Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

02/05/2012

Les cages de fer de Louis XI

En août 1472, Philippe de Commynes (1447-1511), d’origine flamande, trahira son maître Charles Le Téméraire, Duc de Bourgogne (1433-1477) pour rejoindre les rangs du Roi de France Louis XI (1423-1483) qu’il sauvera des griffes de son ennemi.  

 

COMMINES.JPG

 

Philippe de Commynes – Dessin provenant du Recueil d’Arras

 

Nommé Chambellan puis Conseiller du roi, il restera au service de celui-ci jusqu’à sa mort en 1483. Opposé à son successeur le jeune Charles VIII (1470-1498), il rejoint le Duc d’Orléans, futur Louis XII (1462-1515). Fait prisonnier, ses biens confisqués, il est emprisonné à Loches, en Touraine, de la fin janvier au début du mois de juillet 1487. Amnistié, il ralliera le service du roi Charles VIII qui l’enverra en Italie effectuer diverses missions.

 

Ses mémoires offre un témoignage unique sur la vie politique de la France et de l’Europe de la fin du XVe siècle. Il les rédige à partir de 1489 à la demande de l’Archevêque de Vienne. Dans son prologue, il déclare « qu'il s'est donné pour tâche de « mettre par mémoire » ce qu'il a connu des « faits » du roi Louis XI. »

L’extrait ci-dessous provient du livre VI dicté en  l’an 1493. Il y décrit l’horreur des conditions de détention voulues par un roi cruel.  

COMMINES3.JPG

Cage de fer ou cage ferrée – Encre de chine sur calque, 1784 (Estampes de la B.N.)

 

Des cages de fer ou de bois ne dépassant guère la taille d’un homme moyen imaginées par l’Evêque de Verdun et « les fillettes du roi », une invention allemande : des anneaux fixés au pied comme un carcan, une chaîne « grosse et pesante » avec, à son extrémité, une grosse boule de fer, d’un poids excessif. 

 

COMMINES2.JPG

« Il est vrai qu’il avait fait de rigoureuses prisons, comme cages de fer, et d’autres de bois, couvertes de plaques de fer par le dehors et par le dedans, avec terribles ferrures de quelque huit pieds de large, et de la hauteur d’un homme, et un pied plus. Le premier qui les devisa (décrivit) fut l’évêque de Verdun, qui en la première qui fut faite fut mis incontinent et y a couché quatorze ans. Plusieurs depuis l’ont maudit, et moi aussi, qui en ai tâté, sous le roi de présent, huit mois. »

 

Biblio et photos : « Les plus belles pages manuscrites de l’histoire de France » - Bibliothèque Nationale – Ed. R. Laffont Paris 1993

Merci aux pages Wikipédia sur le sujet.

Commentaires

QUI MENT ?? VOUS OU:>>>>>>>> Merci de me répondre.
Salutations.

Écrit par : MEYER JEAN | 05/05/2012

Je vous approuve pour votre éditorial. c'est un vrai exercice d'écriture. Poursuivez .

Écrit par : invité | 12/08/2014

Je vous applaudis pour votre éditorial. c'est un vrai œuvre d'écriture. Continuez .

Écrit par : invité | 12/08/2014

Les commentaires sont fermés.