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05/03/2011

Vidocq, un honnête commerçant de Rouen

Fils de boulanger, Eugène François Vidocq est né à Arras (Pas-de-Calais), Paroissse de Saint-Géry, le 24 juillet 1775.

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Troisième enfant d’une fratrie qui en comportera 7, le jeune Vidocq se fait très tôt remarquer par sa forte taille (à 12 ans elle est celle d’un homme) et surtout par son caractère bagarreur, rusé et intrépide. Malgré les punitions, un engagement dès 1791 dans le régiment des Bourbons, sa participation à la bataille de Valmy puis à celle de Jemmapes il  s’engage progressivement dans une vie aventureuse de voleur et d’escroc entre Paris et le Nord de la France. vidocq.jpg

 

Le 27 décembre 1796, condamné par le tribunal de Douai à 8 ans de travaux forcés pour « faux en écritures publiques et authentiques », il est incorporé dans la chaîne de Brest, un groupe de forçats destiné au bagne de ce port. Dès lors et jusqu’en 1806, il va alterner séjours en prison, évasions rocambolesques, aventures amoureuses… Il vit d’escroqueries en tous genres, bouge beaucoup : Bruxelles, Arras, Paris, Lille, Douai, Cambrai, Brest et même Rouen ! Précisément au 140 de la rue Martainville.

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                                                  La rue Martainville à Rouen

Après s’être évadé une nouvelle fois en mars 1800 du bagne de Toulon, c’est à Arras qu’on le retrouve en 1803 où il vit avec sa mère du commerce de tissus. Voulant échapper une nouvelle fois à la police, il prend la fuite et arrive à Rouen. « Il fallait tromper une police d’autant plus vigilante et ombrageuse, que les communications des émigrés en Angleterre se faisaient par le littoral de la Normandie…. Je pris,  rue Martainville, un magasin de mercerie et de bonneterie, où nous faisions de si bonnes affaires, que ma mère, à qui j’avais fait sous main tenir de mes nouvelles, se décida à nous rejoindre. Pendant un an, je fus réellement heureux ; mon commerce prenait de la consistance, mes relations s’étendaient, le crédit se fondait … enfin, après tant d’orages, je me croyais arrivé au port, quand un incident que je n’avais pu prévoir fit commencer pour moi une nouvelle série de vicissitudes… Je repris le métier de marchand forain…* »

Plus pour très longtemps : en 1806, il propose ses services d’indicateur à la police de Paris. En 1811, il prend la tête de la Brigade de Sûreté dont il démissionnera une première fois en 1827 puis définitivement en 1832. Il fonde alors le Bureau de renseignements pour le commerce, la première agence française de détectives privés.

Vidocq s’est éteint à l’âge de 82 ans à son domicile parisien le 11 mai 1857 certainement des suites du choléra.

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Il eut un enterrement dit de 5ème classe, suivi comme c’est l’usage à l’époque par 100 pauvres payés 3 francs chacun. Son lieu de sépulture reste cependant encore inconnu aujourd’hui : on sait seulement que la cérémonie funèbre fut célébrée dans une totale indifférence car outre les 100 pauvres rétribués, on ne comptera pas plus de 10 personnes dans  l’Eglise Saint Denys du Saint Sacrement à Paris dans le 3ème arrondissement.

Biblio. : « Mémoires » d’Eugène-François Vidocq - 1828 – et merci aux sites  http://fr.wikisource.org et http://fvidocq.free.fr

 

Commentaires

Je vous vante pour votre paragraphe. c'est un vrai exercice d'écriture. Développez .

Écrit par : cliquez ici | 11/08/2014

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