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18/11/2012

La lavallière de la jolie duchesse

Quand on pense « lavallière », on a en tête ce foulard large et souple, noué en large nœud papillon formant deux coques tombantes et deux rubans libres, que les femmes arboraient fièrement  dès la fin du XVIIIème siècle.

 

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L’une des premières à porter cette cravate fut Louise de La Vallière. Elle va, involontairement, donner son nom à cette fantaisie qu’elle porte au XVIIe siècle avec beaucoup de grâce.

Louise Françoise de La Baume le Blanc, duchesse de La Vallière, (1644-1710) est en 1661 une jeune femme blonde, aux yeux pétillants et au charme fou malgré une légère claudication, souvenir d’une chute de cheval. 

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 Louise Françoise de La Baume le Blanc, duchesse de La Vallière, (1644-1710)

 

Demoiselle d’honneur dans la Maison d’Henriette d’Angleterre (1644-1670), dite Madame, première épouse de Monsieur, frère du roi, sa rencontre avec le jeune roi Louis XIV (1638-1715) répond à une stratégie, celle dite du paravent. Le roi, qui est amoureux de Madame, doit donner le change en feignant de courtiser Louise afin que l’attention de la Cour ne se porte plus sur son idylle naissance avec sa belle-soeur. Mais c’était sans compter sur Cupidon : le roi tombe réellement amoureux de Louise. Il est conquis par ses talents d’écuyère et de Diane chasseresse, sa modestie, son goût pour la musique et le chant, sa façon de danser, mais aussi ses connaissances livresques et littéraires… Tout en elle lui plaît ! De son côté, la jeune femme aime sincèrement le fringant souverain de 23 ans. Ils vivent alors une très grande histoire d'amour et auront 4 enfants ensemble dont deux seront  légitimés.  

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 Le roi Louis XIV (1638-1715)

 

Alors, quand en 1667 le roi, après l’avoir élevée au rang de Duchesse de Vaujours, se détourne d’elle au profit de la Marquise de Montespan (1640-1707),  la discrète Louise est anéantie. Elle décide de quitter la cour où elle a passé 13 ans et de se faire religieuse. Devenue Louise de la Miséricorde, elle meurt le 6 juin 1670 et est inhumée dans le cimetière de son couvent parisien des Carmélites. Sa prieure écrivit "Elle a été l'un des plus parfaits modèles de pénitence que Dieu ait fait voir de nos jours."

Ce sont les artistes peintres qui, deux siècles plus tard, se mettant à porter eux aussi cet ornement vestimentaire, vont le qualifier du nom de la duchesse à qui il seyait si bien ! 

 

Photo : Merci au site http://www.alittlemarket.com/boutique/les_robes_d_antoinette-

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