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29/07/2012

Ça s’est passé un 29 juillet…

Le 29 juillet 1890, mais l’histoire commence 2 jours plus tôt, le 27, à Auvers-sur-Oise, village situé aujourd’hui dans le département du Val d’Oise à une quarantaine de kilomètres au nord de Paris. 

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 Van Gogh – Autoportrait  

 

Vincent Van Gogh, l’artiste à l’oreille coupée, quitte le café Ravoux situé sur la grand-place du village. C’est une pension modeste où il loge depuis deux mois et où il prend ses repas. A son habitude ce jour-là, vêtu de sa veste de tâcheron, son feutre cabossé et avec au bras le grand cabas où il met tout son matériel de peintre, il prend la route du village voisin. Sur sa route, il entre dans la cour d’une ferme et, en plein champ, se tire une balle de pistolet dans la poitrine. Seulement blessé, il parvient à rentrer au soir à l’auberge et monte dans sa chambre sans alerter cependant les aubergistes qui se trouvent sur le pas de leur porte à prendre le frais et qui remarquent qu’il se tient le côté et semble souffrir. 

 

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L’auberge Ravoux à Auvers-sur-Oise

 

Un peu plus tard, le patron, entendant des gémissements, pousse la porte de la chambre de l’artiste et entre. Van Gogh est étendu sur son lit. Il lui confie, en montrant sa blessure, qu’il espère bien cette fois ne pas s’être raté. Epuisé nerveusement par son travail (il a peint avec frénésie plus de 70 toiles durant ces deux derniers mois), se sentant sûrement coupable d’être à la charge financière de son frère Théo, il refuse toute aide et meurt le surlendemain, 29 juillet 1890.  

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Acte de décès

 

Né au Pays-Bas 37 ans plus tôt, le 30 mars 1853, au presbytère parental de Groot-Zundert, village du Brabant septentrional, l’artiste commence seulement à peindre en 1880. Cette année-là, il s’installe à Bruxelles et s’inscrit aux Beaux-Arts. Il rompt tout lien avec sa famille, à l’exception de son frère Théo dont le soutien matériel et psychologique sera sans faille. Six ans plus tard, il le rejoint à Paris alors que les Impressionnistes tiennent leur dernière exposition et commencent enfin à être acceptés. A sa mort, il laisse plus de deux mille toiles et dessins d'une oeuvre empreinte de naturalisme, inspirée par l'impressionnisme et le néo-impressionnisme. Il est aujourd'hui l'un des peintres les plus connus au monde.

 

 

 

Biblio. Merci au site http://www.van-gogh.fr

 

25/07/2012

Le parc naturel régional Normandie-Maine

Troisième de nos parcs régionaux, le parc régional Normandie-Maine se situe aux confins de deux provinces historiques, la Normandie et le Maine. S’étendant sur 262 248 hectares des régions Basse-Normandie et Pays de Loire, regroupant 164 communes des départements de l’Orne, la Manche, la Mayenne et de la Sarthe, il a été créé en 1975.  

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Couvert à 25% de bois et de forêts comme la forêt domaniale des Andaines, celle d’Ecouves, de Perseigne et de Sillé, irrigué par trois cours d’eau, la Sarthe, la Mayenne et l’Orne, il offre, dans un décor particulièrement grandiose,  un patrimoine architectural riche de châteaux comme celui de Lassay (photo ci-dessous) ou le Château d’O (ma note du 28 mars 2012), et d’édifices religieux comme l’abbaye blanche de Mortain ou l’église Notre-Dame-sur-l’Eau de Domfront.

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Aux côtés de nombreux villages pittoresques comme ceux de Saint-Léonard-des-Bois ou Moulins-le-Carbonnel, celui des peintres, immortalisé par Camille Corot, Gustave Courbet ou Jean-François Millet pour ne citer qu’eux ne peut que séduire. Situé au cœur des Alpes Mancelles, dont le point culminant est seulement à 417 mètres, à 15 km d’Alençon, le village de Saint-Céneri-le-Gérei est, à ne pas douter, l’un des plus beaux villages de France.

 

Autre lieu magique, les Gorges de Villiers situées à l’extrême sud-est de la forêt des Andaines, le pays des fées, des belles et bonnes comme Mélusine de Poitou et Gisèle, mais aussi des malfaisantes comme cette Gione dont les paysans se débarrassaient en posant sur sa chaise une galetoire chauffée au rouge.  

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Point d’Alençon et point d’Argentan (ci-dessus) ont fait la réputation dentellière de ces deux cités.

 

L’industrie cidricole est un autre fleuron de ce territoire producteur de produits de qualité comme le pommeau, le cidre, le calvados et le poiré. La gastronomie n’est pas en reste : sablés et galettes notamment pour satisfaire les papilles.

 

Biblio. « Les parcs naturels régionaux de Normandie » - Pays de Normandie – n° 40 – Printemps 2003

Merci aux pages Wikipédia sur le sujet.  

21/07/2012

Le Neufchâtel, un amour de coeur !

On le dit doyen des fromages normands ! Probablement fabriqué dès le VIe siècle, il en fait mention dans des écrits de l'an 1035 et naît « officiellement » en 1543-1544 dans les comptes de l’Abbaye de Saint-Amand de Rouen où un fromage apparaît explicitement et pour la première fois sous le nom de Neufchâtel. Il est d’ailleurs probable que, dès cette époque, l’affinage était mené comme aujourd’hui dans des caves de la région naturellement riches en penicillium candidum. 

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Fabriqué au cœur des bocages du Pays de Bray, plus particulièrement aux alentours de Neufchâtel-en-Bray (Seine-Maritime), c’est un fromage à base de lait de vache cru non écrémé, à pâte molle et à croûte fleurie qui convient à tous les palais. C'est un proche cousin du Camembert par sa texture et son goût.  

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Bataille de Crecy (1436) – Enluminure tirée des Chroniques de J. Froissart

 

La légende raconte que, durant la guerre de Cent ans, lorsque Edouard III d’Angleterre (1313-1377) envahit la Normandie, voulant séduire la soldatesque anglaise, les jeunes fermières brayonnes fabriquèrent en guise de messages d’amour une pâte onctueuse à partir du lait cru de leurs vaches pour en faire de jolis cœurs de fromage. Et c’est  sous cette forme de petits cœurs nommés angelots qu’on le trouve au XVIe siècle sur les marchés de Neufchâtel-en-Bray. L’assèchement de nombreux marécages de la région, sous le règne de Louis XIV (1643-1715), associé à l’introduction de la race normande, donne à la production laitière et fromagère de cette terre, un essor important. Dès cette époque, le fromage de Neufchâtel est expédié sur les marchés de  Rouen et de Paris et exporté à l’étranger comme en Grande-Bretagne, où il est des plus réputés. L’abbé de Marolles (1600-1681) le classe d’ailleurs en bonne position dans sa liste des fromages de France les plus célèbres.  

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 La vache normande

 

C’est au XIXe siècle qu’il atteint véritablement son apogée : le Premier Consul Bonaparte (1799-1804), en visite dans la région, se voit offrir un panier de fromages normands où figurait en bonne place un Neufchâtel. A partir de 1870, la production s’intensifie avec la construction par le fermier Isidore Lefebvre d’une fromagerie à Nesle-Hodeng (Seine-Maritime) dans laquelle est moulé et affiné le caillé produit par les fermes des environs. La commercialisation industrialisée s’organise et  parmi les distributeurs figurent les grands magasins Harrods de Londres.

Si, depuis la seconde guerre mondiale, la production de ce fromage a diminué, il obtient, par décret dès 1969, l’Appellation d’Origine Contrôlée, le protégeant ainsi de toute imitation.

On peut l’apprécier bien sûr sur un plateau de fromage, en fin de repas, en casse-croûte mais aussi en cuisine.   

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Et comme d’habitude, pour tous les gourmands aux babines alléchées, voici la recette de la tarte aux carottes et au fromage de Neufchâtel*.

Pour 6 à 8 personnes, il vous faut une pâte brisée ou feuilletée, 1 kg de carottes, 100 g de crème fraîche, 200 g de fromage de Neufchâtel, 3 œufs et de la Noix de muscade.

Peler les carottes et les couper en rondelles, les faire cuire à l’eau salée ou à la vapeur pendant une vingtaine de minutes. Etaler la pâte, foncer une tourtière ou des moules individuels.

Quand les carottes sont cuites, les égoutter et les écraser en purée. Laisser dessécher sur feu doux. Ajouter à cette purée la crème, le fromage émietté et les œufs battus. Assaisonner.

Verser ce mélange sur le fond de tarte. Faire cuire à four chaud (th. 8) pendant 45 minutes en baissant la température en fin de cuisson. Servir chaud.

A noter que cette purée, pouvant être cuite en ramequins au bain-marie, peut dans ce cas accompagner une viande ou un poisson. 

 

Bon appétit !

 

* Recette extraite du livre « Le fromage de Neufchâtel, comment le déguster ? » édité par le Groupement féminin de développement agricole du Pays de Bray et publiée par la revue « Pays de Normandie »

Photos : Office du tourisme du Pays de Bray, Skyrock et Recettes de quiches.

Merci aux sites http://www.neufchatel-aoc.org, http://www.neufchatel-en-bray.com et http://www.fromages.org