Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

16/01/2011

Le chou à la mode de chez nous !

Savez-vous-planter-les-choux.jpg

A la campagne, la cuisine normande s’est longtemps accommodée de la simple soupe au chou.  Ce légume, facile et généreux, a toujours été cultivé en grandes quantités dans tous les potagers normands. Parmi les nombreuses variétés de choux, il en est un remarquable qui a bien failli disparaître. Je veux parler de ce chou tardif d’automne et de début d’hiver, largement cultivé au siècle dernier, ce chou cabus dit chou de Saint-Saëns, né au cœur du pays de Bray en Seine-Maritime, et dont un seul pied peut atteindre 1,30 mètre de diamètre et 20 kilogrammes.

CHOU ST SAENS.JPG

Classé au patrimoine de l’horticulture français, ce chou, cultivé dès le 18ème siècle, a été décrit en 1848 dans le « Petit traité pratique de culture potagère, rustique et facile » de Prévost. Avec ses larges feuilles vernissées, glauques et sa pomme légèrement pointue et lavée de violet, ce gros chou était arraché à l’automne, avant les gelées, et conservé ensuite tout l’hiver, simplement croché  la tête en bas dans la cave ou le cellier.

Si l’on en croit un vieux proverbe normand, « Une bonne soupe de choux au médecin ôte cinq sous ». Mais la feuille de chou servait aussi pour calmer les « coups » et les maux de reins. Appliquée à l’envers, attachée toute la nuit autour du pied, elle faisait tomber la fièvre. Dans l’Orne, on consommait le jus de chou, à jeun le matin, pour calmer les douleurs des ulcères à l’estomac.

Et comme d’habitude, pour tous les normands aux babines alléchées, voici une recette de potée normande traditionnelle.

POTEE NORMANDE.JPG

                                           Potée normande

Pour 4/6 personnes, il vous faut 500 g de poitrine demi-sel, 2 saucisses fumées, 4 carottes, 2  oignons, 1 beau chou vert, 4 pommes de terre, 2 clous de girofle, 5 grains de baies de genièvre, 1 litre de cidre, 4 tranches épaisses d’andouille de Vire, 350 grammes de jambonneau, 6 grains de poivre, 30 grammes de beurre normand, gros sel, sel.

Plonger la poitrine dans un faitout rempli d’eau. Porter à ébullition et cuire 45 à 60 minutes à petits bouillons. Pendant ce temps, laver et tailler le chou en quatre, peler et laver les carottes et les pommes de terre, éplucher et laver les oignons.

Plonger le chou dans une eau bouillante salée au gros sel 5 minutes. Le retirer et le rafraîchir dans une eau glacée.

Tailler les carottes en biseaux. Piquer les oignons d’un clou de girofle.

Placer l’ensemble de ces légumes, à l’exception des pommes de terre, dans une marmite. Ajouter le genièvre et le poivre en grains. Verser le cidre et compléter avec de l’eau jusqu’à immersion des légumes. Porter à ébullition et cuire à petits bouillons durant 20 minutes.

Ajouter au contenu de la marmite la poitrine, le jambonneau, les saucisses, l’andouille et les pommes de terre. Poursuivre la cuisson 30 à 40 minutes. Retirer à l’aide d’une écumoire et placer dans un plat. Couper le jambonneau en 4 morceaux.

Servir bien chaud, les légumes parsemés de beurre normand !

Bon appétit !

 

Commentaires

Bonjour,
Je suis tombé par hasard sur votre blog sur la normandie en faisant une recherche sur Charlotte Corday, mon ancêtre lointaine.
Le berceau de ma famille est la normandie mais j'habite dans le midi de la France.
Je trouve votre Blog très intéressant car il m'a appris pas mal de choses sur cette si belle région, terre de mes ancêtres.
Cordialement,
Chantal

Écrit par : Heudier chantal | 12/08/2011

Je vous complimente pour votre critique. c'est un vrai état d'écriture. Continuez .

Écrit par : MichelB | 13/08/2014

Les commentaires sont fermés.