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05/05/2010

L'hymne anglais serait-il en en vérité bien français ?

Ou quel est le rapport entre la fissure anale dont souffrait le Roi-Soleil et le célèbre « God save the Queen » ?

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Lorsque le souverain britannique est un homme, est utilisée la version originale de cet hymne, le « God save the King » (Que Dieu protège le Roi)  lequel proviendrait d’un motet, sorte de cantique, qui aurait été écrit et composé en France et en français pour le Roi Louis XIV !

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Publication issue d'une version ancienne dans "The Gentleman's Magazine", le 15 octobre 1745

Après avoir longtemps et beaucoup souffert, en novembre de l’année 1686, le roi Louis XIV s’est enfin décidé à se laisser opérer de sa fissure anale, c’est-à-dire qu’il va permettre à ses chirurgiens d’ouvrir sans anesthésie et à plusieurs reprises la plaie douloureuse dont il est victime pour  la nettoyer, ce qui n’était pas sans risque à l’époque ! Heureusement, un mois plus tard, en décembre 1686, lesdits médecins déclarent le roi guéri !  Madame de Brinon, supérieure de la maison royale de Saint-Louis à Saint-Cyr fondée par Madame de Maintenon, voulant remercier Dieu pour ce miracle, composa un poème à la gloire du Roi qu’elle intitula «  Grand Dieu sauve le Roi ». Pour les paroles, elle s’inspira du motet traditionnel tiré du verset 9 du psaume XX de David. Comme le texte plut à sa majesté,  Jean-Baptiste Lully fut chargé de le mettre en musique. Et par la suite, à chacune des visites du Roi à Saint-Cyr, les demoiselles chantaient pour lui l’immortel cantique !

Quelques années plus tard, en 1714, alors qu’il était en visite à Versailles, ledit cantique vint aux oreilles du musicien allemand Haendel, compositeur officiel du Roi d’Angleterre Georges Ier lequel, de retour à Londres, demande à un certain Carrey de le traduire (la version anglaise suit fidèlement la version française à un ou deux adjectifs près). Chose faite, il présente à son Roi l’œuvre ainsi anglicisée en signant également au passage la musique de son propre nom… et ce, sans y changer la moindre note ! Le chant reçoit un tel succès qu’il est joué dans toutes les cérémonies officielles où le roi est présent.

On doit cette thèse, laquelle il faut bien le dire ne fait pas l’unanimité, à Renée Caroline Victoire de Froullay de Tessé, Marquise de Créquy et à ses savoureux «  Souvenirs ».

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La Marquise de Créquy (1714-1803)

Commentaires

Je vous complimente pour votre paragraphe. c'est un vrai œuvre d'écriture. Continuez .

Écrit par : MichelB | 13/08/2014

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