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04/08/2010

René Coty, un havrais à l'Elysée

Son élection à la  Présidence de la République Française le 23 décembre 1953 transforma le Palais de l’Elysée en une maison normande et bourgeoise où la bonté de la Première Dame saura tempérer les rigueurs du protocole. Le grand économiste André Siegfried, lui-même Havrais, écrit alors : « Je crois vraiment qu’il existe, entre l’Elysée et la Normandie, un lien secret. Félix Faure, quand il fut élu député de la deuxième circonscription du Havre… Coty… c’est bien un Normand, on ne peut s’y tromper. »

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Acte de naissance de René Coty

René Coty est né au Havre le 20 mars 1882. Après une double licence de philosophie et de droit, il s’inscrit au barreau dès 1902. Deux ans plus tard, il est amené, lors d’un procès retentissant, à défendre les grévistes du port (dont l’un deux sera condamné à mort) contre les compagnies maritimes. Est-ce là le point de départ de sa carrière politique ? Toujours est-il qu’il entre au Conseil Municipal de sa ville en 1908, puis au Conseil général de la Seine-Maritime en 1919 dont il prendra très vite la présidence. Commence alors pour lui une carrière parlementaire : Député de 1923 à 1935, puis Sénateur du 1935 à 1940.

Après la guerre, en 1947, il se voit confier le portefeuille d’un ministère important, celui de la Reconstruction et de l’Urbanisme.

Puis vient ce jour de 1953 où âgé de près de 72 ans, après 13  tours de scrutin, il succède finalement à Vincent Auriol et devient le 17ème Président de la République française et le second président de la IVe République. Son septennat sera marqué par une forte instabilité ministérielle, avec six cabinets successifs. La crise du régime - pourtant anticipée par le Président qui plaide depuis plusieurs années en faveur d'une révision des institutions, culmine après la crise du 13 mai 1958 à Alger. 

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Et c'est le drame algérien, après celui de l’Indochine, qui va y mettre un terme. Craignant plus que tout la rupture de l’unité nationale, le Président Coty se prononce pour le retour au pouvoir du Général De Gaulle et lui demande de former un gouvernement de salut public. La même année, il abandonne ses fonctions présidentielles lorsque sont mises en place les nouvelles institutions de la Ve République et quitte l’Elysée le 8 janvier 1959 en déclarant « le premier des Français est désormais le premier en France ! »

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Victime d’une crise cardiaque, il s’éteint au Havre le 22 novembre 1962. C’est le général De Gaulle qui prononcera l’éloge funèbre de ce grand homme, au sens propre (il mesure 1m87 !) comme au sens figuré, cultivé et brillant orateur bien que desservi par une voix sèche et métallique. Lors d’obsèques nationales célébrées 5 jours plus tard, pour caractériser la personnalité de René Coty, le Général De Gaulle citera Jean de la Bruyère : « La modestie est au mérite ce que les ombres sont aux figures dans un tableau : elle lui donne force et relief ».

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Commentaires

Je vous approuve pour votre paragraphe. c'est un vrai état d'écriture. Poursuivez .

Écrit par : MichelB | 13/08/2014

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