à Paris le 15 janvier 1853, son nom, celui d’une importante et célèbre famille d’industriels, est associé à un guide, à des pneumatiques et à un autorail léger qui deviendra le générique de beaucoup d’autres. C’est en effet à André Michelin que l’on doit le fameux Guide Michelin créé en 1900 et les fameuses cartes de France « en accordéon » lancées en 1910. Mais il est aussi le père de la micheline !

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C'est en 1891 que cet ingénieur centralien se lance dans la fabrication des pneumatiques en fondant, avec son frère Edouard, la Société Michelin et Cie.

 

Dans les années 30, il y met au point un autorail, dont les roues, équipées de pneus creux spéciaux, vont assurer un bien meilleur confort aux voyageurs. Son idée est simple : seul le pneumatique est posé sur les rails tandis qu’un flasque en acier maintient la roue sur la voie. Pour alléger au maximum le véhicule, il utilise des techniques venues notamment de l’aviation, comme le duralumin riveté pour fabriquer la caisse.

Agé de 78 ans, André Michelin décède le 4 avril 1931. C’est son fils Marcel qui reprend le flambeau et assure la promotion de l’engin conçu par son père et baptisé tout naturellement "micheline".  

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La micheline n°5 

 

Cinq mois plus tard, le 10 septembre 1931, c’est le voyage inaugural. La direction de la Compagnie des chemins de fer a convié le Tout-Paris de l’automobile au premier voyage sur la ligne Paris-Deauville du prototype de l’automotrice sur rails, la micheline n°5.

 

Dans la cabine de pilotage, Marcel Michelin a pris les commandes pendant un instant afin de vérifier la fiabilité de l’équipement en gomme. Les 10 places réservées aux passagers sont occupées notamment par André Citroën et Marc Birkigt, le directeur d’Hispano-Suiza.  La micheline, partie pour un voyage aller-retour de la gare Saint-Lazare à 10H30, entre en gare de Deauville à 12h44 après avoir parcouru 219,2 km en 2 heures 14 à une moyenne de 107 km/h !

L’année suivante fut mise en service la  micheline type 11 de 24 places qui avait l’apparence d’un véhicule routier, sorte d’autocar doté d’un semi-remorque. 

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 La micheline type 11

 

D’autres modèles vont dès lors se succéder et circuler sur les rails de France et d’ailleurs, notamment aux Etats-Unis, et ce jusqu’à la moitié du XXe siècle.

 

 

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 La micheline type 22

 

Biblio. « Deauville - Chronique d’une ville » de J. Pessis – Ed. Chronique Dargaud 2005

Merci aux pages Wikipédia sur le sujet

 

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