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18/08/2010

Festival Normandie impressionniste - Courbet à Etretat

Il faut marcher sur les galets de la plage ou sur le sentier des falaises pour comprendre le charme particulier d’Etretat, quelque chose de physique qui étreint le promeneur.

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« La falaise d’Etretat  après l’orage – G.Courbet - 1869

Si cet ancien village de pêcheurs est si célèbre, c’est bien sûr à cause des spectaculaires falaises de craie blanche que Maupassant comparait à un éléphant plongeant sa trompe dans la mer et qui inspirèrent à Maurice Leblanc sa fameuse « Aiguille creuse ». Pour Boudin, Courbet ou Monet, ce paysage du bout du monde fut une source d’inspiration infiniment propice aux séries.

Et il suffit de passer un week-end à Etretat pour comprendre pourquoi : le climat normand, si changeant, transforme le panorama en quelques heures, la mer d’huile peut se métamorphoser en flots tempétueux.  Monet a représenté tant de fois les falaises qu’il n’y a pratiquement pas un musée de province en France ou américain qui n’en possède pas au moins une dans ses collections !

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Gustave Courbet (1819-1877)

Issu d’une famille de propriétaires terriens, Gustave Courbet est né à Ornans près de Besançon (Doubs), le 10 juin 1819. Peintre reconnu, son premier séjour en Normandie, à Honfleur, en 1859, au cours duquel il rencontre Eugène Boudin, sera suivi de nombreux autres et notamment à Etretat qui le séduit par ses côtes, ses paysages puissants et tourmentés.

A l’été 1869, Gustave Courbet se rend une fois encore en Normandie. En l’espace de moins d’un mois, il y peint un peu plus de 20 marines. Sa composition saisit le sévère paysage dans toute son étendue : la large plage de galets précédant la fameuse roche percée avec sa caractéristique couleur d’albâtre et sa couverture de lichen.

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« La vague » - G. Courbet – 1869 -

Et si Courbet s’est "attaqué" aux falaises, il a peint aussi plusieurs versions des  puissantes vagues se cassant sur les plages d'Etretat dont la plus stupéfiante représentation  est conservée au Musée Malraux du Havre.

Ayant participé activement à la Commune de Paris et contribué à la destruction de la colonne Vendôme le 16 mai 1871 « parce qu’elle magnifie les guerres impériales », il choisit de s’exiler en Suisse où il va s’éteindre le 31 décembre 1877. Ce n’est qu’en 1919 que sa dépouille sera transférée dans son village natal.

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