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31/08/2011

Le Tréport, perle de la Côte d'Opale

Aujourd'hui, c'est au Tréport que j'ai choisi de vous emmener. Alors, suivez-moi, vous ne serez pas déçus !

Accroché au pied de ses falaises, les plus hautes falaises de craie d’Europe, sur la rive gauche de la Bresle qui marque la frontière entre la Normandie et sa voisine la Picardie, Le Tréport est le dernier port normand à l’extrême Est de la Seine-Maritime. Cette position stratégique lui vaut d’être durant des siècles la sentinelle occidentale du Duché, la « vigie de l’Est », face au Mont-Saint-Michel, vigie de l’Ouest. De cette position aussi la ville tire son nom, issu du gallo-romain « Ulteris portum » ou « Ultris portum » qui signifie « le port qui est au-delà ». 

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Et le cœur du Tréport bat toujours au rythme des marées, car, avant d’être la station balnéaire classée que l’on connaît, Le Tréport reste avant tout un port. Un port de pêche où sont amarrés près de soixante dix navires, un port de commerce où une centaine de bateaux importent et exportent notamment des galets, un port de plaisance où plus de quatre cent anneaux sont à la disposition des visiteurs.

La station balnéaire du Tréport est d’origine aristocratique : c’est Louis-Philippe, hôte annuel du Château d’Eu voisin, qui offrira ses premières heures de gloire à cette belle plage de galets. Il y fera bâtir la première villa sur le front de mer, le pavillon d’Orléans, et y accueillera en 1843 et 1845 la Reine Victoria d’Angleterre. Très vite, la grande bourgeoisie parisienne s’y installe à son tour, aidée en cela par la mise en service de la ligne de chemin de fer Paris-Le Tréport, inaugurée en 1873, qui met « la plus jolie plage d’Europe » à trois heures et demie seulement de la capitale.  

 

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Les premiers trains de plaisir vont alors déverser tout un flot de nouveaux vacanciers désireux de profiter eux aussi des joies de la baignade. Progressivement, ces derniers chasseront les premiers… Lesquels iront bien vite se réfugier d’abord à Dieppe, puis à Deauville, jugées plus mondaines. Le mouvement populaire s’accentue encore avec les premiers congés payés de 1936 et les vraies vacances à la mer pour tous.

 

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La seconde guerre mondiale n’épargne malheureusement ni la ville, ni ses habitants. A la fin des hostilités, un bon tiers des villas du front de mer sont détruites. Les autorités de l’époque décident alors de tout raser pour tout reconstruire à neuf : les choix esthétiques qui seront faits ne feront pas vraiment l’unanimité !

 

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Aujourd’hui, la station balnéaire de 6000 habitants voit sa population tripler en période estivale. L’ambiance de kermesse qui règne alors sur les quais, notamment le Quai François Ier, est un attrait sans pareil : c’est l’image d’Epinal des premiers congés payés, le plaisir simple de n’avoir rien faire que de flâner en admirant le lent moutonnement des vagues sur les eaux turquoises, en respirant à plein poumon l’air iodé de la mer pour, le moment venu, se restaurer d’une inoubliable et délicieuse moule frite !

 

Biblio. « Les trois âges d’or du Tréport » - Pays de Normandie  n°11 – Nov-Dec 1997

Photos : merci aux sites www.ville-le-treport;fr et www.le-treport.com

 

 

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