Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

13/08/2011

Deauville, l'élégante

C’est sans conteste la station balnéaire la plus huppée de la Côte Normande ! Et, le titre de XXIe arrondissement de Paris lui convient à merveille ! Aujourd’hui, suivez-moi, je vous emmène à Deauville, perle de la Côte Fleurie dans le département du Calvados. 

carte-routiere-deauville.gif

Au commencement était « Auevilla », « le domaine d’Avo » et jusqu’au milieu du XIXe siècle, ce n’est qu’un modeste village planté sur un coteau dominant un marais qui le sépare de la mer. Il n’est peuplé que d’une centaine d’âmes quand, en 1859, le docteur Joseph Olliffe, médecin de l’Ambassade d’Angleterre, propriétaire d’une villa à Trouville, cité balnéaire voisine et déjà renommée, tombe sous le charme de cette une vaste étendue de sable fin à perte de vue. Il s’en ouvre à son ami le Duc de Morny (1811-1865).

 

DUC MORNY.JPG

Charles Demorny dit Comte de Morny, devenu Duc de Morny

 

Ce demi-frère de Napoléon III découvre à son tour l’extraordinaire panorama : « C’est vertigineux ! Quelle immensité et quelle beauté ! Nous allons bâtir ici le royaume de l’élégance… » Bien vite en industriels novateurs et hommes d’affaires influents et avisés, ils mettent en place avec le banquier Armand Donon la plus importante spéculation immobilière de la Côte, achetant 240 hectares de terrain marécageux et inhospitaliers, lesquels, une fois drainés, seront proposés à des gens suffisamment riches pour investir dans des villas ou hôtels particuliers. Il s’agit de construire non seulement une ville qui réponde aux vœux de la société élégante qui fréquente déjà Trouville, mais une ville qui soit aussi un centre d’activités marchandes et portuaires. Pour donner de la cohérence à ce projet, l’architecte parisien Desle-François Breney dresse un plan dans « l’esprit d’invention du territoire de bord de mer » : un trapèze délimité par de larges avenues, la Touque et une digue promenade et à l’intérieur, des rues perpendiculaires et parallèles au  rivage. Tous les infrastructures sont prévues : gare, église, temple, synagogue, écoles, poste, sans oublier les hôtels, un établissement de bains, un casino, un hippodrome et même, ce qui est nouveau à l’époque, l’eau courante partout ! 

 

TP.JPG

 

L’ascension de Deauville est en marche ! Et quand la voie de chemin de fer arrive en 1863, on compte déjà plus de 250 nouvelles villas flamboyantes !  

 

FETE DES FLEURS.JPG

En dépit de difficultés et d’un ralentissement des constructions dans les années 1880, à la veille de la Guerre de 1914, le pari est réussi : Deauville est devenue « la » station balnéaire mondaine, celle qui, grâce à son casino et surtout à ses courses de chevaux, est de renommée internationale, celle qui attire régulièrement les têtes couronnées, les célébrités du monde du cinéma, de la musique, de la télévision ou de la mode, sans oublier ceux de la politique et du monde économique. 

HIER ET AJDHUI.JPG

 

Et non seulement la ville gardera cette image de luxe mais elle ne cessera de l’enrichir comme avec l’installation, en 1923, des 653 mètres de « planches » sur la promenade longeant la plage, où des milliers de touristes « ceux qui regardent » côtoient, sur fond de "Chabadabada", « ceux qui se montrent ».

 

Biblio et photos : « Deauville, chronique d’une ville » de J. Pessis – Ed. Chronique-Dargaud s.a. – 2005  et Pays-de Normandie – HS Littoral – Eté 1997 et Itinéraires de Normandie n°2 – Eté 2006.

Merci au site "Le gite de la Muchette".

Commentaires

Je vous applaudis pour votre paragraphe. c'est un vrai charge d'écriture. Poursuivez .

Écrit par : MichelB | 13/08/2014

Écrire un commentaire