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26/10/2011

L'égérie normande de ce "brav'général"

Fils d’un bourgeois breton et d’une aristocrate galloise, Georges Boulanger est né le 29 avril 1837 à Rennes (35).

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 Acte de naissance de Georges Boulanger

Sa carrière militaire est exemplaire : Saint-Cyrien, il combat en Kabylie, en Italie, en Cochinchine,…  Commandant le 114e régiment d’infanterie de ligne, il participe à la répression de la Commune de Paris et en sort promu commandeur de la Légion d’honneur le 24 juin 1871. En 1884, il devient général de division et commande le corps d’occupation de Tunisie.

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 Georges Boulanger (1837-1891)

Sa carrière politique commence grâce à Georges Clemenceau, son condisciple du lycée de Nantes, qui l’impose comme ministre de la Guerre le 7 janvier 1886. Les mesures qu’il prend dès lors le rendent très vite populaire. C’est son éviction du Gouvernement Goblet en mai 1887 qui va marquer véritablement le début du « mouvement boulangiste », lequel est vécu comme une réelle menace pour la IIIe République en place. Georges Boulanger entre à la Chambre des députés le 12 juillet 1888. Les succès électoraux de son parti s’enchaînent. Le 27 Janvier 1889, il est élu à Paris. Le pouvoir et l’Elysée sont désormais à sa portée. Mais la tension est forte ! La situation est jugée suffisamment inquiétante par ses adversaires pour qu’il soit inquiété. Un mandat d’arrêt est lancé contre lui pour complot contre la sûreté de l’Etat. Alors, pour éviter une incarcération qui l’éloignerait de la femme de sa vie, il choisit très maladroitement de s’enfuir avec elle, ruinant ainsi par amour les espérances de ses plus ardents partisans.

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 Marguerite de Bonnemains (1855-1891)

La femme de sa vie, c’est la vicomtesse de Bonnemains, née Marguerite Brouzet à Saint-Vaast-la-Hougue en Normandie, dans le département de la Manche, le 19 décembre 1855. Divorcée du Vicomte Charles-Frédéric de Bonnemains, elle est devenue la maîtresse et l’égérie du Général Boulanger sur lequel elle a une influence considérable et dont elle ne veut surtout pas être séparée.

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Le 1er avril 1889, ils se rendent tous deux à Bruxelles puis en Angleterre et enfin sur l’Ile de Jersey. Mais le climat ne convient pas à Marguerite qui ne parvient pas à se remettre d’une mauvaise grippe. De retour seule à Paris, son état de santé s’aggrave. Quand les deux amants se retrouvent à Bruxelles dans un petit hôtel loué par le Général, rue Montoyer, à Ixelles, commune du quartier sud de Bruxelles, elle est au dernier degré de la phtisie. Elle meurt dans ses bras le 16 juillet 1891. Le Général est écrasé de douleur : « Je ne suis plus qu’un corps sans âme, écrit-il. Et puis, chaque nuit, je la revois, jamais malade, mais belle, resplendissante, avec son corps impeccable et son âme toute de bonté et de nobles sentiments, qui me tend les bras et me rappelle toutes ces phrases folles que le lui redisais sans cesse, et toujours en me réveillant j’ai dans l’oreille sa voix triste, résignée, qui me dit : « Je t’attends. » Et chaque jour, durant deux mois et demi, il se rend au cimetière d’Ixelles sur la tombe de sa bien-aimée, où ont été gravés ces mots « Marguerite – 19 décembre 1855 – 16 juillet 1891 – A bientôt, à bientôt ! » Le 30 septembre, c’est là qu’il choisit de se donner la mort en se tirant une balle en pleine tête.

Sur leur tombe, il avait demandé que l’on grave ces seuls mots « Marguerite –Georges – Ai-je bien pu vivre deux mois et demi sans toi ? » Clemenceau proposa quant à lui « Ci-gît le général Boulanger qui mourut comme il a vécu : en sous-lieutenant ».

Biblio. « Le général Boulanger meurt comme un « sous-lieutenant » d’A. Castelot – Historia n°596 – Août 1996

 

07:00 Publié dans HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (4)

Commentaires

Bonjour,

Le hasard m'a fait découvrir votre site. Votre site est magnifique, enrichissant, complet et très professionnel, et reflète l'immense Amour que vous éprouvez pour votre origine et la Normandie. Je n'ai que mot à vous dire, bravo !

Salutations amicales

Écrit par : Steinn | 28/10/2011

Merci pour vos encouragements. Belle journée à vous.

Écrit par : Cathy | 29/10/2011

Je vous complimente pour votre recherche. c'est un vrai exercice d'écriture. Développez .

Écrit par : MichelB | 13/08/2014

belle meunière la mère quinton les amours clandestins du général boulanger aux éditions créer 2014

Écrit par : boucheix@wanadoo.fr | 31/03/2015

Les commentaires sont fermés.