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08/08/2010

Festival Normandie impressionniste - Millet, le cherbourgeois

La conception impressionniste du paysage n’apparut pas sans modèles précurseurs. Dès les années 1820-1830, certains artistes se rapprochent de la nature et expérimentent une peinture à la lumière du jour. Parmi eux, il y a le normand Jean-François Millet.

Aîné d’une famille nombreuse de paysans, né à Gruchy, hameau de la commune de Gréville, dans la région de la Hague, en Normandie, le 4 octobre 1814, Millet travaille dans la ferme familiale avant d’être envoyé par son père à Cherbourg en 1835 pour apprendre « le métier de peintre », l’année même où est créé un musée pour recevoir la collection Thomas Henry qu’il va copier. Plus tard, titulaire d’une bourse, il part continuer son apprentissage à l’école des Beaux-arts de Paris.

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Jean-François MILLET (1814-1875) photographié par Nadar

De retour à Cherbourg, il tombe amoureux de Pauline Ono qu’il épouse en 1841. Elle meurt trois ans plus tard d’une tuberculose. En 1853, toujours à Cherbourg, il rencontre Catherine Lemaire, une ancienne servante d’à peine 17 ans, qu’il épouse et qui lui donnera 9 enfants.

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"Pâturages près de Cherbourg" - Millet - 1872

Ce ne sont certes pas les vues du port de Cherbourg qui ont fait la renommée de Millet, bien plus célèbre pour ses scènes pastorales élégiaques et pour ses nus parfois très érotiques, mais l’homme n’oubliera jamais la leçon du Cotentin et Cherbourg demeurera la première étape d’une formation qui le conduira plus tard à Paris, dans l’atelier de Paul Delaroche.

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"L'Eglise de Gréville" - Millet - 1871-74

Il s’applique à peindre beaucoup de scènes rurales souvent poétiques comme « Des Glaneuses » en 1857 ou « L’Angélus » en 1859, peintures qui le classent dans l’influence du courant réaliste. Glorifiant l’esthétique de la paysannerie, il s’intéresse ensuite principalement aux ambiances et aux paysages.  En 1870, alors que les Prussiens envahissent la France, Millet revient vivre avec sa famille à Cherbourg. C’est à cette époque qu’il travaille davantage les jeux de lumière, la pénombre et le clair-obscur, signant ainsi un travail annonciateur de l'impressionnisme comme à travers le tableau de « L'Église de Gréville ».

Sa vie patriarcale et familiale se reflète dans la grande simplicité de ses œuvres. Et ses paysans ont souvent une sorte de grandeur sacerdotale comme s’ils étaient des prêtres au travail.

Jean-François Millet s’éteint pauvre à Barbizon (Seine-et-Marne), le 20 janvier 1875. Ce n’est qu’après sa mort que la fièvre spéculative des marchands et des amateurs s’est emparée de ses œuvres.

Commentaires

Je vous complimente pour votre paragraphe. c'est un vrai charge d'écriture. Développez .

Écrit par : cliquez ici | 11/08/2014

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