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30/11/2011

"Ouin", un patronyme normand

Le patronyme « Ouin » porté par mon aïeule Aimée Ouin (v. arbre généalogique de descendance ci-dessous) est l’équivalent de « Ouen », nom de personne d’origine germanique issu d’Audowin (aud = richesse + win = ami).

On ne trouve ce nom de famille majoritairement que dans les deux départements de la Haute-Normandie, la Seine-Maritime et l'Eure, et également en Picardie, dans le département de la Somme.

Il a été popularisé par Saint-Ouen, qui fut évêque de Rouen au VIIe siècle.

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 Saint-Ouen sur le portail des Marmousets de l’ancienne abbaye Saint-Ouen de Rouen

 

Fils d’Authaire (Autharius), grand fonctionnaire royal sous Clotaire II (584-629), et de son épouse Aigue, Ouen, de son vrai nom Dadon, est né à Sancy, près de Soisson (Aisne).

Ses études achevées, il entre à la cour du roi des Francs Clothaire II peu de temps avant la mort de celui-ci, puis œuvre auprès de son successeur le roi Dagobert Ier (602/605-638/639) qui le fait Chancelier. Il s’y lie d’amitié avec Saint-Eloi (588-659), alors ministre des Finances.

 

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Saint-Eloi et Dagobert

 

A la mort du roi, tous deux quittent la cour pour entreprendre des études théologiques.

Après avoir été ordonné prêtre, Dadon fonde en 635 avec ses frères Adon et Radon l’abbaye de Rebais (Seine-et-Marne).

Comme, suite à la mort de Saint-Romain (448-525), le siège de l’archevêché de Rouen est vacant, il s’y fait élire en 639 et devient Evêque de Rouen sous le nom de Ouen (Audoenus en latin) et le restera durant quarante années pendant lesquelles il administra son diocèse avec sagesse.

Saint-Ouen, qui survécu à son ami Saint-Eloi, écrivit la vie de celui-ci. Cette biographie authentique, comprenant des informations précieuses sur la morale et l’éducation réligieuses de cette époque, est un des monuments historiques du VIIe siècle.

Il mourut le 24 août 686 à Clichy, au Palais du Roi, dont le territoire laissera place plus tard à la Ville de Saint-Ouen (Seine-St-Denis). Sa dépouille est transportée à Rouen et enterrée à l’abbaye de Saint-Pierre qui devient dès lors l’Abbaye Saint-Ouen.

Encore fort vénéré en divers endroits de notre belle province, l’église catholique romaine célèbre Saint-Ouen le 24 août.

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Abbatiale Saint-Ouen de Rouen

 

 

Biblio. « Les Saints qui guérissent en Normandie » d’H. Gancel – Ed. Ouest-France 2009

Merci aux pages Wikipèdia sur le sujet.

  

Arbre généalogique des descendance :Aimée OUIN (sosa 39), sans profession, ° 05.10.1781 à 76-St-Pierre de Franqueville, y x 22.11.1808 à Ausgustin BISET  (sosa 38), Toilier (1776-1838) → Françoise BIZET (sosa 19), ménagère, ° 03.08.1814 à 76-St-Pierre de Franqueville, y x 27.09.1837 à Jacques PELLERIN (sosa 18), Plâtrier → Lucie PELLERIN (sosa 9), Ménagère, ° 06.01.1844 à 76-St-Pierre de Franqueville, y x 27.12.1869 à Constant BOULANGé, (sosa 8), Plâtrier, (1842-1918) → Paul BOULANGé (sosa 4), mon grand-père.

26/11/2011

L'invention de Monsieur Rustin

La rustine, vous connaissez ! Mais connaissez-vous son « père » ? Louis Désiré Auguste Rustin est né à Paris le 29 février 1880.  

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 Louis Rustin (1880-1954)

 

En ce début du XXe siècle, comme nombre de ses semblables, il se passionne pour la « petite reine ». En sportif passionné, il participe à de nombreuses courses cyclistes  dont le 1er Tour de France de 1903. Or à cette époque, en raison de l’état des chaussées, on crève très souvent…

 

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C’est donc cette année là qu’il ouvre dans le 17ème arrondissement de la Capitale, rue Truffaut, une boutique atelier de réparation et rechapage en pneumatiques.

Avec son ami Paul Doumenjou, ingénieur chimiste, il s’attaque à la mise au point d’un système de réparation rapide et efficace des boyaux.

Cinq ans plus tard, en décembre 1908, avec son associé Jean Larroque, il fait breveter un  dispositif destiné à éviter l’éclatement des pneumatiques de tous les véhicules. C’est en fait une bande de cuir à coller à l’intérieur des boyaux.

Mais la grande guerre arrête là provisoirement ses recherches qu’il ne reprend qu’après sa démobilisation.

 

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En 1921, installé à Clichy,  la technique est enfin au point ! Il dépose le brevet de l’invention  et donne son nom à cette petite rondelle de caoutchouc adhésive destinée à obturer un trou dans une chambre à air : la « rustine ».

Dix ans plus tard, la société de Louis Rustin, délocalisée dans la Sarthe, fabrique près de 30 millions de rustine par mois avec un slogan immuable « Unis pour la vie ».

 

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Louis Rustin s’est éteint le 19 juin 1954. Il était toujours en activité. C’est son arrière petit-fils, Louis Rustin, qui dirige aujourd’hui l’entreprise familiale qui produit toujours sa rustine sans n’avoir rien modifié, ni l’aspect de l’emballage, ni le slogan de la marque.

 

 

Biblio. et photos : merci aux sites http://www.rustin.com, http://www.histoire-entreprises.fr, www.rustines.fr

 

23/11/2011

La mascotte des Lutins

La Normandie, vous le savez, renferme d’innombrables trésors. Certains sont insolites ! Tel ce musée de la Baleine de Luc-sur-Mer (Calvados).

L’histoire de la baleine de Luc commence le 15 janvier 1885 par une belle et froide journée d’hiver.

 

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« Y’a un monstre, là-bas, à la Brèche-du-Moulin ! » s’époumone un jeune garçon courant dans les rues de la petite cité balnéaire normande. A cette annonce, intrigués, on se rend vite sur place ! Là, sur cette belle plage de la Côte de Nacre, à l’endroit dit « Brèche du Moulin », à la limite de la commune voisine de Langrune, on constate que ledit « monstre » n’est autre qu’une baleine venue s’échouer sur le sable la nuit précédente.

 

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C’est un beau rorqual mâle de 19 mètres de long et de 12 de tour de taille qui pèse pas loin de 40 tonnes ! Très vite, le spectacle attire de nombreux curieux dont certains vont venir spécialement de Caen, profitant de la récente ligne de chemin de fer reliant les deux cités.

Une semaine plus tard, le laboratoire maritime de Luc-sur-Mer se charge de dépecer la bête et de la naturaliser. L’observation de côtes cassées atteste que le cétacé est mort d’un choc violent, probablement contre un navire, et que sa mort est due à une hémorragie interne.

 

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On récupère tout ce qui peut être utile sur l’animal, à commencer par la graisse utilisée pour la fabrication de savon.

Ensuite, faute d’abri suffisamment spacieux pour le recevoir, le squelette, soigneusement démonté et répertorié, est vendu à la Ville de Caen, où, après avoir été remonté, il est exposé dans l’ancienne église Saint-Sauveur, puis transférer, en 1927, dans une serre du jardin des Plantes.

Dix ans plus tard, en 1838, alors que la Ville de Caen envisage de le détruire, celle de Luc-sur-Mer le récupère et l’installe dans un parc près de l’Hôtel de Ville, aujourd’hui parc de la Baleine. Le cétacé devient alors la mascotte de la ville et de ses Lutins, les habitants de Luc.

 

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Une confrérie des Chevaliers de la baleine est même fondée en 1966.

En 1992, un musée, la Maison de la baleine, est inauguré. On y trouve tout ce qu’on doit savoir sur le plus gros des mammifères marins : son histoire, ses légendes, son mode de vie et de reproduction et bien entendu l’aventure de la baleine de Luc-sur-Mer !

 

Biblio. « Maison de la baleine, cétacé sur la plage » de L. Delabouglise – Pays de Normandie –N°27-

Merci aux sites www.maisondelabaleine.com et http://nouvellesduboutdumonde.over-blog.com