Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

13/05/2010

Fontenelle, le "Bel Esprit"

"C'était le discret Fontenelle,

Qui, par les beaux-arts entouré,

Répandait sur eux à son gré

Une clarté vive et nouvelle.

.../...

D'une main légère il prenait

Le compas, la plume et la Lyre".

Voltaire

S’agissant des « Normands célèbres », on ne peut manquer d’évoquer celui, qui, avec Corneille, est sûrement l’un des plus éminents, à la fois savant, poète, auteur dramatique, moraliste et philosophe. Je veux parler de Fontenelle.

Il est né à Rouen, rue des Bons-Enfants, paroisse Saint-Vigor, le 11 février 1657.

° FONTENELLE.PNG

Son Acte de baptême

Bernard Le Bovier de Fontenelle, « bel esprit à la santé délicate », fils d’avocat et neveu des Corneille, Pierre et Thomas, par sa mère, Marthe Corneille, fait de brillantes études chez les jésuites de Rouen avant d’entrer au barreau pour plaider une seule cause qu’il perdit. Se détournant alors du droit, il décide de monter à Paris et d’y entamer une nouvelle carrière dans la littérature.

Il fréquente très tôt les salons où l’ « Esprit moderne » provoque, à partir de 1687, une importante querelle littéraire, les « Anciens » qualifiant les « Modernes » de « sans goût et sans délicatesse ».

bernard_0_le_bouyer_de_fontenelle.jpg

Si Fontenelle, chef de file des « Modernes » prend parti, c’est de façon plus philosophique. Selon lui, si les arbres qui étaient autrefois dans nos campagnes n’étaient pas plus grands que ceux d’aujourd’hui, il n’y a pas de raison pour qu’Homère, Platon ou Démosthène, ne puissent être égalés ! Il développe la thèse du progrès dans sa « Digression sur les Anciens et les Modernes » en 1688.

Cependant, il se garde bien d’arrêter la chaine du progrès à son propre siècle et c’est en cela qu’il s’inscrit comme le précurseur des philosophes du XVIIIe siècle.

Après s’être essayer sans succès à la composition dramatique, c’est dans ses vingt-quatre « Dialogues des morts » (1683) que l’écrivain qu’il est va se révéler, puis, et de façon encore plus éclatante, dans les « Entretiens sur la pluralité des mondes » (1686), ouvrage passionnant de vulgarisation scientifique qui connut un vif succès.

FONTENELLE.jpg

Son élection à l’Académie française le 23 avril 1691 puis à l’Académie des sciences en 1697 est saluée comme une victoire des « Modernes ».

Mélange subtil de littérature et de science, son œuvre va obtenir une audience considérable. « L’ignorant l’entendit, le savant l’admira » écrira de lui Voltaire poursuivant ainsi « On peut le regarder comme l’esprit le plus universel que le siècle de Louis XIV ait produit ».

Il était juste que la vie accordât à ce grand esprit presque un siècle d’existence. En effet, il meurt à Paris, le 9 janvier de l’année 1757.

 

Sa généalogie détaillée sur http://www.geneastar.org

Commentaires

Je vous félicite pour votre critique. c'est un vrai boulot d'écriture. Continuez .

Écrit par : MichelB | 13/08/2014

Les commentaires sont fermés.