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28/09/2011

Cinq villages normands

Savez-vous ce qu’ont en commun les villages normands de Barfleur, du Bec-Hellouin, de Beuvron-en-Auge, de Lyons-la-Forêt et de Saint-Céneri-le-Gérei ?

Ils sont tous les cinq labellisés « Plus Beaux Villages de France ».

L’association « les plus beaux villages de France » est née le 6 mars 1982 de la volonté de Charles Ceyrac (1919-1998), agriculteur et homme politique, député de la Corrèze. L’ ambition de cette association est de « préserver et valoriser la qualité du patrimoine des villages pour accroître leur notoriété tout en maîtrisant leur fréquentation et en favoriser ainsi leur développement économique ».

 

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Logo de l’association

Les villages sélectionnés doivent être candidats, répondre à de nombreux et sévères critères d’adhésion et s’acquitter d’une cotisation.

Aujourd’hui, l’association compte 156 villages répartis dans 21 régions et 69 départements.

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 Le Bec-Hellouin

En Haute- Normandie, dans le département de l’Eure, deux communes s’honorent de ce label, celle du Bec-Hellouin située en Rouen et Lisieux

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 Lyons-la-Forêt

et celle de Lyons-la-Forêt, à 40 km à l’est de Rouen, dans l’une des plus belles hêtraies d’Europe.

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 Barfleur

En Basse-Normandie, elles sont trois : la commune de Barfleur dans le département de la Manche,  

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 Beuvron-en-Auge

celle de Beuvron-en-Auge, dans le département du Calvados et celle de Saint-Céneri-le-Gérei, dans le département de l’Orne.

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 Saint-Céneri-le-Gérei

 

Biblio. Merci aux Syndicats d'initiative/Offices de tournisme locaux et au site http://www.les-plus-beaux-villages-de-france.org

 

24/09/2011

Le Palais de l'Elysée ou le défi du Comte d'Evreux

Saviez-vous qu’on doit à Comte normand la réalisation d’un de nos plus prestigieux palais parisiens, le Palais de l’Elysée ?

C’est en effet le Comte d’Evreux Henri-Louis de La Tour d’Auvergne qui acheta en 1718 le terrain sur lequel il fit édifier un hôtel particulier destiné à devenir sa future résidence.

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Portrait de Louis-Henri de La Tour d’Auvergne peint par Hyacinthe Rigaud vers 1720

 

Henri-Louis de La Tour d’Auvergne, né à Paris le 2 août 1679, tenait son titre de Comte d’Evreux de son frère Emmanuel-Théodose, qui lui-même l’avait reçu de ses ancêtres.

Ce titre de Comte d’Evreux, né au temps des ducs de Normandie, fut porté pour la première fois de 996 à sa mort en 1037 par Robert le Danois, archevêque de Rouen, fils naturel de Richard Ier de Normandie, dit Richard Sans-Peur (930-996), troisième duc de Normandie.

 

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 Portrait de Claude Mollet par Michel Lasne

 

Henri-Louis de La Tour d’Auvergne avait la réputation d’un courtisan avide, au train de vie luxueux. Comme il réclamait à Philippe d’Orléans (1674-1723), régent du royaume pendant la minorité du roi Louis XV, une capitainerie des chasses à Monceaux, celui-ci, prenant un malin plaisir à se moquer de sa cour de courtisans, lui aurait répondu « J’y consens Monsieur et vous en porterai le brevet dans votre hôtel ! » Notre comte, constatant qu'il n’a pas vraiment de demeure digne de son nom, relève le défi, vend l’un de ses fiefs et acquiert un terrain d’une dizaine d’hectares au niveau de l’actuel faubourg Saint-honoré, quartier déjà considéré à l’époque comme l’un des plus beaux de la ville. Ce n'était pourtant alors qu’une plaine semée de pâturages, de cultures maraîchères et de quelques maisons au toit de chaume. 

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 Le quartier de l’Elysée en 1872

 

Le Comte d’Evreux charge l’architecte Armand-Claude Mollet (1660-1742) de la réalisation de l’ouvrage.

Les travaux de l’édifice s’étalent sur 2 années à l’issue desquelles le régent, tenant sa promesse, apporte le brevet promis à notre Comte, y ajoutant 140 toises (530 m2) de terrain.

L’hôtel d’Evreux, conçu sur les principes d’architecture en vogue du moment, est l’un des meilleurs exemples du modèle classique avec notamment un vestibule dans l’axe d’une cour d’honneur, un appartement de parade avec en son  milieu un  grand salon ouvert sur un  jardin à la française, des décors intérieurs de style Régence et des boiseries somptueuses.

A la mort du Comte, le 3 août 1753, au lendemain de son 74ème anniversaire et sans descendance, l’hôtel d’Evreux est déjà considéré comme « la plus belle maison de plaisance des environs de Paris ». Devenu ensuite propriété de Jeanne-Antoinette Poisson, nouvelle Marquise de Pompadour (1721-1764), celle-ci y entreprend d’importants travaux de transformation payés sur les caisses du royaume avant de léguer à sa mort son hôtel au roi Louis XV.

Après la révolution française, Bathilde d’Orléans, Duchesse de Bourbon (1750-1822), propriétaire des lieux, décide, pour permettre le passage du public de la cour vers les jardins, d’autoriser l’ouverture des deux arcades de part et d’autre de la porte du vestibule menant au grand salon. C’est à cette époque que l’hôtel prit son nom d’Elysée par référence à la promenade toute proche.

 

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Depuis le Maréchal Patrice de Mac Mahon (1808-1893), élu 3ème Président de la République Française en mai 1873, qui s’installe définitivement dans les lieux à partir de septembre 1874, le Palais de l’Elysée est la résidence officielle de tous les présidents de la République.

 

 

Biblio. merci aux sites www.elysee.fr et www.linternaute.com et aux pages Wikipedia sur le sujet.

08:04 Publié dans HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (1)

21/09/2011

La véritable Madame Sans Gêne !

Il y a quelques semaines, sur la scène du Théâtre Antoine de Paris, retransmis en direct sur France 2, Clémentine Célarié a exprimé avec tout le talent qu’on lui connaît le personnage de Madame Sans Gène né de l’imagination de Victorien Sardou (1831-1908) et d’Emile Moreau (1868-1950) en octobre 1893.

 

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De l’imagination ? Pas vraiment ! Les auteurs n’auraient fait que reprendre le sobriquet que Napoléon lui-même aurait attribué à l’épouse du Maréchal d’Empire François-Joseph Lefebvre (1755-1820), Catherine Hubscher (1753-1835), cette blanchisseuse au caractère bien trempé et aux manières peu protocolaires. Si cette femme, la seule paraît-il à avoir tenu tête à l’Empereur, a bien existé, elle n’était pas la véritable Madame Sans Gêne. Celle-ci s’appelait en réalité Marie Thérèse Figueur et était une femme soldat.  

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 Acte de baptême de Marie Thérèse Figueur le 17 janvier 1774 à Talmay (Côte d’Or)

 

Marie-Thérèse Figueur est née à Talmay dans le département de la Côte d’Or où elle a été baptisée le 17 janvier 1774. Son père est le meunier du village. Orpheline dès l’âge de 9 ans, confiée à un oncle militaire, elle s’engage à 19 ans, le 9 juillet 1793, sous le nom de « Sans Gêne » dans la Légion des Allobroges, unité militaire créée l’année précédente à Grenoble (Isère) et commandée par le Colonel Pinon. Au sein de ce Régiment de Dragons, elle prend part active à tous les combats de la république et de l’Empire : le siège de Toulon en 1793 et les campagnes des Pyrénées-Orientales, d’Allemagne, du Rhin, de Suisse, d’Italie et d’Espagne, d’Egypte…  

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 Miniature de l’époque attribuée à Madame la générale Carteaux

 

Blessée à deux reprises, sa carrière militaire se termine en Juillet 1812 en Espagne quant elle tombe aux mains de l’ennemi. Après avoir été conduite à Lisbonne puis en Angleterre, elle y est internée comme prisonnier de Guerre à Bolderwood dans le Comté de Hampshire.

Rentrée en France en 1814, elle épouse en Juillet 1818 un ancien soldat du nom de Clément Joseph Melchior Sutter. 

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Marie-Thérèse Figueur (1774-1861)

 

Elle décède le 4 janvier 1861 à Paris à l’Hospice des Petits-Ménages. Ses mémoires ont été publiées en 1842 sous le titre « Les campagnes de Mademoiselle Thérèse Figueur, aujourd’hui Madame veuve Sutter, ex-dragon aux 15e et 9e régiments, de 1793 à 1815, écrites sous la dictée par Saint-Germain Leduc ».

 

 

Biblio. et photos : Merci au site http://sutter2b.canalblog.com et aux pages wikipedia sur le sujet.