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20/07/2011

Etretat, la plage des artistes et des écrivains

« Si j’avais à montrer la mer à un ami pour la première fois, c’est Etretat que je choisirais »

L’éloge vient d’Alphonse Karr (1808-1890) à qui Etretat, notre destination d’aujourd’hui, doit beaucoup. En effet, c’est à travers son roman « Histoire de Romain d’Etretat », que le romancier journaliste fit connaître ce lieu où lui-même se rendait souvent. 

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Quand on pense « Etretat », on a de suite à l’esprit les falaises grandioses et lumineuses   mondialement connues et fréquentées par des millions de visiteurs. Et aux pieds de celles-ci, une station balnéaire réputée notamment pour sa plage de galets polis par le temps bordant une mer d’une étonnante pureté. 

 

Falaises d'Etretat.jpg

 

L’origine de ce petit village de pêcheurs est des plus lointaines. Il existait déjà au temps des Romains. Pourtant le toponyme « Etretat » n’est ni gallo-romain, ni latin. Il s’agit plus vraisemblablement d’un nom d’origine norroise devant s’interpréter comme un nom de personne.

Le destin du Tréport faillit basculer au XVIIIe siècle quand, à la demande du roi Louis XVI (1754-1793), l’ingénieur Jacques Elie de Lamblardie (1747-1797) étudia la possibilité de construire à l’abri des deux caps d’Etretat, un port militaire venant compléter celui de Cherbourg pour la protection de la baie de Seine. Remis en 1789, le mémoire de l’ingénieur sur ce « port du Roy », fera les frais des évènements qui vont secouer le royaume. Pourtant, vingt ans plus tard, Napoléon Ier (1769-1821) relance l’idée, et un nouveau projet, fondé sur la fermeture totale de la baie, voit le jour. Il restera, et heureusement, comme le premier sans suite…

 

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 « Etretat, l’aiguille creuse » - Claude Monet - 1885

 

Et c’est finalement comme station balnéaire qu’Etretat rentrera dans l’histoire. Touché par la mode des bains de mer du XIXe siècle, le site touristique est l’œuvre à la fois d’artistes peintres comme Camille Corot (1796-1875) et Gustave Courbet (1819-1877), ou Claude Monet (1840-1926) qui y trouvent l’inspiration et le font connaître, mais aussi d’écrivains qui en tombent amoureux comme Guy de Maupassant (1850-1893) ou André Gide (1869-1951), sans oublier Maurice Leblanc (1864-1941), le père d’Arsène Lupin, lequel cacha ses trésors dans l’aiguille creuse haute de soixante dix mètres, et de célébrités comme Jacques Offenbach (1819-1880) qui y fait construire sa villa baptisée « Orphée aux enfers », du nom de son opéra-bouffe. 

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  Domicile de Maurice Leblanc, aujourd’hui transformé en musée

 

« La plage des artistes et des écrivains » devient dès lors une station fréquentée par la meilleure société. En 1852, le casino ouvre ses portes, suivi d’établissements de bains, des sociétés de régates, des tennis et un golf. La dernière décennie du Second Empire (1860-1870) est sûrement la période la plus brillante de cet Etretat mondain. Les villas de briques et de silex aux toits d’ardoises situées sur les coteaux sont toujours aujourd’hui les témoins de cette grande époque.

 

Plage Etretat.jpg

 

« Concurrencé par les plages de l’Atlantique et de la Méditerranée, de mieux en mieux reliées à Paris, Etretat va peu à peu perdre de son attrait. Mais la station a conservé de ce délaissement son charme  Belle Epoque et ses environs un côté sauvage que beaucoup de sites leur envient »*.

 

 

* « Etretat, les Portes de Caux » - Pays de Normandie – Hors Série Littoral Eté 1997.

Photos : merci au portail des Villes et Communes du Monde.

Commentaires

Génial, merci pour cet article de votre site web !

Écrit par : mutuelle santé | 05/10/2011

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