Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

29/12/2010

Le premier vol d'hélicoptère est normand !

On le doit à Paul Cornu, normand né à Glos-la-Ferrière, près de l’Aigle, dans le département de l’Orne, le 15 juin 1881. Aîné d’une fratrie de 15 enfants, il a 9  ans quand, en 1890, sa famille s’installe à Lisieux (Calvados).

CORNU.JPG

Son père, Jules, est un manuel très habile, qui sait dessiner et qui a à son actif quelques inventions. Pour faire « bouillir la marmite », les Cornu père et fils réparent vélos et machines à coudre dans leur atelier de la rue de la Gare. Parallèlement, ils mettent au point un vélo à moteur, un tricycle à vapeur, une pendule thermique, une moto…. Sans pour autant jamais s’enrichir : ce ne sont malheureusement pas des hommes d’affaires…

C’est avec un simple Certificat d’Etudes en poche que, dès 1905, Paul Cornu va s’intéresser à l’aviation et au décollage vertical.

Seulement deux années plus tard, il va entrer dans la légende de l’aviation au même titre que Clément Ader, Louis Breguet ou Maurice Léger. Devant les notables de la ville, Il réalise le 13 novembre 1907 à Coquainvilliers près de Lisieux, le premier vol libre d’un hélicoptère de son invention.

P. CORNU 3.JPG

Ressemblant à un gros insecte, l’appareil, tout en tubes, d’un poids de 203 kilos, repose sur 4 roues et fonctionne grâce à 2 hélices horizontales de 6 mètres de diamètre entraînées par un moteur Antoinette de 24 chevaux. Ce jour-là, après plusieurs essais, à bord de son appareil, Paul Cornu atteint l’altitude d'1 mètre 50 en envol vertical libre, sans personne au sol pour le maintenir en équilibre. Son frère Jacques, qui mettait le moteur en marche, a même dû se cramponner au châssis et monter avec l’engin ! Après quoi, l’appareil retouche le sol sans dégât. Pour la première fois, une machine s’est affranchie du sol sans élan avec un homme à son bord.

P CORNU 1.JPG

Ce ne fut que quelques secondes de lévitation mais ça restera vol historique. Un saut de puce et de géant à la fois. Cette date du 13 novembre 1907 est citée dans toutes les histoires de l’aviation comme étant celle du premier vol libre d’un hélicoptère avec pilote. N’en doutons pas, il y avait du rêve d’Icare dans la trouvaille de cet ingénieux bricoleur normand de 26 ans.

P. CORNU 2.JPG

 

Après cet exploit, Paul Cornu va continuer de travailler dans son atelier en poursuivant ses expériences. Après la première guerre mondiale, il se découvre une nouvelle passion, la construction de postes de radio.

Comme un millier de Lexoviens, Il meurt victime des bombardements alliés qui, les 6 et 7 juin 1944, réduisent la ville de Lisieux à l’état de ruines. Sous les décombres ont disparu les quelques éléments de l’hélicoptère qu’il avait conservés, des plans et une grande maquette. Heureusement, une caisse de documents a été sauvée, contenant le journal manuscrit des expériences, une importante correspondance, des coupures de journaux, des articles de revues françaises et étrangères et beaucoup de photographies et de cartes postales. Sa famille les a déposés au Musée d’Art et d’ Histoire de Lisieux.

26/12/2010

Aguignettes, miettes, miettes, ...

Chez nos ancêtres les gaulois, le sixième jour de l'année celtique, soit début novembre, les druides, tout de blanc vêtus, se rendaient en forêt, armés de leur faucille d'or, couper le gui sacré qui chassait les mauvais esprits, purifiait les âmes, guérissait les corps et assurait la fécondité des troupeaux, en s'exclamant "O Ghel an Heu", soit "Que le blé lève", qui deviendra au Moyen-Age "Au gui l'an neuf".

DRUIDE ET GUI.jpg

Et c'est cette expression qui, en se déformant, a donné, en patois normand, le mot "Aguignette".

Traditionnellement dans notre belle province, le matin du Jour de l'An, les enfants allaient en joyeuse bande chanter de porte en porte, quémandant leurs "aguignettes", c'est-à-dire leurs étrennes, des friandises dont ils remplissaient leurs paniers, sans hésiter à fustiger ceux qui refusaient l'offrande sollicitée.

"Aguignette à tartelette

J'ai des miettes dans ma pouquette

Pour donner à vos poulettes

Pour qu'elles pondent des gros oeufs

Si vous les casser, vous retournerez au poulailler

Aguignolé"

De là sont nées les aguignettes, ces petits gâteaux traditionnels normands en pâte feuilletée, en forme de petites poules, lapins ou canards aux yeux en raisins secs, dorés et croustillants, que les enfants croquent à belles dents le matin du jour de l'An.

aguignettes.jpg

 

Et comme toujours, pour tous les gourmands, petits ou grands, aux babines alléchées, en voici la recette* :

Pour 5 aguignettes aux pommes, il vous faut environ 500 g de pâte feuilletée prête à l'emploi, 1 kg de pommes à cuire, 1 oeuf, de la cassonade, du sucre glace, de la cannelle ou du jus de citron, des raisins secs, de lait du beurre et du Calvados.

Mettre les raisins secs à macérer dans le Calvados. Saupoudrer le plan de travail de farine. Etaler la pâte feuilletée. Découper les formes souhaitées à l'aide d'un emporte-pièce ou d'un couteau à raison de 2 découpes par aguignette.

Laver, éplucher, évider puis couper les pommes en morceaux. Les mettre à cuire dans une casserole au fond de  laquelle on aura préalablement fait fondre une noix de beurre. Ajouter une ou deux cuillérées à soupe de cassonade, une pincée de cannelle ou un léger filet de citron. Mélanger le tout, laisser compoter à feu doux puis mettre à refroidir.

Disposer les faces intérieures des aguignettes sur une plaque à four recouverte d'un papier cuisson. Etaler la garniture sur la pâte en laissant une bande libre d'environ 1/2 cm de large sur l'ensemble du pourtour. Humidifier les bords au pinceau en utilisant soit un peu d'eau, soit un mélange d'oeuf et de lait. Appliquer la face supérieure. Souder les bords. Pratiquer 3 ou 4 petits trous avec la pointe d'un cure-dent en bois de manière à ce que la pâte ne gonfle pas trop lors de la cuisson. Pratiquer également quelques incisions, dessins ou losanges, sur la face supérieure à l'aide d'un couteau. Laisser reposer les aguignettes 1/2 h au réfrigérateur.

Puis les dorer avec un mélange d'oeuf et de sucre glace. Fixer les yeux en raisins secs. Mettre à cuire et à dorer les aguignettes pendant environ 30 mn dans un four préchauffé à 180° C. (T. 6).

Servir les aguignettes tièdes ou froides.

Aguignettes 2.jpg

 

Bon appétit !

*recette provenant du site normandie-heritage.com

24/12/2010

JOYEUX NOEL A TOUS !

NOEL 10 .JPG