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09/03/2011

Un normand à l’origine de l’Académie française.

Outre le fait d’être normands, qu’ont donc en commun ces personnalités du XXème siècle (de haut en bas et de gauche à droite) : l’historien Auguste Armand Ghislain Marie Joseph Nompar de Caumont, 12ème duc de La Force (1878-1961), le sociologue André Siefgried (1875-1959) le romancier André Maurois (1885-1967) et le mathématicien Louis Victor de Broglie (1892-1987) ?

 

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Eh bien, tous les quatre ont siégés à l’Académie française comme 12 autres normands avant eux dont Pierre et Thomas Corneille, Fontenelle et Bernardin de Saint-Pierre.

Et le saviez-vous, on  doit la création de cette académie également  à un normand, François le Métel de Boisrobert, abbé de Chatillon, né à Caen, le 1er août 1592 (portrait ci-dessous).

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Insomniaque chronique, Richelieu faisait fréquemment quérir « le plaisant abbé », « Le Bois » comme il l’appelait, peu conformiste et rieur, et le chargeait de le distraire en lui contant les derniers potins et ragots de la ville.

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En 1634, Boisrobert évoque devant le cardinal les activités du Cénacle de Beaux Esprits (ci-dessus) dont il fait partie et qui réunit chaque semaine chez Valentin Conrart, rue Saint-Martin, une douzaine de personnalités toutes friandes de littérature. On y échange des idées sur les affaires du temps et les belles lettres, on se consulte mutuellement sur les œuvres des uns et des autres et « on goûte ensemble ce que la société de beaux esprits et la vie raisonnable ont de plus doux et de plus charmant ».

Richelieu, très intéressé, décide de rendre officielle cette compagnie et de la transformer en société publique. C’est ainsi que va naître l’Académie française en 1635 avec pour mission de fixer «  le langage français », de le rendre pur et compréhensible pour tous, de lui donner des règles pour qu’il soit « non seulement élégant mais capable de traiter tous les arts et toutes les sciences ». Dans cet esprit, sa première mission est de composer un dictionnaire dont la première édition ne fut publiée qu’en 1694, soit 59 ans plus tard ! Boisrobert, l’un des premiers membres de cette société et aussi l’un des plus actifs, n’hésita pas à se moquer de sa lenteur dans l’élaboration de celui-ci : « Depuis six mois dessus F on travaille ; Et le destin m’aurait fort obligé, S’il m’avait dit : Tu vivras jusqu’au G. »

 

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Rassemblant en son sein poètes, romanciers, hommes de théâtre, philosophes, médecins, hommes de sciences, hommes d’églises, militaires…soit en tout 40 académiciens élus à vie par leurs pairs, qui doivent leur surnom d’immortels à la devise « A l’immortalité » figurant sur le sceau donné à l’Académie par le Cardinal de Richelieu. Leur célèbre habit vert, avec bicorne, carpe et épée, a été dessiné sous le Consulat. Ils travaillent aujourd’hui et depuis 1992 à la neuvième édition du célèbre dictionnaire !

Biblio. « L’Académie française, une belle invention du Cardinal » de Rose de Laval publié dans la revue Historia – spécial n°32

Commentaires

Je vous vante pour votre article. c'est un vrai charge d'écriture. Développez .

Écrit par : cliquez ici | 11/08/2014

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