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29/08/2012

Le trésor écologique de la Vallée de la Durdent

La Durdent est un petit fleuve côtier haut-normand qui prend sa source près de Héricourt-en-Caux et se jette dans la Manche au niveau de Veulettes-sur-Mer (Seine-Maritime). Long de 24 km, son cours pentu et son débit régulier a attiré nombre de moulins (il en reste encore 52 !) qui longtemps ont produit l’énergie nécessaire aux filatures, minoteries, tanneries ou autres fabriques d’huile ou d’encre venues s’installer au XIXe siècle dans cette vallée  active au commerce florissant.  

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                                   Vieux moulin sur la Durdent - Héricourt-en-Caux (Seine-Maritime)

 

Mais savez-vous, qu’outre les roues de ces moulins dont certains datent du XVIe siècle, cette vallée présente un autre intérêt, cette fois sur le plan écologique ?

Elle abrite de nombreuses espèces de chauves-souris comme la très rare barbastelle, le grand et le petit rhinolophe ou le grand murin, toutes très menacées dans l’ouest de la France. Quant aux oreillards roux et aux vespertilions de Daubenton, ils y abondent. 

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Couple de Rhinolophes

 

On dénombre 1200 espèces de chauves-souris dans le monde, 34 espèces en France dont 21 chez nous, en Normandie !  

 

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Longtemps persécutées à cause de leurs prétendus maléfices, toutes les espèces de chauves-souris présentes en France sont aujourd’hui protégées et ce depuis 1981.Véritable richesse naturelle, chacune d’elle consomme en moyenne en une nuit la moitié de son poids en insectes soit environ 3000 moustiques : le plus naturel des insecticides en somme !

 

Biblio : Normandie – 500 coups de cœur  de M. Le Goaziou et M-C. Colignon – Ed. Ouest-France 2011

Merci aux pages Wikipédia sur le sujet.

 

25/08/2012

Richard-Lenoir : deux normands et un grand nom

Boulevard Richard-Lenoir : tous les maigretphiles (dont je suis) connaissent l’adresse parisienne du célèbre commissaire de Simenon. Mais saviez-vous que Richard-Lenoir est en fait le patronyme de deux normands ? 

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François Richard, le premier, est né dans le département du Calvados, à Epinay-sur-Odon, le 16 avril 1765.

Fils de fermier, doté d’un vif esprit, doué pour la spéculation, il débute comme domestique à Rouen puis s’installe dès 1783 à Paris en qualité de garçon de café. Econome, un peu fraudeur, malgré quelques démêlés avec la justice, il réussit grâce à des placements chanceux et des emprunts avantageux, à devenir propriétaire à Fayl près de Nemours d’un premier domaine  

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François Richard dit "Richard-Lenoir" - (1765-1840)

 

Sa rencontre en 1797 avec un jeune négociant normand, Joseph Lenoir-Dufresne, notre second homme, né à Alençon (Orne), le 24 juin 1768 d’un père marchand de tissus dans la capitale, va sceller définitivement son destin. Les nouveaux associés ont des personnalités différentes mais complémentaires. Richard possède la hardiesse des conceptions, Lenoir la sagesse et la circonspection. Tous deux ont un sens aigu du commerce et s’apprécient beaucoup. Ils se lancent donc dans la fabrique et le négoce de coton, notamment le « basins anglais » qui fait fureur à cette époque et installent leurs premières ouvrières dans le couvent abandonné de Bon-secours, rue de Charonne. Ils y créent la première manufacture parisienne de coton qui va devenir en peu d’année l’une des plus importantes de France.  Très vite, les deux hommes développent leurs activités en dotant leurs ateliers de machines à filer, notamment la « mule jenny » d’invention anglaise. Des fabriques voient rapidement le jour en Picardie, mais aussi chez nous, à Sées, Alençon, L’Aigle et Caen.

 

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 La Mule-Jenny

 

La fortune des deux hommes, leur renom et leur crédit est à son apogée quand, en 1806, Joseph s’éteint prématurément. Avant de mourir, il a demandé à son associé de ne jamais séparer leurs deux noms. C’est ainsi que François Richard devint « Richard-Lenoir ».

Il poursuit seul le travail entrepris et va accumuler en quelques années une fortune extraordinaire et devenir l’homme le plus riche de son siècle.

Toujours à la recherche de profits supplémentaires, il se lance dans la culture du coton. Là sera son erreur. La politique fiscale menée par Napoléon,  la réunion de la Hollande à la France facilitant la circulation de marchandises anglaises vont précipiter sa ruine. Sans ressources, après avoir vendu toutes ses propriétés, ce grand industriel manufacturier qui avait occupé plus de 20 000 ouvriers, va, jusqu’à son décès à Paris, le 19 octobre 1839, vivre misérablement d’une petite pension versée par son gendre.

 

Biblio. Merci aux pages wikipédia sur le sujet.

 

22/08/2012

Poulbot père et fils

Le « Poulbot », c’est l’image sympathique du « titi parisien », un gamin de la rue, un gavroche sans barricade qui charge sa fronde de boulettes de papier mâché. Un gentil gosse qui porte tout naturellement, le saviez-vous, le nom de son père : Francisque Poulbot.   

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 Francisque Poulbot en 1913

 

L’homme est né en banlieue parisienne, à Saint-Denis, le 6 février 1879. Aîné d’une fratrie de 7 enfants, malgré des parents instituteurs, il se révèle bien plus doué pour le dessin satirique et humoristique que pour les études.

Il n’a que 17 ans quand en 1895 il ose adresser au journal « Le Pêle-Mêle » un de ses croquis au dos duquel il a écrit pompeusement « Je vous autorise à le reproduire ». Son audace est récompensée, le dessin est publié ! Dès lors, l’artiste en herbe va bombarder littéralement la presse légère de ses compositions en noir et blanc. Il s’installe à Montmartre où il trouve son inspiration dans la misère sociale des faubourgs de la capitale : femmes légères, ivrognes, sans logis, vagabonds, mais surtout ces gamins dépenaillés qui deviennent sous ses doigts des « modèles » qu’il fige d’un trait de fusain.

Avec les années, Poulbot va créer un mioche plus consensuel à l’humour plus convenu : le Poulbot est né et très vite, il va trouver une compagne, une « Poulbote ». 

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Très attaché à son quartier, Poulbot ouvrira en 1923 rue Lepic un dispensaire pour venir en aide aux enfants nécessiteux.  

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L’artiste est décédé à Paris le 16 septembre 1946 et est inhumé au cimetière de Montmartre. Figure légendaire, il ne nous a pas quitté tout à fait puisque que son « Poulbot » est devenu un nom commun !

 

Biblio. merci au site www.dionyversite.org et aux pages Wikipédia sur le sujet.