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30/04/2011

La marmite cauchoise

Elle est en quelque sorte notre bouillabaisse à nous les Normands ! Elle est d'ailleurs tout comme elle un plat convivial : a t’on jamais vu une bouillabaisse pour deux ?

 Affiche_Caux1930.jpg

Notre marmite cauchoise a sûrement aussi une histoire mais mes recherches en ce domaine sont demeurées vaines…

Elle fait cependant partie du patrimoine gastronomique de notre région.

Alors, sans tarder, pour tous les gourmands aux babines alléchées en voici la recette*.

Pour 10 convives, il vous faut 1 ou 2 oignons hachés, 2 ou 3 tomates, 2 gousses d’ail, 1 bouquet garni, 10 petits crabes ou étrilles, 1 grondin, 1 morceau de congre, 1 merlan, 1 Saint-Pierre, 1 dorade, des croûtons grillés.

Cuisson : 10 minutes environ.

Faire revenir dans une cocotte huilée les oignons, l’ail, le bouquet garni. Laisser blondir. Ajouter l’eau bouillante salée et poivrée. Y jeter les crabes, le grondin et le congre. Attendre le retour à ébullition et laisser cuire 5 minutes. Ajouter alors le Saint-Pierre, la dorade et le merlan. Il est nécessaire que l’eau recouvre bien les poissons. Il est possible d’en rajouter pour parfaire le niveau, mais elle doit être bouillante. Laisser cuire encore 5 minutes.

Préparer une soupière et y déposer les croûtons. Retirer les poissons et les crabes du bouillon et les dresser sur un plat de service. Verser le bouillon dans la soupière et présenter le plat et la soupière en même temps sur la table. Tous les amateurs de poisson vont se régaler !

 

 

MARMITE CAUCHOISE.JPG

 

 

Bon appétit !

 

*Recette de Marguerite Ozanne publiée dans la revue « Itinéraires de Normandie » n°2 – Eté 2006.

 Affiche extraite du site  http://www.les-petites-dalles.org/Affiches/Affiches.html

 

 

27/04/2011

André Breton, un normand "théoricien amoureux de la théorie"

Visage décidé, menton en avant, le coin de la lèvre inférieure affaissé à cause de la pipe, chevelure léonine tirée en arrière, le regard fixant l'invisible, André Breton a incarné le surréalisme cinquante ans durant, malgré lui et en dépit du rejet des institutions et des honneurs constamment exprimés.

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Ecrivain, poète, essayiste et théoricien du surréalisme, il était tout cela à la fois. Et il était normand ! Il est né le 19 février 1896 au domicile de ses parents, à Tinchebray, paisible petit village de l’Orne d’environ 4600 âmes en cette fin du XIXe siècle, situé aux confins de la Manche et du Calvados.

 

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Son père, Louis, y est gendarme. Il a 29 ans. Sa mère, Marguerite est sans profession. Elle a 24 ans.

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Acte de naissance d'André Robert Breton

Unique enfant du couple et bien qu’issu d’un milieu modeste, son éducation sera rigide,  à l’instar de celle des enfants de la petite bourgeoisie catholique normande.  La famille quitte, quatre ans après sa naissance, le pays d’origine pour aller s’installer à Pantin, mais il est certain que l’inconscient d’André Breton va être nourri des fantasmes de cette ancienne terre druidique, mystérieuse et envoûtante.

Il fréquenta les plus grands comme Guillaume Apollinaire, Louis Aragon, Paul Eluard, Jean Dubuffet, Benjamin Péret, Tristan Tzara, initiateur du mouvement Dada ou encore Marcel Duchamp qui dira de lui « Je n’ai pas connu d’homme qui ait une plus grande capacité d’amour. Un plus grand pouvoir d’aimer la grandeur de la vie … Breton aimait comme un cœur bat ».

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Ce coeur s’est arrêté le 28 septembre 1966 à Paris. Enterré au cimetière des Batignolles, sur sa tombe est gravée l’épitaphe «  Je cherche l’or du temps ».

Son rôle de chef de file du mouvement surréaliste et l'importance de son oeuvre critique et théorique en matière d'écriture et d'arts plastiques notamment, en font une figure majeure de l'art et de la littérature du XXe siècle. Sa plume, superbe, hautaine, juste, est digne des plus grands écrivains normands. Ses œuvres complètes ont été publiées par Gallimard en quatre tomes dans la Bibliothèque de la Pléiade.

 

 

Biblio : L'Almanach de la Normandie de B. et C. Quétel - Larousse - Ed. J. Marseille - 2002

 

24/04/2011

Joyeuses Pâques

Le printemps

 

Des quatre saisons de l’An,

Celle que je préfère,

C’est l’annonce du Printemps !

 

Ponctuel et toujours présent,

Oui, il arrive, c’est bien lui :

Notre bel ami, le Printemps !

 

Discrètement, tout d’abord,

Mais sans jamais l’oublier,

Des mois d’hiver, il nous sort !

 

Timidement tout renaît,

Tout comme le petit enfant

Pointe le bout de son nez.

 

Aux premiers rayons du soleil,

La terre, comme endormie,

Par miracle se réveille.

 

De sa puissance magistrale,

A toute la nature,

Soudain il ouvre le bal !

 

Couverte de pâquerettes,

Rapidement la verdure

Se fait toute coquette.

 

Comblés, pleins de promesses,

Là, dans les arbres fruitiers

Les bourgeons apparaissent !

 

Dans les buissons reverdis

Piaffent et sifflent les oiseaux

Comme pour fêter l’embellie.

 

Fidèles, à tire d’ailes,

Elles arrivent, elles sont là

Nos amies les hirondelles !

 

Dans la vie en général,

Tout est plus gai et coloré :

Oh mais, quel bel éventail !

 

Fleuri, tout en couleurs,

Toi le merveilleux printemps,

Au monde tu fais le bonheur !

 

C’est la vie, c’est l’espoir,

Merci à toi belle nature

De jamais nous décevoir !

 

Après l’hiver, depuis la nuit des temps,

        C’est toujours le Printemps !        

 

 

Permettez-moi aujourd’hui de rendre hommage à ma maman Denise qui vient de fêter ses 85 printemps et qui est l’auteur de ce poème, véritable hymne à la vie.

Maman, tes vers sont magnifiques et nous sommes tous fiers de toi !

 

 

Joyeuses Pâques 1.jpg

 

 

Joyeuses Pâques à tous !