17/07/2011

Fernand Léger, le paysan normand avant-gardiste

De son père, propriétaire éleveur, il hérite d’un physique qu’il qualifie lui-même de « brute magnifique » et d’un franc-parler de paysan.

Ce « Pionnier du cubisme » est né en Normandie, à Argentan dans le département de l’Orne, le 4 février 1881. 

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 Acte de naissance de Fernand Léger

 

Au décès de son père, il n'a que quatre ans. Il est élevé par sa mère, femme pieuse menant une existence tranquille. Il n’aime pas trop l’école alors, à 16 ans, doué pour le dessin, il entre comme apprenti chez un architecte d’Argentan. Son destin est en marche. Dès l’âge de 19 ans, il  monte à Paris étudier sérieusement l’architecture. Il y rencontre la peinture, celle de Paul Cézanne (1839-1906) d’abord, qui l’influencera beaucoup, mais aussi celle de Picasso (1881-1973) et de Georges Braque (1882-1963) qu’il admire.

Dès 1908, il travaille aux côtés de Modigliani (1884-1920), Laurens (1838-1921) et surtout Archipenko (1887-1964). Il pénètre le milieu artistique parisien et se lie d’amitié avec l’écrivain Blaise Cendrars (1887-1961), le romancier peintre Max Jacob (1876-1944) et le poète Guillaume Apollinaire (1880-1918). Dès l’année suivante, avec « La Couseuse », il s’ouvre au cubisme. 

 

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Fernand Léger (1881-1955)

 

La Première Guerre Mondiale, en 1914, interrompt brutalement ses premiers succès. Elle fait de lui un soldat. Blessé, il est réformé trois ans plus tard. En 1919, il se marie et choisit de rentrer dans sa Normandie natale. Il s’installe à Vernon (Eure). Sa peinture entre temps à évoluer : pour rendre hommage à la machine et à la vie urbaine, il introduit dans ses toiles des éléments mécaniques, témoins de la vie moderne qui l’entoure.   

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 « Le grand remorqueur » 1923

 

« Primitif d’un âge à venir », ainsi qu’il se définit, les années vingt lui apportent la notoriété et une certaine aisance matérielle : les commandes affluent, les expositions se succèdent, le succès est au rendez-vous. 

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 « Adieu New-York » - 1946

 

En 1940, fuyant la guerre, il s’exile à New York pour cinq ans. A son retour, il s’inscrit au Parti Communiste Français et se fait le défenseur d’idées nouvelles comme le nouveau réalisme en Art. Poursuivant sa carrière, il réalise en 1950 sa célèbre série des « Constructeurs », « La Grande Parade » et « L’hymne à la joie », "allégories bienveillantes et optimistes du monde du travail et de la vie populaire". 

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  « Les constructeurs » - 1950

 

Sur la fin de sa vie, il diversifie son art en investissant d’autres techniques et supports comme les fresques, les vitraux, les décors de théâtre, mais aussi la céramique et la sculpture.

Il s’éteint à Gif-sur-Yvette, le 17 août 1955.

Commentaires

Je vous vante pour votre éditorial. c'est un vrai état d'écriture. Poursuivez .

Écrit par : cliquez ici | 11/08/2014

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